Discours d'Etzer Vilaire à la mémoire des héros de l'Indépendance, de Charlemagne Péralte... 

Tuesday, March 7, 2017

La haine sauvage de Aristide envers Préval

Préval et Aristide en 2001, lors
de leur passation de pouvoir.   
Avec la mort de René Préval, on parvient à déterminer le côté monstrueux  de la personnalité de Jean Bertrand Aristide. Je me souviens, qu’en classe de philosophie au Petit Séminaire Collège Saint-Martial, le directeur de l’institution, Monseigneur Louis Kébreau,  notre professeur de Savoir-Vivre avait initié  tout un cours sur la personne d’Aristide. Il fut le Supérieur des Salésiens durant les années d’études d’Aristide aux fins de la prêtrise. Il avait lui-même déduit que ce dernier était trop instable pour être ordonné prêtre. Ainsi, il avait bénéficié d’un encadrement  psychologique durant une année avant d’obtenir l’onction. J’ai gardé ces paroles en mémoire durant 22 ans avant de les prononcer en public. Monseigneur Louis Kébreau est toujours en vie, il peut toujours en témoigner.

Après l’annonce de la mort de l’ancien président René Préval, plusieurs chefs d'Etat étrangers et leaders politiques ont publié des notes de sympathie pour la circonstance ; mais tous les yeux sont braqués sur le Duc de Tabarre qui avait fait choix de René Préval pour être son premier ministre en 1991 et qui l’a propulsé à la première magistrature suprême de l’état en 1996. On s’attendait à ce que le parti “Fanmi Lavalas” fasse sortir une note pour saluer le départ de leur ancien allié politique, mais on est tombé sur la nonchalance de Jean-Bertrand Aristide qui, définitivement n’a pas d’état d’âme. Ce qui est frustrant, il y a des fanatiques d’Aristide qui essaient de justifier son indifférence en traitant René Préval de traitre. J’ai été le premier à écrire un texte critique sur le président décédé, mais je ne saurais cracher sur sa dépouille mortelle. Il a été créé à l’image de Dieu, il fut un Haïtien tout de même. On peut ne pas l’aimer, mais le haïr jusqu’à le clouer au pilori après sa mort serait un acte barbaresque.  

Jean-Bertrand Aristide lors de sa seconde prestation
de serment à la présidence d'Haïti (Février 2001).   
Civilité oblige, Jean Bertrand Aristide devrait faire sortir une note pour saluer le départ de son camarade de combat et frère siamois. René Préval, durant son premier mandat s’est comporté comme un véritable enfant face à Aristide. Chaque après-midi, Jacques Edouard Alexis, alors premier ministre devrait se présenter chez Aristide à Tabarre pour lui faire un compte rendu de la situation du pays. Le vrai chef d’Etat était bien Aristide. Le père de René Préval est décédé après que son fils président lui  eut rassuré  que son ami Ernest Bennett pourrait retourner au pays et que rien de mal ne lui arriverait. Ayant pris connaissance du débarquement d’Ernest Bennett, Aristide  envoya ses hommes de mains l’arrêter à l’Aéroport International pour le jeter en prison au Pénitencier National. Le père de René Préval rendit l’âme après avoir appris la nouvelle. Ce même Jean Bertrand Aristide a ordonné à ses sbires d’assassiner une sœur de René Préval, Mme Calvin qui fut le secrétaire particulier du président. Durant son deuxième mandat, René Préval n’avait pas voulu s’embarrasser avec le colis gênant que représentait Aristide. Il n’a attendu que la fin de son mandat pour permettre à ce dernier de retourner au pays. René Préval ne pouvait faire autrement. Jean Bertrand Aristide n’a jamais pardonné à Ti René pour ce calcul politique. Il faut souligner également qu’à plusieurs reprises Aristide avait ordonné l’assassinat de René Préval, mais vu qu’il était un homme calme, les sbires n’ont jamais voulu exécuter l’ordre du détraqué. Voilà pourquoi Préval s’est réfugié à Marmelade lors du deuxième mandat d’Aristide. 

René Préval (G),sa 2è épouse Guerda Benoit Préval
(2eG), J.B. Aristide (2eD) et son épouse Mildred T.
Aristide, le 8 avril 2000, aux funérailles du journaliste
Jean Dominique assassiné le 3 avril sur la cour de sa
station de Radio au haut de Delmas.                      
On peut tout reprocher à René Préval, mais il était moins cynique qu’Aristide. Il n’avait pas les couilles pour s’imposer en tant que chef d’État, mais il était loin d’être un bandit comme le fut le prêtre défroqué qui intimidait et assassinait ses opposants comme des bêtes sauvages. Je me demande assez souvent comment un homme comme Jean Bertrand Aristide ait pu devenir prêtre. Le type est méchant dans l’âme, il est hautain, orgueilleux, avare et un criminel froid de surcroît. Rien de bon ne peut sortir du cerveau et de la pensée d’Aristide. Avec lui meurt toutes les aspirations du peuple haïtien. Jean-Bertrand Aristide est actuellement un cadavre politique qui a drainé toute la gauche moribonde derrière lui dans la tombe. Un prêtre devrait prêcher l’amour, la paix, la réconciliation, l’unité et toutes les valeurs positives ; mais Aristide le grincheux et l’aigri n’a fait que prêcher la haine, la désunion, la division et le « déchouquage » sur toute la ligne. On peut bien comprendre que ce type était à la recherche de pain et du bien-être dans la prêtrise. Jean Bertrand Aristide comme ancien prêtre devrait être empathique envers son ennemi devant la mort. Il est mieux placé que quiconque pour comprendre qu’on ne peut rester indifférent devant la mort d’un ancien camarade même quand les relations d’amitié n’existaient plus. Est-ce que ce prêtre a jamais vécu les sentiments de la charité et du pardon? Est-ce qu’Aristide peut aimer réellement ? L’intervention de Lesly Voltaire dans les colonnes du Nouvelliste m’a attristé. Si Jean Bertrand Aristide ne se présente pas aux funérailles officielles de René Préval, on doit faire son deuil également. Ce type est un cancer pour Haïti. C’est malheureux que René Préval ait contribué à détruire la plupart des institutions publiques du pays, sinon on aurait pu le vénérer comme un grand chef d’Etat. Je comprends aujourd’hui pourquoi l’auteur ou les auteurs intellectuels de l’assassinat de Jean Dominique ne seront jamais traduits devant la justice.

Président Aristide et le Premier ministre Préval en 1991
Jean Bertrand Aristide vient de montrer par son indifférence qu’il n’était pas digne d’être un chef d’Etat. Comme tout jeune des années 90, je croyais que ce monsieur pouvait opérer des changements profonds dans le pays, mais au fil du temps je finis par comprendre qu’il n’était qu’un mégalomane assoiffé de pouvoir ayant le gout du luxe et du lucre. Pour ma personne, je crois qu’Aristide est du passé et qu’il n’a rien à offrir au peuple haïtien. Un individu qui n’arrive pas à faire son autocritique pour reconnaitre ses défauts et accepter ses torts et erreurs passera toute sa vie à haïr ceux qui sont plus fortunés que lui. René Préval, par son charisme et son esprit ouvert a fait ce qu’Aristide n’a pas su faire et il est allé à la tombe comme le premier président haïtien à être élu démocratiquement à deux reprises et boucler son mandat. J’invite les jeunes qui se réclament du mouvement "lavalas" à bien réfléchir sur l’échec de ce mouvement qui a engendré "Tèt Kale". Les barrons “lavalassiens” ont tellement menti à ce peuple qu’aujourd’hui il embrasse corps et âme le banditisme légal et la déliquescence. Nous devons dire en chœur : Merci Aristide. Je considère tous ceux qui militent autour d’Aristide comme des sous-hommes et des chiens couchants pour ne pas dire des cerveaux lents. Il y a une urgente nécessité pour que l’alternative troisième voie puisse éclore dans la sphère politique haïtienne. On doit combattre les politicailleurs en Haïti.

Avec la mort de René Préval sonne le glas des politiciens “abolotchos” qui refusent de s’unir pour donner une deuxième indépendance à notre chère Haïti. La nonchalance de Jean Bertrand Aristide vis-à-vis de la mort de René Préval est la preuve que le fairplay n’existe plus sur le terrain politique en Haïti. Je crois dur comme fer qu’Aristide est un agent du diable exécutant des sacrifices humains et des sales besognes en Haïti. Que pouvait-on attendre de bon d’un prêtre défroqué devenu président  qui a livré le pays aux trafiquants de drogue ? A partir d’aujourd’hui, nous devons reléguer Aristide au passé. Que le grand architecte de l’univers libère Haïti de tous ces démons, qui par leurs actions salamiques, le tiennent attachés à la misère et à la crasse. Paix à l’âme de René Préval !

Kerlens Tilus  03/05/2017
Snel76_2000@yahoo.com