Discours d'Etzer Vilaire à la mémoire des héros de l'Indépendance, de Charlemagne Péralte... 

Saturday, November 30, 2013

Salon du livre - Quand le Québec dit merci à Haïti

Par : Max Dorismond Mx20005@yahoo.ca
Haiti à l'honneur
Autrefois, dans un passé pas trop lointain, les cités convoitaient toujours ce qu’il y a de mieux chez le voisin d’à côté. Et un beau jour, l’envahisseur attaque, c’est le pillage. On incendie, on confisque, on emmène femmes et enfants… Quand ce n’est pas suffisant on équipe une armada avec Christophe Colomb en tête. Il fait voile vers le sud, assassine tous les indigènes antillais (indiens) sous de faux prétextes. Ces crimes contre l’humanité furent romantiquement dénommés « La découverte du nouveau monde ». Aujourd’hui, c’est l’inverse, le Canada n’a pas à lever le petit doigt, Haïti lui expédie ce qu’il a de plus précieux : ses enfants, ses plus brillants sujets, ces  Québécois venus d’ailleurs,  au point que la province du Québec, aujourd’hui, espère obtenir l’inespéré, le 12 décembre prochain, un Académicien québécois prénommé : Dany Laferrière.
Le tapis rouge pour Haiti
A leur place que feriez-vous? Nous lui dirions MERCI en déroulant le tapis rouge. Voilà! Haïti a été le premier pays étranger à être invité et mis à l’honneur au Salon du Livre de Montréal. A l’ouverture, fanfare, musique, pompon, Dany Laferrière en tête. C’est la fête. Une délégation d’Haïti avait effectué le déplacement pour la circonstance.
Les écrivains Haïtiens au salon du livre 2014
C’était merveilleux de voir cette île abonnée aux désastres jouir de toute cette attention. C’est à avoir la chair de poule. Depuis 36 ans, je n’ai jamais raté un Salon du livre, depuis sa création en 1977. C’est le seul endroit où je me sens vraiment dans mon élément. Ayant reçu quelques invitations de certains auteurs d’ici, de l’éditeur du CIDIHCA, Frantz Voltaire, l’archiviste bien connu et d’un ancien camarade, un invité spécial, le Dr. Jean-Robert Léonidas, l’auteur le plus lu en France après Dany Laferrière, je ne me suis pas fait prier. J’ai alerté d’autres amis pour les inciter à faire le déplacement, le rendez-vous a été fixé pour le samedi 23 novembre. Plusieurs célébrités et écrivains qui se passent de présentation étaient venus faire leur tour, certains pour s’émouvoir et s’enivrer de cette douce émotion, d’autres pour se faire voir et signer leurs bouquins exposés sur les présentoirs.
Dany Laferrière et la ministre de la
 Culture d'Haiti  Josette Darguste (C)
Citons, Gary Klang et son clan,  Robert B. Oriol, le jongleur des mots, Myrtel Devilmé et Marie Célie Agnant, le Dr. Samuel Pierre et son épouse. Samuel, le scientifique qui ne dort presque, avait à son actif jusqu’en 2007 seulement, plus de 400 publications scientifiques, 6 livres, 16 ouvrages collectifs, 17 chapitres de livres, ainsi que plus de 350 autres publications scientifiques incluant des articles de revue et des communications dans les conférences.… Charles Tardieu propriétaire de l’Édition Hermès, ex-ministre de l’éducation venu directement d’Haïti, Dr. Jean-Robert Léonidas, invité spécial, Gary Victor et  Michel Soucar aussi. Ce fut l’occasion de rencontrer des amis de vieille date, en l’occurrence, Georges Séraphin d’Ottawa et notre réservé Jean-Robert Pierre, venus spécialement pour voir Léonidas.
Un salon multicolore. 
F.Voltaire et M. Dorismond
Ce fut fantastique. Les salons antérieurs étaient toujours remplis. Des visages noirs, on en voyait quelques-uns de temps à autres, noyés dans la cohue. Mais samedi, dans la section 617, Haïti à l’honneur, le noir avait décroché sa lettre de noblesse. Le stand était pris d’assaut de très tôt. Les Canadiens voudraient tout acheter sur Haïti, les Haïtiens en faisaient autant. A vue d’œil, les étals se vidaient de leur contenu. On en ajoutait encore et encore. On eût dit la libération de l’écriture. J’étais sûr qu’ils allaient en manquer. Nos congénères étaient heureux de cette marque de considération. Par un marketing bien orchestré dans la semaine précédente, on montrait au petit écran, des caisses et des caisses de livres, emballées dans de la cellophane, débarquées d’un 737 d’Air Canada de retour de Port-au-Prince. En fait Éric Blackburn, de la librairie « Le port de Tête » y présentait la plus grande collection de livres haïtiens jamais rassemblée. En collaboration avec le dynamique éditeur, auteur-poète d’origine haïtienne, Rodney Saint-Éloi, qui fêtait les 10 ans de sa maison d’édition « Mémoire d’Encrier », Blackburn avait une idée de genie.
Les Haïtiens et les livres
Dr S. Pierre & Dr J-R Leonidas
Le rapport des Haïtiens avec le livre a toujours fasciné l’étranger. J’ai souvenance d’un reportage dans le quotidien « La Presse », d’une journaliste québécoise étonnée de croiser dans un corridor, dans les régions de Carrefour à Port-au-Prince,  un type amaigri, édenté, affamé à première vue, sans chemise, qui lui parlait de Friedrich Nietzsche, le philologue, philosophe et poète allemand. Pendant 10 minutes, elle écouta le bonhomme qui lui tenait un discours sur l’existentialisme et de la philosophie postmoderne. Elle n’en revenait pas.
Personnellement, suis loin d’être surpris. Plusieurs haïtiens, habituellement peuvent vous entretenir de toutes sortes de sujets, le temps d’une causerie. Cette tendance a toujours captivé les québécois qui ne saisissent pas du coup la passion de ces insulaires pour les belles lettres. Si certains évènements littéraires avaient attiré plusieurs Québécois en Haïti, si hier encore Rodney Saint-Éloi a pu emmener 40 écrivains chez lui à Cavaillon et aux Cayes et à Jérémie, il existerait une raison : celle de découvrir le secret d'une petite nation  brûlant d'amour  pour les belles lettres, la musique et les beaux-arts. Un peuple qui pleure ses joies et chante ses peines.
Laury, Samuel & Charles Tardieu
Pourtant, pendant près de 30 ans, sous la dictature des Duvalier, le livre fut bâillonné, banni. C’était la loi de l’obscurantisme. Tout esprit créatif était suspecté. Un camarade à moi fut arrêté à Pétion-Ville par un Tonton-macoute, parce qu’il lisait un livre sur le cubisme, en regard de son cours de peinture. Le Tonton ignare, saisit le bouquin. Ah-Ah, tonna-t-il, Cubisme, Cuba, tu es un communiste, viens avec moi. Arrêté, le malheureux fut amené au poste et fut sauvé par la cloche, in extremis, car le chef, au moins, savait lire. Malgré tout, rien ne pouvait empêcher nos congénères de s’adonner à leur passion : la soif de lire. Les livres, en ces temps de cauchemar furent distribués sous les chemises. L’Haïtien est naturellement curieux. Ils veulent surtout comprendre, saisir l'insaisissable, deviner le pourquoi de son dénuement, la raison de son sous-développement et les causes de la barbarie sauvage omniprésente…etc.  Le livre demeure toujours une passerelle. Aujourd’hui, plus ou moins, la parole et l’écriture sont libérées au point ou Dany Laferrière, passionné des formules surprenantes eut à déclarer, que Haïti est le pays où les écrivains poussent plus vite que les plantes. Une métaphore assez plaisante. 
RODNEY SAINT-ELOI
Rodney, celui par qui tout cet honneur fut attribué à Haïti, soutient qu’il y a près de 100 000 Haïtiens qui vivent au Québec. « Il y a plus d’haïtiens publiés que partout ailleurs sur terre : Stanley Péan a été président de l’Union des écrivains et des écrivains québécois, UNEQ, de 2004 à 2010. Joël Desrosiers a été vice-président de l’UNEQ et de la société littéraire de Laval, alors que Dany Laferrière est considéré comme un auteur québécois. Il a d’ailleurs reçu cette semaine, un  doctorat honoris causa de l’Université du Québec ».
G.Séraphin,J.R Leonidas,J.R Pierre
et Max Dorismond (De G vers D)
Au fait, ce ne fut pas tout. Le Québec est sorti gagnant sur toute la ligne avec ces talentueux immigrants qu’il a accueillis sur son territoire. La liste est trop longue pour une énumération. Dans tous les domaines, au travail, au bureau, dans toutes les professions, le Québec ou le Canada sont surpris de cette profusion de talents, d’hommes disciplinés, organisés, studieux, intelligents qu’ils ont reçu en cadeau, sans avoir à dépenser un sous pour leur formation. Ce ne fut pas par hasard que le Premier Ministre Jean Charest avait écrit en 2007 en préambule du livre du Dr Samuel Pierre, ces Québécois venus d’ailleurs : cet hommage qui ne laisse aucun doute sur le plaisir d’avoir des gens comme nous à titre d’immigrants. Il a écrit : « Il est de ces peuples qui, en se donnant la main, se donnent aussi la chance de se réaliser et de faire avancer la société qu’ils habitent » Nous en sommes fiers et nous ne regrettons pas d’avoir apporté notre pierre à l’érection de l’édifice, car nos enfants, nos petits-enfants et tous les québécois en seront les bénéficiaires des actions positives de ces colorés venus d’ailleurs.

Max Dorismond Mx20005@yahoo.ca

Laval, 28 nov.2013


Autres photos du salon du livre 


Robert Berrouët-Oriol (gauche), Anthony Phelps (droite)


Robert Oriol & Charles Tardieu
   
Gary Victor

Margaret Papillon et Wilnie Brézault Sergile l'auteur du livre intitulé
« 104 heures, dans l'enfer du Kidnapping »

Jean-Robert Léonidas au salon du livre





M.yrtha Devilmé & Marie Célie Agnant
 
 
 
 
 


Thursday, November 28, 2013

Edito : UN NOUVEAU « BRAND » POUR HAITI

Par: Emmanuelle Gilles manugi28@yahoo.fr   
Emmanuelle Gilles
Récemment j’ai participé à une conférence regroupant les pays de l’Europe de l’Est, sur l’importance de la Coopération régionale. Le présentateur principal était un représentant du gouvernement de la Bosnie et Herzégovine. Tous les pays des Balkans étaient représentés aussi bien que certains pays du Sud comme le Rwanda, le Vietnam, le Liban et la Turquie.
Le Ministre des Affaires Etrangères de la Bosnie, dans un anglais impeccable a confirmé que l'intégration régionale peut être une puissante source de croissance inclusive et durable. Partout dans le monde, il est constaté que la coopération régionale a contribué à renforcer la stabilité régionale et la croissance dans le commerce, dans les revenus et au niveau de l’emploi. En outre, la coopération dans cette région a permis de faire des avancées dans le dialogue politique et aussi au niveau des relations de voisinage entre les pays, ce qui favorise la réconciliation, la stabilité et une plus grande tolérance. 
D’après le représentant, la coopération régionale a contribué aux efforts des pays à s'attaquer aux problèmes de développement – soit par la promotion d’une croissance partagée et une augmentation du niveau de vie ou par l’amélioration de la sécurité des citoyens et des communautés à travers l’observance d’un état de droit. J’ai remarqué plus particulièrement en Bosnie-Herzégovine, que la coopération régionale est fondamentale pour reconstruire les liens sociaux, culturels, politiques et économiques, qui étaient souvent fragmentés par l'éclatement de l'ex-Yougoslavie.En Haïti, nous faisons une expérience de cette fragmentation au niveau national donc avant même de considérer une coopération régionale, nous devons favoriser une entente nationale. Le Représentant de la Bosnie a précisé qu’après 20 ans de confrontation régionale, ils ont appris des enseignements de leur passé et font savoir qu’il est temps de se trouver un nouveau « Brand » qui commence par la paix et la stabilité au niveau national et régional. Notez bien que la Bosnie est partie d’un pays sous l’influence de la communauté internationale vers un Etat ayant fait le choix de la paix et de la stabilité. Des 60,000 soldats qui constituaient les effectifs totaux de la mission de maintien de paix, ils sont maintenant réduits à 600 soldats. C’est une région ou on trouve autant d’atrocités que de « success stories».  
Nous qui avons eu un passé teinté d’assassinats politiques, de coups d’Etat, d’instabilité et de dictatures féroces, ne devrions-nous pas chercher un nouveau « Brand », ouvrir une nouvelle page ? 
Lorsque sur mon passage, je me frotte à des concepts aussi grands et nobles, lorsque je vois que des pays aplatis par la guerre remontent leur pente et réussissent, comment alors espérez-vous que je me joigne à des soulèvements improductifs, bêtes, égoïstes que nous affichons comme comportement depuis Dessalines quand je connais l’importance de la paix et la stabilité nationale et régionale dans le développement d’un pays.  
Pendant que nous gaspillons notre temps à nous entredéchirer, à nous fustiger les uns contre les autres dans d’éternelles luttes partisanes et destructives, d'autres peuples avancent à grand pas. Les Dominicains désormais profiteront des mines d'or d'Haïti dans notre partie de l’ile où reposent des gisements d’or massifs pendant que nous perdons du temps à nous déballer. Au regard de notre situation, nous sommes à une croisée de chemin ou notre seule issue salvatrice demeure l’union et la cohésion. Nous ne pouvons plus continuer à regarder l’un et l’autre en chiens de faïence. Quand la moutarde nous monte au nez en voulant un miracle en toute vitesse dans une démocratie utopique, on devient impatient, et on se laisse emporter par une colère insensée. Sauver Haïti ne saurait se faire dans un contexte de déraison, de partisannerie et de polarisation, on doit consentir des sacrifices pour la sauvegarde. Notre devise devrait être notre guide « L’UNION FAIT LA FORCE ». Ce noble pari ne saurait être réalisé dans cette constante inimitié qui caractérise notre vie de peuple. Nous devrions nous ranger autour d’une vision commune en dépit de nos désaccords et de nos divergences.  
A quand ce réveil ou nous mettrons nos talents et nos expériences au service du bien commun, en l'occurrence notre pays et notre peuple? A quand le moment où nous mettrons les intérêts de notre pays avant les nôtres ? Force est de constater qu’à l’heure actuelle, en dépit des nombreux cerveaux bien formés, à l’intérieur comme à l’extérieur, le pays souffre de l'absence d'un vrai « think tank » éclairé. Nous nous retrouvons malheureusement avec des partis politiques sans base, sans valeurs avec comme force la destruction sous des prétextes de revendications bidons. Leurs objectifs sont loin de se rendre utile au peuple et au pays quand ils claironnent le départ de chaque gouvernement comme l’unique alternative aux problèmes auxquels nous sommes jadis confrontés. Mais en fait, nul ne demande pour le remplacer par quoi ou par qui? – encore du déjà-vu car le prochain serait soumis au même sort. On penserait qu’ils tireraient les enseignements de ces pratiques, malheureusement, ils passent leur temps à détruire au lieu de se préparer à participer aux urnes et prendre le pouvoir par le mérite de leur slogan et de leur vision comme l’avait fait Daniel Eustache Fignole.  
Cette politique de « Ote toi que je m’y mette » qui date de Dessalines et de Pétion ne nous ont pas appris que tour à tour, ils ont laissé leur peau laissant un pays en flambeau de décennies en décennies. Je comprends que les études d’histoires par cœur n’avaient jamais pénétré notre conscience et notre compréhension, sinon on aurait remarqué qu’Haïti a besoin d’une chance, un « Re-branding ». Ce nouveau « brand » commence d’abord par l’union, la paix, la stabilité et la coopération afin d’avancer.  
Emmanuelle Gilles manugi28@yahoo.fr
 
 
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Thursday, November 21, 2013

Assassinat de John Fitzgerald Kennedy, 50 ans après...


Président John Fitzgerald Kennedy, le 35ème president
 des Etats-Unis d'Amérique.                                           
Les Etats-Unis commémorent la mort de John F. Kennedy, assassiné il y a 50 ans et toujours au Panthéon des présidents américains.
 A 12H30 locales (18H30 GMT), une minute de silence accompagnée par le son des cloches des églises de Dallas (Texas), a marqué l’instant précis où le 35ème président des Etats-Unis tombait, le 22 novembre 1963 à Dealey Plaza, sous les balles de Lee Harvey Oswald, selon l’enquête officielle de la Commission Warren.
Michelle et Barack Obama, Bill et Hillary Clinton ren
dent hommage à John F. Kennedy au cimetière        
d'Arlington ce 20 Novembre 2013                              
  

Le «mythe Kennedy», à jamais jeune, beau et le premier président de plain-pied dans la modernité, est intact un demi-siècle plus tard dans le coeur des Américains.
Les trois quarts d’entre eux placent «JFK» en tête de la liste des dirigeants américains modernes qui resteront dans l’Histoire comme «remarquables», devant Ronald Reagan et Bill Clinton, selon un sondage Gallup.
 John F. Kennedy, né dans une famille riche et influente de Boston (est), a été le plus jeune président élu et le premier président catholique, incarnant une ère pleine d’espoir pour la génération du baby-boom. 
L'assassinat de Kennedy (JFK) en vidéo
De son mandat tragiquement écourté, l’Histoire se souvient de sa partie de bras de fer avec l’Union soviétique pendant la «crise des missiles», la déroute de la Baie des Cochons, débarquement raté des anticastristes à Cuba et le lancement du programme Apollo pour envoyer un Américain sur la Lune.
Son «Ich bin ein Berliner» dans Berlin divisé entre Est et Ouest et le «Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays», lancé le jour de son investiture, sont inscrits dans la mémoire mondiale.
Le président John Kennedy et la première dame Jacqueline  
 Kennedy arrivent à Love Field avant son assassinat à Dallas  
 Texas, le 22 Novembre 1963                                                      
Cette phrase est gravée sur une plaque près de la tombe du président au cimetière militaire d’Arlington dans la banlieue de Washington, visité par quelque 3 millions de personnes chaque année.
Mais le mythe est aussi celui de «Camelot», cette cour du Roi Arthur retransposée à la Maison Blanche, avec une épouse, Jackie, jeune, belle et au chic impeccable, et des petits enfants jouant dans le Bureau ovale.«Le pouvoir de changer ce pays»
«Le pouvoir de changer ce pays»
Et le moment de l’annonce du président puis les images de sa mort dans une limousine décapotable, Jackie en tailleur Chanel rose à ses côtés, font toujours partie de la mémoire collective.
La ville de Dallas, surnommée la «cité de la Haine» à cause de l’attentat, devait conduire une cérémonie sobre d’une heure sur Dealey Plaza, avec des lectures d’extraits de discours du président, des prières et de la musique jouée par les militaires de la Navy, le corps militaire du président. Des avions militaires devaient ensuite survoler la ville.

Une messe devait avoir lieu dans la cathédrale St Mathieu de Washington alors que la capitale devait revivre presque en «live» les heures de couverture télévisuelle de l’assassinat, au Newseum, musée des médias.

Tous les lieux portant la marque Kennedy ont prévu un programme de commémoration : moment de silence et musique à la bibliothèque présidentielle JFK Library de Boston (Massachusetts) d’où est issue la famille, messes et crêpes noirs au JFK museum de Hyannis, lieu de vacances familial, prières à l’université JFK de Pleasant Hill en Californie.
Une gerbe devait être déposée près de son buste au Kennedy Center, la grande salle de spectacles de la capitale qui porte son nom, avant une minute de silence.
Une résolution a également été proposée jeudi par des élus au Congrès pour que le jour du 29 mai 2014 - jour de l’anniversaire de naissance de Kennedy -- soit une «journée du souvenir».
Le président Barack Obama a déposé ce mercredi une couronne de fleurs bleues et blanches sur la tombe de Kennedy. Quelques heures plus tard, lors d’une cérémonie, il a salué «l’idéalisme sobre et sûr de lui» de JFK qui «nous rappelle que le pouvoir de changer ce pays nous appartient».
Des dizaines de livres, films et documentaires ont été publiés ou diffusés depuis déjà quelques semaines aux Etats-Unis pour explorer le mythe sous toutes ses coutures.
22 novembre 2013. Cela fait 50 ans tout juste que le président américain, John Fitzgerald Kennedy, a été assassiné à Dallas. Si Lee Harvey Oswald a été inculpé de l'assassinat du 35ème président des États-Unis, tous les fantasmes demeurent autour de la mort de JFK, comme cette théorie du complot toujours vivace aujourd'hui. La famille Kennedy et plus particulier le couple John Fitzgerald et Jackie, suscite toujours l'intérêt du grand public.

Monday, November 18, 2013

Hommage à Vertières !


18 Novembre:  Date mémorable dans le coeur de chaque Haïtien. Qu’il soit en Haïti ou en diaspora, que le jour soit sans soleil ou enneigé, le nègre ou la négresse "d'Ayiti Toma"  éprouve un sentiment de fierté…

18 Novembre:  Date mémorable dans le coeur de chaque Haïtien. Qu’il soit en Haïti ou en diaspora, que le jour soit sans soleil ou enneigé, le nègre ou la négresse "d'Ayiti Toma"  éprouve un sentiment de fierté. S’il a l’occasion de visiter les autres îles des Antilles ou autres pays de l’Amérique latine, l’homme haïtien éprouve une double fierté:      
1-   d’avoir botté les fesses du colon.   

2-  de l’avoir fait très tôt, à l’aube du rêve, car nous n’avons pas quémandé notre indépendance, nous l’avons acquise. Alors, quand Fernande Gilbert parle avec son âme, nous ressentons toute la fierté qu’elle éprouve dans ces vers profonds extraits de sa plume, sous le titre de “ Hommage à Vertières”. Lisons-la!


Oh Vertières ! 

Oh ! place exceptionnelle!

Fierté de nos aïeux, nos sentinelles!

Un 18 Novembre! Qui peut l’oublier?

Ce jour historique qui nous a marqués.

Un jour de combat,

Pour nos braves soldats.

Un moment décisif

Pour nos nègres captifs.

Tannés de leur condition d’esclaves,

Anxieux de se libérer de leurs entraves.

L’air du Nord a épousé l’odeur du sang.

Un sang mêlé de noirs et de blancs.

La terre a été piétinée

Par nos grenadiers déterminés.

Oh! Nuage de poussière

Qui a vu mourir nos âmes altières!

OhVertières! Qu’ont-il  fait de tes Forts?

Nos mémorables lieux du grand renfort.


Que de chevaux entrainés pour cette expédition!…

Que de chiens dressés pour cette mutilation!...

Ce bataillon de grande foi,

Sous les ordres de Capois,

A fait tonner les canons.

A l’assaut! Répètent-ils à l’unisson

Tant pis pour ceux qui meurent…

Tant pis pour ceux qui pleurent...

Capois a vu tomber son chapeau

Et a fait voler celui de Rochambeau.

Le français lui a rendu hommage,

 Accepta sa défaite et salua son courage.

Oh! Crête-à-Pierrot

Où sont tombés nos héros…

Oh! Butte Charrier, crête dominante

Vive La mission triomphante!


Haitiens, mes frères!

Vous! les fils de Vertières!

Qui d’entre vous, reflètent ses vaillants?

Qui héritent encore l’âme de ses  brillants?

Aujourd’hui, rendons  hommage à nos Forts!

Renaissons de la cendre avec un peu d’effort.

Oh Vertières! où est passé  ton esprit  d’union

Que nos  ancêtres reflétaient avec passion.

Tes enfants s’entredéchirent vivement

Puisqu’ils font la politique autrement

Ils ont perdu le sens de vivre en frères

Ont-ils vraiment saisi le sens de “Vertières”

Vous les jeunes patriotes entêtés

Rallumons le flambeau  de nos héros de la liberté

Qui nous ont procuré cette épopée



Tous Droits Réservés ©
8-11-13

Par: Fernande Gilbert fernande.gilbert@gmail.com


        



Sunday, November 17, 2013

Jérémie, son hôpital et la Floride sur une lancée prometteuse

 
Deuxième  partie
Mourir millionnaire dans son village appauvri et démuni

par:Max Dorismond mx20005@yahoo.ca

Le livre d’Eddy Cavé
Dr Dorval,Dr Déjean et Max Dorismond (De G vers D)
A mon tour de clore les allocutions devant la salle bondée des bienfaiteurs  de la Grand’Anse au Grand Palms Hotel. Comme tout a été dit et énuméré, j’ai choisi tout d’abord de présenter le livre d’Eddy Cavé « Autour des 90 ans de l’Hôpital Saint-Antoine de Jérémie ». Obligé de respecter les contraintes du temps alloué, j’ai parlé succinctement de l’ouvrage, arrivé à point nommé, enrichi de nombreuses photos historiques, techniquement colorées, rappelant l’histoire de l’Hôpital et de ses acteurs dévoués depuis 1923. Plusieurs exemplaires ont été remis au Dr. Déjean pour  encourager les activistes sur le terrain qui luttent à mains nues pour la concrétisation de ce projet titanesque. Citons pour l’histoire, Conceptia Pamphile, le vénérable Maurice Léonce, Monique Cavé…. s’il ne faut nommer que ceux-là.
Moi, Phoolan Devi – Reine des Bandits
En second lieu, j’ai mis l’accent sur « l’obligation morale pour chaque Jérémien d’apporter sa contribution », en invitant les éternels  retardataires à déployer un dernier effort. Pour ce, je me suis attardé à fouetter les hésitants, les sceptiques ou tous ceux qui ne l’entendent pas de cette oreille, en utilisant, en guise de métaphore, un souvenir livresque retenu d’un livre biographique d’une femme abusée de l’Inde qui avait enfilé son habit de redresseur de torts « Moi, Phoolan Devi - Reine des bandits ». Cette anecdote surprenante avait ressurgi dans les tiroirs de ma mémoire dès l’annonce de ce projet. Quel rapport avec Haïti? Voyons de plus près!
Le lien virtuel de la souffrance
La misère et l’indigence peuvent tisser des liens virtuels entre les pauvres de la terre. Les kilomètres et l’espace ne différencient guère les carences de la vie. Avoir faim au nord ou au sud du globe terrestre, nous laisse tous avec un même sentiment de dénuement et d’abandon, avec l’inquiétante sensation d’être seuls au monde. Non! Ne vous y trompez pas, tous les pauvres de la terre sont des alliés. Dans leur psyché, ils sont partenaires. Les exploités de New Delhi aux Indes, les spoliés de Tombouctou en Afrique, les laissés-pour-compte de l’Europe sont si loin et si proches à la fois. La frustration n’a pas de couleur. Ceux de chez-nous n’ont rien à leur envier. Ils sont frères par osmose.
Un apercu de l'ambiance de la soirée ...
L'anecdote: un accident bête et édifiant
Dans le livre sus cité, un jeune indien, très pauvre avait laissé son village natal dans l’Uttar Pradesh et s’exila dans la capitale à Bombay. Par les circonstances de la vie, il avait rendez-vous avec la fortune et est devenu multimillionnaire au point de faire des dons sans compter à des pays étrangers au gré de ses relations d’affaires. C’est ainsi qu’un pays européen avait reçu en cadeau un hôpital moderne de plusieurs millions. Cinquante années plus tard, l’appel de la terre natale étant ce qu’il est, notre richissime, en mal de reconnaissances et de ressourcements, brûla du désir de revoir le patelin familiale et les vieux copains d’antan. Son hélicoptère personnel le déposa au village de son enfance. Le fils prodigue était de retour. C’est la fête!

Herve Gilbert,Dr Frantz Chery,Max Dorismond
Les vieux amis lui préparèrent son plat préféré qu’il mangeait autrefois autour d’un feu de camp dans la brousse. Ce fut un poisson spécial de la région avec des arrêtes multi pointes à vous labourer le palais et la langue. Quand la faim nous tenaille on mange même de la tôle et la bouche s’y adapte, comme la chèvre d’Haïti, en région sèche qui broute des branches de bayarondes tout en évitant leurs sauvages épines. C’était autrefois. Maintenant, notre richard ne connait que des petits plats raffinés, tels : les p’tits lapins farcis au Père Drouillet … etc. Donc, l’appareil buccal et digestif  n’est plus prémuni contre ces plats affreux et dangereux, contre ces arrêtes coupantes et ces épices brûlantes à troubler la digestion de Lucifer. Voulant faire contre mauvaise fortune bon cœur, il s’exécuta pour avaler le met effrayant qui furent le délice de son enfance dans cette région qui semblait  être atrophié dans le temps.
Soudainement, l’accident appréhendé se révéla fatale. Une longue arrête traversa sa gorge et bloqua les voies respiratoires. Face à la douleur lancinante et atroce,  on fit venir d’urgence le soigneur à-tout-faire, en charge du vieux dispensaire de brousse des environs. L’arrête doit être extraite sur le champ, sinon, c’est la mort assurée.
L'intervention de Max Dorismond

 Avec une vieille pince rouillée, on essaya d’extraire l’intrus et ce fut fatal. Cet instrument d’un autre âge coupa le larynx . L’hémorragie interne ne pouvait être évitée. Bombay est à plusieurs heures de vol. Notre multimillionnaire décéda dans le village très, très pauvre qui l’avait vu naître et qu’il ne daigna jamais aider. C’est triste et comique à la fois. L’Europe, le fameux bénéficiaire de son cadeau est loin, très loin! Il n’a pu le sauver.
Prémonition non souhaitée

Jean-Raymond et Maryse Colas
A toi, nouveau riche en diaspora, qui a tendance à oublier son coin de terre isolé dans l’arrière-pays, penses-y à deux fois. Tôt ou tard, la tentation d’aller déguster le « griot de ton enfance » se fera sentir, comme à chaque année pour la Saint-Louis à Jérémie. N’hésite pas à offrir une partie de toi-même à cet hôpital qui avait pris soin de tes premiers bobos. Les pays déjà riches n’en ont cure de vos sous. La « caille » ne peut attendre. Fais-le maintenant, l’urgence est à la porte d’à côté. Le hasard fait si bien les choses, parfois, il le fait si mal aussi.  Ne vas pas mourir millionnaire dans la région de ton enfance que tu hésites à promouvoir. L’histoire ne vous fera pas de cadeau. Comme l’autre, tu ne pourras jamais répéter « L’histoire m’absoudra ». Non! Au-delà du tombeau, l’histoire te  condamnera.  
Conclusion
Je souhaite à tous mes dévoués camarades de trouver les moyens de leurs ambitions pour réussir là où plusieurs ont échoué. Le rêve est collectif, nous sommes condamnés à  le concrétiser.


Max Dorismond   mx20005@yahoo.ca
Pembroke Pines (Florida)
13 novembre 2013.  

Quelques photos en vrac de l'assistance présente au Gala