Discours d'Etzer Vilaire à la mémoire des héros de l'Indépendance, de Charlemagne Péralte... 

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Friday, September 29, 2023

Pardonnez-moi, monsieur le président

Suite à l’assassinat crève-cœur du président Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021, certains lecteurs m’avaient suggéré de republier la réflexion ci-dessous que j’avais rédigée à l’arrivée de ce dernier au pouvoir en 2017. Me sentant un peu coupable suite à une intime et obsédante interrogation, quant à cette funeste prémonition, j’avais refusé de satisfaire leur demande.

Entretemps, les souvenirs insistent et persistent, d’autres camarades m’annoncent qu’ils continuent à recevoir l’article en question dans leur correspondance. Or, puisque le temps a fait son œuvre, je vous invite à lire à nouveau ce texte prémonitoire annonçant, avant l’heure X, la fin de ce grand amoureux d’Haïti qui a laissé sa peau dans la gueule de ces cannibales aux grandes dents, qui n’hésiteront point à dévorer demain leurs propres enfants…

Bonne lecture. Veuillez cliquer sur le lien ci-bas.

 MaxD.

De Zéro à Héros… Le dilemme d’un Président


Tuesday, October 20, 2020

Entrevue de Max Dorismond, auteur DES MOTS POUR CONJURER NOS MAUX

Par Alexandra Philoctète



Notice biographique en quatrième de couverture :

Max Dorismond
« Originaire de Jérémie, Haïti, Max Dorismond a toujours vogué dans les belles lettres, au temps de sa jeunesse, animant dans sa ville natale, pour le plaisir des jeunes de sa génération, d’activités sociales, littéraires, culturelles et autres. Quelques-uns de ses poèmes, mis en 
chansons, faisaient le délice de son entourage et jusqu’à nos jours. 

Après ses études classiques, il rentra à Port-au-Prince, la capitale, pour étudier en Sciences de la gestion. Quelques années plus tard, on le retrouve au pays de Jacques Cartier où il se perfectionna à l’École des Hautes Études Commerciales (HEC), une constituante de l’Université de Montréal. 

À la fin de ses études, il rentra à la Banque Fédérale de Développement du Canada (BFDI). Ensuite, il passa plus de 30 années au ministère du Revenu du Québec, à titre d’enquêteur professionnel, traquant les fraudes et évasions fiscales dans les Grandes Entreprises. » 

Depuis la retraite, Max Dorismond est surtout connu pour ses prises de position, ses nombreux articles et chroniques dans Le Nouvelliste, Haïti Connexion Culture et le Coin de Carl. Aujourd’hui, il vient de publier son premier ouvrage DES MOTS POUR CONJURER NOS MAUX que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt. 

J’ai été fort impressionnée par la richesse de cet essai dans lequel Dorismond aborde une douzaine de sujets : la religion, le monde artistique, le milieu littéraire haïtien, l’état actuel d’Haïti, l’époque de la colonisation, le royaume des rêves, la déchéance d’Haïti, la politique haïtienne et pour terminer la rédemption du peuple haïtien. 

Ce qui frappe surtout le lecteur c’est le style de l’auteur : direct et accessible à tous. 

Dans ses prises de position, Dorismond ne se contente pas de dénoncer, il apporte des suggestions voire des solutions pour l’avenir de son pays malgré une certaine nostalgie par rapport au passé. On peut être d’accord ou réfuter ce qu’il écrit, mais on ne saurait faire autrement que de lui reconnaitre une grande sensibilité et sa franchise dans la dénonciation de certains faits. D’où le livre porte bien son titre,DES MOTS POUR CONJURER NOS MAUX. 

1. AP - Max Dorismond, qu’est-ce qui a vous a porté à écrire ce livre? 

MD – 1 : Écrire pour moi est une sorte d’exutoire, une partie de ma nature. Très jeune, j’éprouvais déjà le désir de dénoncer les travers de la société occidentale, d’ouvrir les yeux de mes naïfs copains, face au complot international d’un petit groupe de pays qui s’entendait entre eux pour s’enrichir, laissant le reste de la planète à sa misère. J’avais toujours le goût de partager les trouvailles de mes lectures avec mon entourage. 

De là à extérioriser mes sentiments, synthétiser mes émotions, il n’y avait qu’un simple pas à franchir. Or, l’ambiance familiale m’avait aussi facilité la tâche. Mon père, étant un fonctionnaire au service de l’État, disposait d’une machine à écrire à la maison. En conséquence, dans mon jeune âge, encouragé par Papa, j’avais le privilège de taper dessus et de créer mes propres papiers, en commençant par des petits poèmes, des chansons, etc. Ce fut un jeu.

En grandissant sous le régime duvaliériste qui avait horreur des scribouilleurs, on se cachait pour écrire dans le noir. Car, à l’époque, certains mots tels que : Cuba, cubisme, suffisaient pour t’envoyer saluer Saint-Pierre. La prudence s’imposait. C’est ainsi que des concitadins, les gars de Haïti-Connexion d’Orlando et d’Arkansas qui se remémoraient certains souvenirs culturels, avaient réclamé mes services à la fondation de leur blog. Épris de mes articles, le public et certains amis ont réclamé un livre. C’est ainsi que je suis tombé dans la marmite.

2. AP - Est-ce l’éditeur qui a choisi l’image sur la page couverture? 

MD – 2 : Non. C’est une photo que mon épouse avait croquée sur son iPad, lors d’une exposition florale au Jardin botanique de Montréal en 2010, je crois. Par hasard, elle me l’avait proposée et j’avais acquiescé sans discussion. Le public semble l’adorer. 

3. AP - Bien que votre ouvrage soit un travail de réflexion, on découvre dans le choix des mots une certaine sensibilité même lorsque vous exprimez une grande indignation. Est-ce exact? 

MD – 3 : C’est exact. Au fond, c’est la nostalgie qui m’étreint. Vivre au pays des blancs, malgré 50 années d’exil, n’est pas une sinécure. J’ai mal dans ma peau, j’ai mal dans tout mon être de voir sombrer ce si beau pays qu’est le mien, en vivotant à l’étranger. S’entourer de beauté, de bling-bling, de gadgets, ce n’est pas la vie. C’est se bercer d’illusion ou, pour mieux l’exprimer en créole, 

« Se pete tèt nou ». Alors, un sentiment de révolte, parfois sourde, nous accable et nous incite à grimper dans les rideaux (par la pensée, bien sûr). Donc, se défouler sur une feuille blanche s’avère être un dérivatif appréciable pour cacher notre désillusion, notre trop-plein de rage, et découvrir en définitive que nos rêves se meurent lentement, au rythme de la détérioration accélérée de la terre qui avait bercé notre jeunesse. 

4. AP - Dans l’avant-propos du livre, une phrase m’a vraiment frappée, vous dites : le film de notre histoire politique, avec son cortège de meurtres sordides, d’assassinats inclassables, de haine compulsée, de trahisons inédites enlève, toute humanité, toute valeur morale à la jeunesse. Car les multiples exemples qui en découlent ne sont pas de hauts faits d’armes, mais des souvenirs séditieux pour des esprits malfaisants, détraqués par l’obsession du pouvoir, de l’argent, et que sais-je encore!

Depuis la publication de votre livre (mai 2019), la situation du pays s’est encore dégradée, on ne peut plus dire qu’on est au bord du gouffre, on est en plein dedans malgré l’aide de la diaspora. Pensez-vous que l’espoir est encore permis comme vous le souhaitez dans votre ouvrage? 

MD – 4 : À voir ce que nos aînés et nos prédécesseurs nous ont légué, nous pouvons aisément deviner l’avenir, quant à la toxicité ambiante. Or, où est passé l’esprit de sacrifice de nos héros, où sont allés les exemples de patriotisme, de fraternité qui ont été l’apanage de nos pères. L’individualisme croissant qui anime l’île aujourd’hui ne se trouve pas dans nos livres d’histoire. À beau chercher l’origine de cette contagion de maltraitance, de corruption, de couardise, nul ne peut penser à nos braves Pères qui, nous ont au contraire légué, l’esprit de sacrifice, de courage et de ténacité. Voilà la raison de mes réflexions. 

Toutefois, comme je le répète assez souvent, un pays ne meurt jamais. Nous ne faisons que passer. Par conséquent, la bévue, le mal-être, ne sont pas éternels. Donc, une prise de conscience est capitale à un moment donné pour la génération à venir. Avec la pertinence des réseaux sociaux ouverts sur le monde, avec cette jeunesse alerte et trépidante, qui ne nous ressemble nullement, nous caressons tous l’espoir de voir poindre, un jour, la rédemption d’Haïti. 

5. AP - Jérémie - Ne m’appelez plus jamais la cité des poètes - En tant que Jérémienne de naissance, j’ai été bouleversée en voyant ce titre. J’imagine qu’en tant que Jérémien cela a été difficile pour vous de parler des déboires de votre ville natale plus particulièrement des vêpres de Jérémie. Aujourd’hui, comme vous le dites si bien dans votre ouvrage, la Ville de Dumas est laissée à l’abandon et oubliée par tous les gouvernements haïtiens. Espérez-vous qu’un jour que Jérémie connaîtra une renaissance? 

MD – 5 : Tout d’abord, je suis amer en pensant aux assassinats sordides perpétrés au cœur de Jérémie par des assoiffés de pouvoir, des ignares patentés, des ignorants décorés. Ces derniers se sont laissés embobiner, labourer le cerveau et manipuler la conscience pour quelques pièces de monnaie, qui les ont dénaturés pour les conduire, toutes voiles dehors, à la porte de la déraison. Une ville divisée entre des entêtés qui ne jurent que par leur nombril. Des frères de sang dénués de toute intelligence et qui n’ont pas hésité une seconde avant de franchir le Rubicon. Hélas! 

Max et son épouse Jacqueline  dans les Laurentides
lors d'un petit déjeuner.
                                               

Et ensuite, quelle récompense avaient-ils reçue, au bout du rouleau? Presque rien. Nada! On dirait que les autres provinces les regardent comme des pestiférés, des indésirables à laisser tomber, des malfrats infréquentables et répugnants, à oublier au bord de la route. Et, en réalité, ils ont été vraiment oubliés, sur toute la ligne. 

Néanmoins, je compte sur cette faculté de la mémoire qu’est l’oubli et le facteur temps, pour stopper cette désincarnation aux fins d’effacer les affres de cette erreur innommable, tout en comptant sur la nouvelle génération pour amorcer la résurrection dans un proche avenir. 

6. AP - Le lancement de votre livre a connu un grand succès au Québec. Par la suite, il y a eu des tournées professionnelles aux États-Unis (Floride, New York, Georgie) et également en Espagne. Est-ce que vous comptez organiser d’autres lancements en Europe? 

 Lors du premier lancement au Québec ( Photo HG) 
MD – 6 : Non, je n’ai aucun projet en ce sens. Sauf si j’y suis invité. Par contre, j’ai reçu deux invitations pour un lancement en Haïti. Mais j’hésite à y mettre les pieds pour le moment. Laissons passer la caravane. On y reviendra. 

7. AP - Vous me semblez quelqu’un de très créatif, si vous deviez vous décrire en tant que personne, comment le feriez-vous? 

RÉP – 7 : Comme la plupart des individus, sortir du quotidien occupe une place de choix dans mes décisions. La médiocrité m’effraie et m’énerve. Donc, on fixe la lune pour atteindre les étoiles. Ainsi, j’ai pu réaliser la majorité des objectifs que je m’étais assignés, pour moi, pour mes filles, pour ma famille élargie et même pour ma famille de proximité. Ça a marché. 

J’ai toujours été aiguillonné par cette tendance à pousser les autres, souvent de purs étrangers, à se dépasser. C’était comme une démangeaison, une envie folle d’aider les autres dans le besoin. C’est une faiblesse, je la concède. C’est une partie de moi. Souvent, j’ai eu à me mordre le pouce pour en avoir trop fait. La reconnaissance n’est pas toujours au rendez-vous. Aujourd’hui, je mets la pédale douce, car, en prenant le train de la vie, sans nulle prudence, on peut frapper un mur. Et j’en avais frappé. Je crois que c’est le seul trait de créativité chez-moi. Après, c’est la routine habituelle : vivre la vie au jour le jour, un point c’est tout! 

Néanmoins, certaines situations dans le quotidien m’horripilent et m’obligent parfois à sortir de mes gongs, quand l’évènement dépasse le cadre de la civilité : c’est l’injustice érigée en système. Dans ces moments de dépassement, j’enfourche ma plume ou je pianote sur mon clavier aux fins de sortir de cet accès d’impatience, de cette sourde rancœur, en accouchant mes réflexions, mes « non-dits » sur une feuille blanche, d’où la compilation des articles qui ont contribué à la naissance de mon livre, « Des mots pour conjurer nos maux ». 

Le titre éponyme en veut tout dire. C’est exactement, un ensemble de non-dits, une compilation d’aigreur et d’exaspérations enfouies, que je ne pouvais contenir, sous peine d’explosion. 

Entre autres créativités concrètes, puisque c’est la question, je peux vous parler d’une application informatique que j’avais mise sur pied au temps de mes études en gestion. Au balbutiement de l’ordinateur et à l’arrivée d’Excel, j’avais utilisé l’intelligence de la machine pour introduire des formules de mathématique financière pour monter un système qui me permet d’investir de l’argent dans un actif donné et prévoir mon profit futur avant d’investir un centime. D’où l’expression que je répète souvent à mes associés, mes enfants ou amis qui réclament mes conseils : « Il faut savoir où va un dollar avant de le dépenser ». C’est un formulaire électronique qui a fait ses preuves dans la famille, dans mes investissements personnels et chez certains amis. Voilà! J’espère avoir fait œuvre utile. 

8. AP - Si je me fie à vos écrits, la politique semble tenir une place importante dans votre vie. En dénonçant l’injustice, souhaitez-vous en tant que membre de la diaspora partager un jour votre expérience et votre compétence avec nos compatriotes en Haïti? 

MD – 8 : Partager mes expériences avec les compatriotes d’Haïti! Hum, la grosse question! Au prime abord, je souligne qu’à mon âge, cette intention ne m’a jamais effleuré l’esprit, en raison des traumatismes subis, justement en Haïti. Étant un type très émotif, qu’un rien déstabilise, je ne me vois pas dans mon pays d’origine, en situation de composer avec mes congénères sur le terrain pour le bien-être de mes frères et puis rater l’objectif pour les diverses raisons appréhendées au départ, telles que la couardise, l’hypocrisie, la traîtrise, la mauvaise foi, la corruption… la liste est non-exhaustive. Pour ce, je préfère rester dans mon coin avec mon ordi pour dénoncer, critiquer et proposer des solutions. Après toutes ces années à l’extérieur, nous sommes des extravertis, des quantités exogènes à utilité restreinte, malgré la masse d’expériences accumulées au fil du temps. Trop d’Indiens ne garantissent pas toujours la victoire! 

9. AP - Vous parlez un peu de votre famille dans le livre. Qu’est-ce qu’elle représente pour vous? 

MD – 9 : C’est mon point d’ancrage, le phare vers lequel je me dirige en toutes circonstances. Dans le pays d’accueil choisi, nos relations avec les autochtones (entendons ici: les Québécois) se résument à un rapport de proximité. Ce n’est pas comme chez nous là-bas, où on se sent comme dans un gros village, où la maison du voisin représente un havre de sécurité pour tous. Au pays d’accueil, c’est le repli sur soi. Et la famille devient le berceau, le terreau, la source vers laquelle on se retourne pour se rafraîchir quand le stress de l’exil nous tenaille. 

10. AP- Est-ce indiscret de vous demander si vous comptez écrire un prochain livre? 

MD – 10 : Écrire un autre livre, je n’y ai pas tellement pensé. C’est comme pour le premier, l’intention n’y était pas. Comme le public s’était fait insistant, j’ai succombé, faute de choix. Demain, si la demande se réitère, la possibilité de publier un nouveau ne me fera pas de tort. Ce sera peut-être dans le même style : un livre de relaxation, invitant à la réflexion. Un bouquin à lire en dilettante et sans chichi. Mais, en attendant, perdu dans mes pensées, je préfère regarder passer le temps tout en réfléchissant sur l’actualité chevrotante d’aujourd’hui, avec son lot d’incertitudes à désarçonner même les plus coriaces. 

11. AP - Qu'aimeriez‑vous ajouter à l'intention des lecteurs de la revue POUR HAÏTI? 

RÉP – 11 : Je les invite à concrétiser leurs rêves les plus secrets, soit de voir leur pays ressusciter en paix et en beauté, avec les plus beaux souvenirs d’hier enfouis quelque part en eux. Qu’ils continuent à lire la revue « Pour Haïti », l’un des liens qui les rattache encore à ce paradis presque perdu, pour que l’oubli ne fasse pas litière de leurs rêves. 

12. AP - Merci Max Dorismond de m’avoir accordé cette entrevue.

MD – 12 : Bienvenue, ma chère!

 

Wednesday, October 2, 2019

Un MERCI très spécial

Par Max Dorismond


Max Dorismond
Voguant dans l’euphorie du lancement de mon livre, « Des mots pour conjurer nos maux », je n’ai pas vu le temps passer. Me re-voilà ! Je reviens sur terre pour vous dire mille fois : « M-E-R-C-I » à vous, lecteurs et amis.

Merci, c’est un simple mot dépouillé d’artifice, presque nu. Par convention nous l’avons accepté dans sa petitesse. Mais, il incarne tout un paradoxe pour décrire le bouillonnement de gratitude au tréfonds de l’âme en regard du service reçu.  Pour moi, ce mot tout simple revêt une dimension sans équivalence.

Chers amis, chers lecteurs, vous m’avez exhorté à publier ce livre. Vous m’avez poussé dans le dos. Après mille hésitations, j’ai plongé pour émerger avec cet ouvrage, qui a été décrit par Dr. Mathurin, un commentateur prolifique, comme « le bestseller des livres haïtiens de l’année 2019 ».

Ce fut en effet une vraie révélation, une divine surprise. Je ne m’y attendais point! Des textes-phares d’écrivains renommés de la communauté, tels que Eddy Cavé,  Mérès Wèche, Lemarec Destin, sont venus corroborer l’assertion du Dr. Mathurin. Que demander de plus! L’engouement du public fut tel que l’édition initiale s’est épuisée au cours du mois de juillet écoulé. Un heureux dilemme qui m’a amené à réclamer une nouvelle édition de mon fournisseur, PIGM1, pour satisfaire la demande. Des lecteurs de partout réclament leur exemplaire : Canada, USA, France, Afrique, Haïti. Comment ne pas leur enlever mon chapeau!

Le succès de cette publication repose sur plusieurs parents, amis, camarades et connaissances, d’ici ou d’ailleurs. Je suis particulièrement redevable à Hervé Gilbert, de Haïti Connexion, qui m’a fait l’honneur de voyager à Montréal pour venir me supporter, lors du lancement initial. Il en est de même pour plusieurs amis d’Ottawa. Je dois un Abrazo spécial à ma sœur Danielle et à son mari Joël qui ont réuni chez-eux, à Atlanta, un nombre considérable de professionnels de la place, pour un lancement privé. Je ne saurais, non plus, passer sous silence le geste combien noble de Carl Fombrun, de Miami, qui publie à chaque quinzaine sur son Blogue,  Le Coin de Carl, un extrait du livre.

Je dois encore exprimer ma gratitude à tous mes camarades et lecteurs, trop nombreux pour être cités individuellement, qui ont participé au lancement, ou qui ont recommandé l’ouvrage à des connaissances. Qu’ils sachent que leur soutien a largement contribué à la concrétisation et au succès de ce projet. Ils appartiennent tous à cette élite qui croit dans la capacité de l’Homme à poursuivre ses rêves. 

Comme la reconnaissance est la mémoire du cœur, « nous devons, pour parodier Marcel Proust, être toujours reconnaissants envers ceux qui nous apportent du bonheur. Ils sont les charmants jardiniers, par qui nos âmes sont fleuries ».


Mille fois, MERCI!
Cell. : 514 241- 8383



Note – 1 : PIGM : Presse Internationale GRAHN-MONDE

Friday, August 16, 2019

Max Dorismond ou la passion dans l’écriture (Part-2)

Par Lemarec Destin

La passion de l’auteur
Max Dorismond
On n’a pas besoin d’engager une trop grande dépense de perspicacité pour constater que la « passion » constitue l’ingrédient le plus actif dans l’écriture de ses textes. Elle traverse d’ailleurs tout l’ouvrage d’un bout à l’autre. Cette brûlante passion, semble lui forger une sorte de cuirasse qui lui donne l’assurance qu’il peut «foncer dans le tas», et s’attaquer à des sujets passablement sensibles, graves parfois, sans complexe et sans trop de crainte, là où --- j’en suis sûr --- peu de chroniqueurs oseraient s’aventurer ou s’y engouffrer. L’auteur « Des mots pour conjurer nos maux » est plutôt du genre à vouloir plus renseigner que persuader. Il ne se gêne donc pas pour proposer des solutions, donner des conseils ou parfois même interpeler directement certains chefs de gouvernement dont en particulier Donald Trump et Jovenel Moïse, pour ne citer que ces deux-là. Il a même adressé une « Lettre ouverte à l'ambassadeur des États-Unis en Haïti », l’Ambassadeur Peter F. Mulrean (voir p. 128) pour plaider le cas des Haïtiens demandeurs de visa face à une sorte de «barrière à l’entrée». Ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d’autres. Il n’est donc pas rare de voir Max revenir deux, trois ou même quatre fois sur un sujet, tellement il a à cœur de le décortiquer. C’est-à-dire le creuser, l’analyser de différents angles afin de faire comprendre tous les enjeux de société qu’il recèle. Son plaidoyer incessant pour les pays africains, aux prises avec cette monnaie néocoloniale dénommée le franc FCA, en est l’exemple le plus achevé. Ce désir de bien renseigner son lectorat participe de cette passion dont nous parlons précédemment. Une passion qui le motive et le porte à « traquer l’information », à l’étayer par des données réputées crédibles, le plus  souvent datées et chiffrées. Ses lecteurs en sont ravis.

Max Dorismond entouré de sa belle famille  lors de la vente
signature à la Maison d'Haïti. (Photo Hervé.Gilbert)             
Max dégaine vite. Un évènement d’intérêt survient ici ou ailleurs dans le monde, et le surlendemain ou le week-end suivant, on découvre sur le site d’Haïti-Connexion Culture un long article dans lequel il analyse le fait ou la nouvelle avec ses principaux enjeux, ses conséquences et, le cas échéant, débouche sur un parallèle, une comparaison avec le cas d’Haïti ou des leçons à en tirer. Ou bien souvent, il s’agit de ses réflexions sur un sujet brûlant de l’actualité. C’est un feu roulant de textes écrits à ce rythme ininterrompu, dans cet esprit. C’est aussi ce qui explique, du reste, le caractère prolifique de sa production. Il importe de préciser qu’il effectue tout ce travail---la qualité des textes le prouve--- sans jamais se départir du souci de l’élégance du propos, de la clarté et de la valeur littéraire de tous ses articles. Qu’il traite de questions touchant Montréal, le Québec, le Canada, la France, la Belgique, la Chine, le Vietnam, le Brésil, les Antilles, les pays africains, etc., il y trouve toujours des exemples pertinents de solutions pouvant aider Haïti à sortir du marasme dans lequel il s’enlise depuis longtemps, moyennant avance-t-il un autre modèle de gouvernance. Il importe pour finir d’indiquer que  les textes de Max Dorismond sont truffés  de dures dénonciations des structures archaïques qui, malheureusement,  maintiennent le pays dans le désoeuvrement socio-économique, politique, culturel et environnemental qui le caractérise aux yeux du monde.

En guise de conclusion
Eddy Cavé & Méres Weche
Deux écrivains prolifiques
(Maison d'Haïti 07-13-19)
Conclure sur un ouvrage qui traite de faits de société, de comportements répréhensibles, d’évènements et de politiques publiques dont la caractéristique essentielle est leur quasi permanence ou leur retour périodique dans le temps, n’est pas une tâche aisée. Les maux, nos maux dont parle l’auteur ne vont pas disparaître avec la parution du livre et ne vont pas l’être non plus de si tôt, dans le court terme. Mais l’auteur a le mérite de les mettre sous le projecteur à travers ses textes et de nous faire découvrir leurs enjeux délétères et souvent sous-jacents. Ces faits et conditions vivent avec leur récurrence. C’est ce qui rallonge la projection des analyses de l’auteur et explique en même temps l’utilité de son travail. C’est pour toutes ces raisons que la venue du deuxième tome ne serait pas vaine Max, telle que te la suggère aussi ton ami Eddy Cavé. Il te demandait de te mettre au travail dès le surlendemain. Si ma mémoire est bonne,  l’autre ami, Mérès Wèche te l’a aussi suggéré. Alors Max…

Un vif désir de partage, né de la satisfaction que me procure sa lecture, m’incite à  recommander fortement au public lecteur« Les mots pour conjurer nos maux». Croyez-moi, on y découvrira beaucoup d’articles «coup de cœur» et de bonne facture. Je ne terminerai pas sans souligner au passage l’excellent travail d’édition réalisé par les Presses internationales GRAHN-Monde(PIGM). Cela n’est pas passé inaperçu. Félicitations!

FIN



Lemarec Destin
Laval, ce 11 août 2019

Tuesday, August 13, 2019

Max Dorismond ou la passion dans l’écriture (Part-1)

Par Lemarec Destin

Max Dorismond, auteur:
Des mots pour conjurer nos maux
Les astres semblent avoir été alignés pour que la fête soit belle en cet après-midi du 13 juillet dernier : ciel bleu d’un horizon à l’autre, soleil radieux, pas agressif pour un sou, petit vent léger qui rafraîchit l’air, aucune menace de pluie ou d’orage, météo parfaite. Comme l’a écrit très justement l’auteur dans un de ses textes : « …c’est le temps béni pour faire le plein en capitalisant sur ce désir fou de revoir l’autre que l’hibernation avait écarté de la route », (p.155). Bref, c’est ce temps-là qu’il faisait à Montréal le jour où, dans l’après-midi de la date prévue, l’auteur avait convié le public, ses lecteurs montréalais d’Haïti-Connexion, ses amis, ses parents et connaissances au lancement de son livre au titre assez chargé merci : « Des mots pour conjurer nos maux ». Il fallait voir ça. Ils étaient nombreux à se présenter au local de la Maison d'Haïti où, le moment venu, après les présentations d’usage et une prestation du saxophoniste Marcel Cost sur des airs connus, un Max tout en verve expliquait à l’assistance, avec moult détails, les raisons qui l’ont conduit à produire finalement cet ouvrage.

Dans la salle, chacun avait un, deux et parfois trois livres en main pour fins de signature : un cadeau peut-être ou pour des amis retenus ailleurs qui demandaient de leur rendre ce petit service. Du même souffle, est-il superflu de souligner la présence remarquée de plusieurs Jérémiens et Jérémiennes très connus de Montréal, d’Ottawa et même des États-Unis à cette vente signature. À ce propos, nous ne pouvons passer sous silence celle d’un autre Jérémien,  Hervé Gilbert, Directeur général adjoint d’Haïti-Connexion Network, venu d’Orlando pour la circonstance. Cette nombreuse présence, entre autres, de tant de fils et filles de la ville de la Cité des poètes, avait sans doute ravi l’auteur, connaissant son attachement quasi maladif pour ce coin de terre qui l’a vu naître et à tout ce qui s’y fait. Cette particularité manifeste me faisait penser qu’il n’y manquait cet après-midi-là que Ti Amélie!

Max Dorismond 
(Maison d'Haïti, 13 mai 2019)
Revenons maintenant à l’ouvrage proprement dit et à l’accueil que lui a réservé le public. Enthousiaste! C’est, à mon avis, le maître-mot qui traduit le mieux ce que nous avions vu cet après-midi du 13 juillet au local de la Maison d’Haïti de Montréal. À la réception du livre, les premières minutes sont généralement consacrées à l’exploration du produit, à son « épluchage », à un survol rapide, question d’avoir une idée sommaire de son contenu. On feuillette les pages avec empressement ou par simple curiosité, s’arrêtant parfois sur un ou deux titres qui accrochent la vue au passage ou encore sur tel autre présentant un quelconque intérêt pour ces « lecteurs pressés ». Entretemps, un coup d’œil circulaire dans la salle m’avait permis de constater que rares étaient ceux qui ne se prêtaient pas à cet exercice, ce qui dénote, ma foi, la faveur de l’assistance à la toute nouvelle parution de Max Dorismond. Pendant ce temps, en avant de la salle l’auteur accélérait la cadence des signatures afin de satisfaire la longue file d’invités qui, livres en main, attendaient leur dédicace.

Le couple Lemarec Destin
(Maison d'Haïti, 13 mai 2019)
Par ailleurs, la lecture complète « Des mots pour conjurer nos maux » nous révèle des dimensions insoupçonnées de la structure du livre et la qualité du travail qui y est investi. Au premier abord, on est littéralement frappé par l’abondance de textes d’une très grande richesse qui composent le contenu de l’œuvre. Ils sont au nombre de soixante-quinze, s’étendant sur plus de trois cents pages. C’est du stock, s’écrierait l’autre. En même temps, on se demande, non sans un certain étonnement, comment l’auteur a-t-il pu réussir un tel tour de force de colliger cet ensemble disparate d’articles en le dotant d’une structure intelligible. À cet égard, il est sans doute utile de faire remarquer que pour aérer le livre et faciliter la lecture, l’auteur a eu l’intelligence de séquencer les articles en blocs de textes qui sont d’ailleurs d’une grande richesse de contenus, de clarté dans les propos et des phrases qui s’adaptent au type de narration appropriée.  Ce travail minutieux de composition et d’organisation de la matière transforme en un tout cohérent ce qui aurait pu être dans la réalité une longue suite d’articles. C’est véritablement un ouvrage préparé de longue main.

 Lire (Part 2)  

Friday, July 12, 2019

MAX DORISMOND SE RÉSIGNE ENFIN!

Par Eddy Cavé





Ottawa, le mercredi 10 juillet 2019

Cliquer pour agrandir la photo
Cela faisait des lunes que, dans son entourage immédiat et dans le cercle des internautes éparpillés d’un bout à l’autre de la planète, on demandait désespérément à Max Dorismond une compilation de ses réflexions sur les soubresauts de l’actualité. Il s’est finalement décidé. Pour en avoir discuté avec lui pendant des mois, je n’hésite pas à dire qu’il s’est enfin résigné. Devant son refus constant de commencer à publier ses œuvres, je me suis plus d’une fois surpris à me demander si cet amateur de jeux de mots  ne refusait pas de céder aux demandes de ses amis et lecteurs en se disant : « Veulent-ils que je fasse le saut ou le sot? » 

L’invitation du GRAHN au lancement des Mots pour conjurer nos maux a suscité un tel enthousiasme que je me permets aujourd’hui de dire à Max qu’il aurait été bien  sot de ne pas faire ce beau saut. En effet, le travail de réflexion avait déjà été fait, l’accouchement avait été graduel et  échelonné sur plusieurs années, donc beaucoup moins douloureux. Le village s’était ainsi déjà habitué aux balbutiements du nouveau-né, et il lui restait seulement  à le voir franchir le seuil de la porte pour pouvoir dire : « C’est fait.  Le bébé est là. Il était grand temps!»

Effectivement, l’œuvre était déjà là, en pièces détachées d’abord, puis en un tout  patiemment rassemblé. Mais le constructeur avait décidé de la soumettre à ce que mon ami Serge Legagneur appelait l’épreuve du tiroir et des disques durs des ordinateurs. Elle y a non seulement survécu, mais elle a  vaincu toutes les réticences de l’auteur au moment où il était prêt pour cette belle aventure.

Les hésitations de Max et l’enthousiasme que suscite ce premier livre me rappellent avec force l’expérience, palpitante je dois le dire, de mon entrée dans le monde des lettres. J’ai fait un cheminement comparable au sien, résistant dans un premier temps à l’appel des sirènes, puis me jetant résolument dans l’eau. Et c’est vraiment Max qui m’y a poussé : «Vas-y me disait-il sans relâche. Cesse de nous servir au compte-gouttes ces agréables souvenirs de notre jeunesse et de  Jérémie et donne-nous un livre. » Ce sera le premier tome de « De mémoire de Jérémien ». Une fois de plus, mon cher Max, je te dis publiquement un grand merci.

Des mots pour conjurer nos maux est certes le premier livre de Max, mais l’auteur a déjà ses lettres de créance et a une réputation solidement implantée d’analyste perspicace, d’observateur éclairé et attentif, d’écrivain chevronné. Le rythme auquel arrivent les commandes et les premiers commentaires, notamment celui de Mérès Weche, nous disent déjà que le succès aux tiroirs caisses  est garanti. Il est à souhaiter que l’auteur continue sur sa lancée et qu’il se remette au travail dès lundi pour notre plus grand bonheur.

Après avoir surtout écrit pour les internautes et publié dans les médias sociaux, Max s’adresse aujourd’hui, avec une réputation établie et un préjugé favorable,  au volet du marché resté attaché au livre papier traditionnel. Aux lecteurs qui vibrent en tenant fermement entre leurs mains  le dernier livre qu’ils viennent d’acheter, en tournent fébrilement les pages,  hument avec appétit l’odeur du papier et ne s’endorment pas, la nuit tombée, sans avoir lu ou relu un passage particulièrement accrocheur.

Quant aux lecteurs déjà convertis au livre électronique, ils ne seront certainement pas en reste, car Max est depuis longtemps un adepte de ce médium et sait tout ce qu’il faut faire pour leur plaire, les séduire et les convaincre.

Bonne chance encore, vieux frère, et longue vie sur le marché capricieux du livre.



Eddy Cavé

Monday, July 8, 2019

Cette conjuration des Maux confiée aux Mots

Par Mérès Weche

Max Dorismond (1983)
C’est loin d’être un jeu, ce dynamique jeu de mots de Max Dorismond  pour contrer les hasards malheureux qui se sont conjurés contre nous, les humains, à l’échelle planétaire. Des Mots pour conjurer nos Maux, un livre-phare qui éclaire nos chemins à travers les méandres de l’histoire.

D’entrée de jeu, ce chroniqueur-poète, reconnu pour sa perspicacité en matière d’écriture, observateur  impénitent des bonheurs et malheurs de ce temps, a vu ses   talents se développer depuis des années en arrière quand, ensemble, nous menions corps et âme ces colonies de vacances à Beaumont en Grand-Anse pour faire de cet inoubliable « Foyer des étudiants » créé par feu le séminariste de Maznod à Camp-Perrin, Luc Pierre, un vrai cénacle où prenait corps une poésie empreinte de fraicheur matinale, « entre le thym et la rosée », pour reprendre une expression de Jean de La Fontaine, dans sa fable La belette et le petit lapin.

Il me vient à la mémoire ce très beau poème de Max Dorismond, Martha, fabuleux aujourd’hui, mais plus que vraisemblable à  l’époque où nous comptions fleurette aux jeunes filles éprises d’une poésie de fraicheur et d’amour. Cette ode à une payse de très grande beauté, ma cousine de surcroȋt, portée en musique par le superbe orchestre Dulon Papillon de Beaumont, constituait l’un des plus beaux aveux d’amour qui faisaient rêver jeunes et vieux sur la piste de Versailles à Jérémie un soir de la Saint-Louis; Radio Grand-Anse d’Alix Félix s’empiffrait de ces dédicaces à tout rompre. 

Des Mots pour conjurer nos Maux, un prétexte d’écriture pour partir comme Marcel Proust « à la recherche du temps perdu », dans une perspective de paradis à retrouver, contre vents et marées. Un joyeux retour à ces belles années de jonglerie avec la plume pour fortifier en soi des dons naturels qui ne demandaient pas mieux que de mûrir avec le temps.

Aujourd’hui, à travers ce livre, je retrouve un Max Dorismond qui invective jusqu’à la fameuse « fumée noire » du Vatican et qui, sans vaticiner, y décèle maints détours pour asseoir dogmatiquement une religiosité qui a longtemps berné  les plus fins esprits de ce monde. Il me plait de reprendre cette citation rapportée par Max dans son livre, relative à la condition vaticane sous Benoit XVI։ « Mais, j’ai toujours cru que la barque de l’Église n’est pas mienne, n’est pas nôtre… ». Quoi de plus applicable à la compréhension de Max vis-à-vis de cette communauté ecclésiale vieille comme le monde.   Sacré Max ǃ 

Cette église faite d’abus sexuels et de pédophilie ne le laisse pas indifférent, car il en parle avec prodigalité pour ne point absoudre ceux-là qui doivent endosser leurs responsabilités devant l’histoire.

Dans ce livre très captivant par la justesse de ses analyses, Max Dorismond dénonce avec véhémence la « sainte hypocrisie » des papes qui se sont toujours érigés  en « encombreurs » de la porte déjà très étroite du Ciel.  

En revenant sur  Terre, Max Dorismond se souvient de ce barde jérémien, Parnel Clédanor dit Malou, mon condisciple en classes primaires chez Caze, qui berçait notre jeunesse, au sein de Les Fantaisistes de Jérémie, de sa prenante voix  décrite dans ce livre comme étant « une phrasée sonore qui venait te chercher dans tes rêves les plus secrets ». En adressant son dernier message à ce chanteur de charme qui a fait la grande culbute, Max Dorismond laisse s’égrener ces pétales embaumés d’une poésie  de joie et de peines amères։ « Malou, aujourd’hui, malgré les sanglots qui affluent dans nos gorges, malgré les larmes qui déboulent en cascade sur nos visages et nos cœurs qui sont en lambeaux, nous avons l’insigne devoir de décrire au monde la place que tu occupais dans notre album de famille ».
Toujours animé de cet élan de célébration de la sensibilité jérémienne, Max Dorismond rend hommage à l’œuvre d’Eddy Cavé, dans deux de ses publications, sans m’oublier au passage comme Grand-Anselais de Beaumont dans Le Songe d'une nuit de carnage, publié en 2013. 

Son regard profond s’est arrêté particulièrement sur ces trois célèbres écrivains et poète jérémiens, Jean-Claude Fignolé, Serge Legagneur et Claude Clément Pierre, partis, dit-il, à la conquête de « l’inaccessible étoile ». Se souvenant d’eux, il écrit։ « Voila maintenant, le trio sur le chemin du ciel. Avec un rictus au coin des lèvres, ils vont faire rapport au bon Dieu, tout en sachant déjà que la récolte ne fut pas abondante… »; un clin d’œil à la parabole des talents de la Sainte Bible.

Tout compte fait, Max vogue entre ciel et terre dans ce livre qui touche de nombreuses questions qui exigeraient un travail plus approfondi. Par contrainte d’espace, je m’en tiens pour le moment à ces quelques lignes. Quitte à y revenir.  

Mérès Weche


Monday, June 24, 2019

L’évènement de l’été 2019

Il fait beau, l’été est à nos portes. Vous vous prélassez au soleil et le piaillement des oiseaux vous annonce un avant-goût du paradis. Hop là! Qu’est-ce qui manque à votre bonheur total : un gâteau, des griots, des mangues? Non, non, non! Haïti Connexion Culture vous propose un ouvrage de relaxation, à la lecture divertissante et accrocheuse, le livre de Max Dorismond :
 « Des mots pour conjurer nos maux » 
En fait, notre grand Max Dorismond se passe de commentaire. Écrivain prolifique au style entraînant, il vous prend par la main avec des sujets qui lui tiennent à cœur, pour vous faire découvrir l’insaisissable et l’incompréhensible, l’espace d’un cillement. Le public exigeant lui en redemandait et sans rechigner, il répondait à leur attente, sans sourciller et sans relâche.

Aujourd’hui, faisant d’une pierre deux coups, il nous arrive avec ce bouquin tant espéré, à titre de monument culturel, à garder sous la main pour le bonheur de la postérité. Or, à un moment où les vacances nous interpellent et réclament un peu de répit, voici l’occasion idéale pour vous procurer l’ouvrage tant espéré et partager avec votre auteur de prédilection, les idées et les réflexions les plus ardues sur le devenir de notre coin de terre et aussi du monde.

Le stock est limité. Vous pouvez commander votre exemplaire via whatsApp au numéro 514 241-8383 ou à l’adresse suivante : mx20005@yahoo.ca.


DERNIÈRE HEURE - Nous avons appris que le premier lancement du livre de Max Dorismond se tiendra à Montréal sous l’égide de GRAHM-MONDE, dans l’après-midi du samedi 13 juillet 2019, à la Maison d’Haïti sise au 3245 Ave. Emile Journault Mtl, Qc. H1Z OB1.

Herve Gilbert  Pour HCN