Discours d'Etzer Vilaire à la mémoire des héros de l'Indépendance, de Charlemagne Péralte... 

Showing posts with label Venezuela. Show all posts
Showing posts with label Venezuela. Show all posts

Sunday, July 11, 2021

Nicolas Maduro du Venezuela se prononce sur le meurtre de Jovenel Moïse

Les présidents Jovenel Moïse et Nicolas Maduro
(Photo Archive)

« Le gouvernement colombien le savait et doit le reconnaître »

Le président du Venezuela, Nicolás Maduro, a affirmé  lors d’un point de presse ce vendredi ,que le gouvernement colombien était au courant du groupe de mercenaires qui a assassiné le président d'Haïti, Jovenel Moise. Dans son discours, Maduro condamne le fait qu'il ait été mentionné de  la participation de Vénézuéliens dans l'assassinat de Moïse.

Le président affirme que le gouvernement colombien « devait être au courant de la préparation du groupe de mercenaires à commettre ce crime en Haïti, le gouvernement colombien le savait et doit le reconnaître »

En ce sens, il assure qu'il n'est pas possible qu'un groupe de 26 soldats colombiens partis avec leurs passeports pour une opération dans les Caraïbes « sans  que les agences de renseignement colombiennes n'en aient pas eu connaissance. 

En outre, Maduro a indiqué que l'une des personnes impliquées, Leopoldo López, est  un ami personnel de l'opposant Juan Guaidó et un fugitif de la justice.

Une équipe de la police colombienne est arrivée à Port-au-Prince ce samedi pour soutenir les enquêtes sur l'assassinat du président haïtien Jovenel Moïse, qui aurait été commis par un commando composé majoritairement de Colombiens.

Le porte-parole du gouvernement haïtien, Frantz Exantus, a annoncé l'arrivée d'une unité spéciale d'enquête criminelle colombienne, sans fournir plus de détails.

Selon les autorités haïtiennes, le commando était composé de 28 personnes, dont 26 Colombiens et deux autres Américains d'origine haïtienne.

Vendredi dernier, 20 personnes avaient été arrêtées et 3 autres sont mortes lors de fusillades avec les forces de sécurité, laissant 5 suspects qui sont portés disparus.

Au moins treize des personnes arrêtées pour leur participation présumée à l'assassinat sont des militaires retraités de l'armée colombienne entre 2018 et 2020.

Source: ElPais.cr

Traduction: HCC

Herve Gilbert



Tuesday, December 17, 2019

Haïti – Carte blanche aux putes du Venezuela

En veux-tu, en voilà! Y en a à gogo!



Par Max Dorismond


Il est de ces nouvelles qui vous chiffonnent des journées entières, tant le contenu surprend. J’ai reçu un texte en ce mois de décembre 2019, décrivant l’arrivée et l’installation de prostituées vénézuéliennes en Haïti. Île laxiste et charitable à souhait, même devant l’impossibilité de nourrir ses enfants, elle s’était toujours acharnée à protéger, à consoler et à aider les plus mal pris de la terre. C’est une partie intégrante de son ADN.


Tout cela, c’était hier, au début du plan général d’embourgeoisement des élites du monde occidental, où, la faute primordiale, pour répéter Aimé Césaire, « revint au pédantisme chrétien, pour avoir posé l’équation malhonnête : Christianisme = civilisation, d’où ne pouvaient s’ensuivre que d’abominables conséquences colonialistes et racistes, dont les victimes devaient être les indiens, les Jaunes, les Nègres1 ». Haïti était leur seule bouée de sauvetage, l’unique planche de salut aux alentours. Elle ne saurait fermer ses frontières, ni laisser ses devoirs inachevés au brouillon!


La vie vous intéresse, Haïti vous attend!
Vu notre déchéance, selon la presse internationale, qui nous traite aujourd’hui, sans déférence aucune, de la nation la plus pauvre du monde, on se croirait des pestiférés, vers qui, même les pires éclopés de la terre, ne songeraient jamais à se tourner pour trouver une bouffée de fraîcheur et du pain.

Et pourtant! Parfois, vaut mieux appeler à l’aide, les plus mal pris que soi, que les riches, poudrés et parfumés. Là où ces derniers vont vous dévisager à l’aune de leur nez, avant d’agir pour la galerie, le souffreteux, même démuni, vous offrira sans   ostentation, gîte et croûte, avec beaucoup d’humilité, de tendresse et de miséricorde. Voilà sans doute l’une des raisons de ce déferlement inattendu chez-nous.

Bienvenue, mais épargnez-nous de la semence de la division.
Bienvenue chères handicapées de la vie. Haïti vous salue! Toutefois, l’interview de l’une de vos consœurs nous laisse un peu perplexe quant à sa vision par rapport à ses concurrentes. La pute du nom d’emprunt de Catalina, bienheureuse de renouer avec le bon dollar, en découvrant la richesse des coucheurs haïtiens, soutient, marketing oblige, que les prostituées haïtiennes sont laides  et les hommes sont fous. Ce sont des paroles débordantes de sous-entendus et de germes de discorde qui portent atteinte à la dignité et à l’intégrité psychologique de l’autre.
Les filles du Roi voguent vers les Antilles

Tous les pasteurs prêchent en premier lieu pour leur paroisse, c’est incontestable. Sauf que, dans un pays où la division entre congénères avait déjà édifié ses frontières, je m’inquiète de l’exaspération de la rue, à l’écoute de telles sornettes, de la bouche d’ingrates, venues quémander leur pain chez le pauvre.  Ces machines à sexe, aux lèvres et aux seins siliconés, aux fesses disproportionnées, qui sont passées maîtres dans l’art de la fascination et de la séduction, ne sont pas de réelles réfugiées. Ce sont des opportunistes expertes en perversion sous toutes les coutures.

Or, je devine déjà le scénario du futur, avec de telles arrières pensées, teintées de racisme et de mépris. Ces amazones, acceptées dans le pays, par commisération, entretenues par des minables de chez-nous, assoiffés de chairs exotiques défraichies, se sentant proches de leur fin de carrière, ont débarquées dans l’île de toutes les possibilités, avec un plan bien astiqué. 

Des prostituées vénézuéliennes font le guet.
Une fois la langue créole parfaitement maîtrisée, elles vont minoucher le premier idiot venu pour marier de riches veufs de la place.  Comme plusieurs, qui avaient jadis emprunté le même parcours et pratiqué de semblables stratagèmes, elles intégreront l’oligarchie haïtienne et seront perçues comme les reines, les intouchables, les précieuses ridicules de notre société avec leurs esclaves.

S’assurant que le temps lessive la mémoire de l’histoire, elles vont s’allier aux parvenus de leur acabit, jusqu’à empêcher à leur progéniture de marier les natifs du pays, par imbécillité et par ignorance. Pour maquiller leur origine, elles rédigeront tout un roman à l’eau pétillante, saupoudré de coloris, montrant qu’elles viennent tout droit des cuisses d’un comte et de sa connasse inventée de l’Europe ancien

J’ai en mémoire un interview, juste après le séisme de 2010, d’une dame d’origine arabe, dans son super marché, à Pétion-Ville, qui s’égosillait avec désinvolture devant le micro d’un journaliste de Radio-Canada : « Oh! Mes enfants sont nés ici, mais ils n’ont pas marié des Haïtiens ».  J’ai failli m’étrangler devant de pareilles inepties. Au cœur de certaines personnes se trouvant du bon côté de la frontière invisible, que tracent la chance et la réussite, se cachent des monstres.

Cependant, Imaginons un instant que le passé de cette mégère fût à l’égal de celui des Vénézuéliennes d’aujourd’hui. Heureusement, les lois haïtiennes n’ont jamais condamné personne à étamper sur son front son métier d’origine, comme les Yellow-girls de la Louisiane aux USA2. Si oui, plusieurs de celles-là, auraient été condamnées à porter un voile éternellement sur la tête, même dans leur lit, la nuit venue, pour camoufler l’empreinte omniprésente de leurs inavouables professions.

La secrète pensée de convertir l’image de ces galériennes du sexe, demeure le pivôt de toutes leurs actions. Les enfants dont parlait cette parvenue, à la courte mémoire, vont habituellement étudier ou plutôt, rouler leur bosse à l’étranger, avec la double mission de trouver un bon parti pour un heureux mariage et s’amuser aussi à qui mieux-mieux.

Mais, le plus souvent, c’est à l’envers du rêve que s’adapte le scénario. Faute de grives, on prend le grillon. Car, le bon vin habituellement reste en France, disent les Français. En fin de parcours, l’éternelle étudiante retourne en Haïti avec un de ces pauvres minables, un enfant de la balle, presque sans éducation, dépourvu de bonnes manières, sorte d’aventurier à la recherche de l’arche perdue, dégoté dans les bas-fonds des cités américaines ou européennes.

Les filles du Roi arrivent en Amérique
À son arrivée dans l’île, pour faire bonne figure, les beaux-parents s’activent à lui rédiger à son tour, un autre roman-feuilleton cousu de fil blanc, en guise de curriculum, pour le faire accepter par la « haute société » (sic), faite sur mesure pour ces mercenaires en mal de futur.

Et la mystification sculptant son chef-d’œuvre, le nabab, une fois installé, maîtrisant parfaitement l’art du tirage de ficelles, rêve de devenir le roi de l’île enchantée qui jette à ses pieds, de l’or, de la myrrhe et de l’encens. Pour y parvenir, il se fait le chantre de la magouille en corrompant les plus faibles à tour de bras pour la contrôler par personne interposée.

Entendrons-nous un jour ces Vénézuéliennes tempêter avec la même sornette que la femme arabe du supermarché? Rien de surprenant! Nous avons, en exemple, les descendants des prostituées de la colonie, historiquement dénommées, les Filles du Roy3.

Rappelons-nous, au XVIIème siècle, de ces pouilleuses, de ces putains tuberculeuses, ces femmes libidineuses extraites de l’Hôpital-Prison, Pitié-de-la-Salpêtrière de Paris, dont la France avait décidé de se délester pour les expédier dans l’enfer des colonies aux fins de satisfaire la libido des minables de la place, les anciens bagnards de la République, les voleurs, les pires criminels de l’Europe de l’époque, arrivés antérieurement.

Leurs héritiers s’employèrent à se conduire en princes et princesses dans le pays d’adoption, comme si l’histoire honteuse des aïeuls ne fut jamais connue. Ils ont contribué à une insoutenable division du pays, si bien qu’aujourd’hui, nous en payons le prix fort au détriment de la paix et de la raison.

Ces aventurières de la chance, ces estropiées de la vie sont des prédatrices dédiées, qui vivotent sans scrupule et sans aucune morale, se convertissant en oiseaux de proie, chassant sur le même terrain qui les a accueillies. Ne nous attendons à aucune gratitude de leur part. Ce sont des « coloquintes4 ». Il n’y a que le signe du dollar qui se révèle leur seul emblème et leur unique boussole.

 Hélas, c’est le destin d’Haïti. Aucune loi n’a été promulguée pour la protéger contre ces hordes de gens sans scrupules, sans éducation, sans une once de reconnaissance et d’humanisme. Certains achètent leur place sur l’échelle avec de l’argent, d’autres plus futées l’obtiennent avec leur « chatte ». Et la vie continue!

Oh! Mon pays. Oh! Haïti.
T’es le poteau mythique
Où tous les chiens galeux
Viennent s’appuyer
Pour se soulager.

Max Dorismond


Note – 1 : Discours sur le colonialisme (1950) de Aimé. Césaire.
Note – 2 : Voir le livre de Max Dorismond, Des mots pour conjurer les mots, page 106. Suite à la guerre de 1804, plusieurs affranchis d’Haïti s’étaient réfugiés en Louisiane. La loi exigea que les femmes réfugiées portent une cocarde ou voile jaune. D’où le titre de Yellow-Girl, un euphémisme poétique sous-entendant : les prostituées.
Note – 3 : « Les filles du Roy » : La Salpêtrière fut le premier et le plus grand des   établissements de l'Hôpital général de Paris, Elle était destinée au « renfermement » des mendiants. En 1684, on ajouta une maison de force, une prison, destinée à 300 femmes, condamnées pour faits de droit commun et de débauche, de prostitution publique en attendant leur départ pour les Amériques.
Note – 4 : Signification autre dans notre créole désignant une prostituée sans scrupules.

Tuesday, January 29, 2019

Venezuela : une présidence à deux têtes qui divise la communauté internationale

Juan Guaido salue ses partisans lors d'un rassemblement contre
 le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro, à 
Caracas, le 23 janvier 2019.                                                      
La crise politique vénézuélienne, où deux présidents se disputent désormais la légitimité du pouvoir, se propage au sein de la communauté internationale. Alors que la majorité des pays occidentaux, dont les États-Unis, le Canada et ceux de l'Union européenne (UE), ont rapidement reconnu le président autoproclamé Juan Guaido, d'autres pays, comme la Russie et la Chine, appuient le président en exercice Nicolas Maduro.

La crise a pris une tournure internationale mercredi lorsque le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Juan Guaido, s’est déclaré président par intérim du pays à la place du socialiste Nicolas Maduro devant des dizaines de milliers de ses partisans en liesse à Caracas.

Le politicien de 35 ans a ensuite disparu dans un lieu tenu secret, craignant une arrestation prochaine.

L'opposition considère que le mandat de Nicolas Maduro, qui dirige le pays depuis la mort d'Hugo Chavez, est illégitime, puisqu'il a été élu à la suite d'un scrutin boycotté par ses adversaires et jugé frauduleux par ces derniers.

C'est le seul moyen de sauver le pays de la dictature, a soutenu le leader de l'opposition Juan Guaido, défiant ainsi le président Maduro, dont la réélection est également contestée par la communauté internationale.

De son côté, le président Maduro a dénoncé mercredi un coup d’État de l’opposition et a appelé l'armée à maintenir « la discipline ». Il a aussi annoncé la rupture des relations diplomatiques avec les États-Unis et a ordonné à tous les diplomates américains de quitter le pays dans les 72 heures.

Accusant Washington d'inciter Juan Guaido à perpétrer ce putsch, il a précisé jeudi devant la Cour suprême que le Venezuela va fermer son ambassade et tous ses consulats aux États-Unis et rappeler tout le personnel diplomatique qui y était déployé.

Le vice-président américain Mike Pence a fait savoir plus tôt dans la journée que Washington n'a pas l'intention d'obtempérer à l'ordre d'expulsion des diplomates américains, puisqu'il ne reconnaît plus la légitimité de M. Maduro.

Dans une alerte de sécurité publiée en fin de journée sur un site du département d'État américain, les États-Unis ont cependant ordonné le départ du personnel « non essentiel » de leurs missions diplomatiques au Venezuela.

Les mises en garde de Pompeo

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a mis en garde M. Maduro contre la tentation de recourir à la force pour réprimer l’opposition au cours d’une réunion extraordinaire de l’Organisation des États américains (OEA).

Il a prévenu le « régime illégitime » de Nicolas Maduro contre « toute décision d'utiliser la violence pour réprimer la transition démocratique pacifique », demandant aux forces de sécurité vénézuéliennes de « protéger » Juan Guaido.

« Le temps du débat est terminé. Le régime de l'ancien président Nicolas Maduro est illégitime. Son régime est en état de faillite morale, incompétent en matière économique et profondément corrompu et non démocratique. »

 Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo

M. Pompeo a également demandé à l’OEA de lui emboîter le pas en reconnaissant M. Guaido comme le président légitime du Venezuela.

De nombreux pays d’Amérique latine, dont les voisins du Venezuela, appuient eux aussi ouvertement le geste du président de l’Assemblée nationale Juan Guaido.

Le Brésil, la Colombie, l'Argentine, le Paraguay, le Pérou, le Chili, le Guatemala, le Costa Rica, le Honduras et le Panama réclament tous de nouvelles élections « dans les plus brefs délais, avec la participation de tous les acteurs politiques et avec les garanties et les normes internationales nécessaires à un processus démocratique ».

Ces 10 pays demandent également que soient garantis « le respect de la règle de droit, les droits fondamentaux de la population et la paix sociale ».

Tous ces pays sont membres, avec le Canada et le Mexique, du groupe de Lima, dont la prochaine rencontre aura lieu au Canada, a confirmé jeudi Affaires mondiales Canada.
Le Mexique, la Bolivie et Cuba ont exprimé leur soutien à Nicolas Maduro. Le ministre mexicain des Affaires étrangères a toutefois exhorté, ce matin, les deux parties à tenir des pourparlers afin d’éviter une escalade de la violence.

L'ambassade canadienne fermée
Le personnel diplomatique canadien demeure en place pour le moment à Caracas, mais l’ambassade est fermée pour la journée. Les conditions de sécurité sont continuellement réévaluées afin de décider d’une éventuelle réouverture.

Contrairement au personnel diplomatique américain, dont le président Maduro a réclamé le départ hier, les diplomates canadiens ont été épargnés par les mesures de représailles du gouvernement vénézuélien.

Des créanciers inquiets
Nicolas Maduro en costume cravate fait un signe de paix avec sa main droite. Il arbore un dossard aux couleurs du drapeau vénézuélien: le jaune, le bleu et le rouge.
Nicolas Maduro lors de la cérémonie d’investiture de son
deuxième mandat le 10 janvier dernier à Caracas.               
Moscou et Pékin – les deux premiers créanciers du Venezuela, ravagé par une crise économique qui a conduit le pays au seuil de la faillite – ont prévenu les pays occidentaux que le président Nicolas Maduro demeurait, à leurs yeux, le président légitime du pays.

La Russie dénonce « l'usurpation de pouvoir » de l’opposition et « l'ingérence étrangère » au Venezuela.

Le Kremlin prévient les États-Unis qu’une intervention militaire – que le président américain n’a pas exclue dans l’éventualité où le président Maduro écraserait la contestation par la force – serait « très dangereuse ».

C'est une voie directe vers l'arbitraire et le bain de sang.

 Le ministère russe des Affaires étrangères

« Nous appelons les hommes politiques vénézuéliens sains d'esprit, opposés au gouvernement légitime de Nicolas Maduro, à ne pas devenir les pions d'une partie d'échecs étrangère », poursuit le communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

De son côté, Pékin appuie implicitement le président Maduro en se déclarant hostile à toute ingérence étrangère dans les affaires du Venezuela. La Chine affirme également soutenir les efforts de Caracas pour préserver son indépendance et sa stabilité.

L’ONU appelle au dialogue
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, appelle les Vénézuéliens au « dialogue » afin d’éviter un « désastre », en marge du Forum économique mondial de Davos.
« Nous espérons que le dialogue sera possible pour éviter une escalade menant à un conflit qui serait un désastre pour la population du pays et pour la région », a dit M. Guterres au cours d'une entrevue diffusée via Facebook.

« Des gouvernements souverains ont la possibilité de décider ce qu'ils veulent sur la question de la légitimité entre les deux présidents vénézuéliens », a dit le chef de l'ONU.

La mission diplomatique des États-Unis à l'ONU a officiellement demandé au Conseil de sécurité de tenir une réunion d'urgence samedi afin de « discuter de la crise en cours au Venezuela »

Washington doit obtenir l'approbation de 9 des 15 membres du Conseil pour que cette rencontre se concrétise.

Le chef de l'armée derrière Maduro
Le ministre vénézuélien de la Défense Vladimir Padrino Lopez
 a réaffirmé la loyauté de l'armée envers le président Nicolas 
Maduro.                                                                                   
La déclaration télévisée du ministre Padrino Lopez, jeudi, constitue une démonstration de soutien militaire à Maduro face à la reconnaissance internationale obtenue par son opposant, Juan Guaido.

M. Padrino Lopez a déclaré que d’obscurs intérêts travaillent en marge de la constitution vénézuélienne, enhardissant ainsi la montée de l'opposition. Il ajoute que ses soldats seraient indignes de leur uniforme s'ils ne défendaient pas la Constitution. Un groupe de 27 militaires s'est brièvement soulevé lundi dans une caserne située au nord de Caracas, en lançant des appels à l'insurrection. Ils ont été arrêtés.

Présidence à deux têtes
L'autoproclamation de M. Guaido, élu président de l'Assemblée nationale vénézuélienne au début du mois de janvier, était écrite dans le ciel.

Au lendemain de l'assermentation de Nicolas Maduro pour un second mandat de six ans, il avait dit être prêt à remplacer M. Maduro à titre de président du pays, ouvrant la voie à une nouvelle confrontation entre le pouvoir et l'opposition. Il avait été brièvement détenudeux jours plus tard.

M. Guaido avait toutefois prévenu qu'il lui fallait obtenir l'appui du peuple vénézuélien, de l'armée et de la communauté internationale pour réussir.

Composée de fidèles du président Maduro, la Cour suprême du Venezuela a ordonné une enquête pénale contre les membres de l'Assemblée nationale, en les accusant d'usurper les prérogatives du président vénézuélien. Dominée par l’opposition, elle a été dépouillée de tous ses pouvoirs par une Assemblée constituante contrôlée par des partisans du président Maduro, élu à l’été 2017 au terme d’un vote discrédité.

Le Venezuela est aujourd'hui un pays exsangue que ses citoyens fuient par centaines de milliers, en raison de la situation politique, mais aussi des conditions économiques désastreuses, marquées par des pénuries de produits de base.

Cette spirale a été accélérée par l'effondrement des cours du pétrole, qui compte pour 95 % des revenus du pays.

Selon le Fonds monétaire international, le PIB du Venezuela a chuté de 18 % l'an dernier et l'inflation atteindra 10 000 000 % en 2019.

Sources combinées : avec les informations de  Radio Canada, Agence France-Presse, Reuters et Associated Press

Monday, January 28, 2019

Le Venezuela et la conscience latino-américaine


Par Cristóbal León Campos
Les derniers événements autour du Venezuela ont rouvert une page qui, pour beaucoup, était fermée dans l’histoire de l’Amérique latine, mais en réalité, ce n’est rien de plus que la poursuite de la politique impérialiste qui a fait tant de mal à nos républiques sœurs, les preuves de l’interventionnisme américain et ses intentions de saisir la richesse naturelle et humaine de ce pays ne laissent aucun doute, les déclarations faites par Donald Trump quelques heures après la tentative de Juan Guaidó, son pantin, qui a voulu usurper la présidence du Venezuela ont jeté le dernier rayon de lumière.
Le prétendu coup d’État a le plein appui des États-Unis et des pays alliés, bien qu’ils aient aussi posé un jugement sur la propre force politique de Trump, puisqu’il n’a pas reçu toute l’approbation qu’il attendait ni obtenu une résolution unanime ou majoritaire au sein de l’Organisation des États Américains, la réorientation stratégique de la région entraînant un conflit pour plusieurs nations a également provoqué que ces nations se rangent aux côtés de Trump.
Le contexte qui s’ouvre laisse entrevoir l’erreur ou la commodité de nombreux universitaires et intellectuels qui, il y a longtemps, ont annoncé la non-existence de l’impérialisme, ont parlé sous diverses formes d’une nouvelle période historique, ont dit que l’ère de la démocratie (libérale) était arrivée, et bien que de nombreuses circonstances soient sans précédent, l’empire américain exerce aujourd’hui sa politique d’expansion et d’accumulation avec plus de désir.
Les silences de ceux qui ont nié la réalité sont maintenant abolis et disparaissent dans le développement violent des évènements. L’intention manifeste d’intervenir au Venezuela, même militairement par le gouvernement américain, ne peut être interprétée autrement que comme une volonté palpable de contrôler l’ensemble de la région sud-américaine, puisque l’établissement de son contrôle au Venezuela permettrait un espace fondamental pour implanter des formes de domination et arrêter l’évolution progressive des pays à gouvernement populaire. L’intention n’est pas seulement d’obtenir le pétrole, l’or et d’autres richesses naturelles, ils cherchent à établir des gouvernements fantoches dans la région et à faire face à l’avance d’autres nations comme la Russie et la Chine.
Ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont exprimé leur soutien à l’intervention nient l’histoire ou l’ignorent complètement, les alliances stratégiques que font les États-Unis ne sont que cela, des alliances qui durent tant qu’elles sont utiles, la voracité de l’impérialisme n’a aucune considération éthique ou morale, il a seulement des intérêts et des désirs de pouvoir et de richesse. Favoriser l’intervention, c’est violer la souveraineté des nations et favoriser la violation du droit à l’autodétermination ; jamais plus un empire ne pourra ou ne devra être au-dessus des peuples.
Les pays d’Amérique latine qui ont apporté leur soutien à la tentative de coup d’État ont trahi leur identité et leur histoire, ainsi que leurs peuples qui, en tant que Latino-américains, éprouvent ou conservent de la sympathie pour leurs frères et sœurs vénézuéliens. Les oligarchies et l’empire oublient que les peuples ont la mémoire et la dignité dans leurs racines, les voix de l’unité et de l’intégration réclament la fin des interventions et du harcèlement constant des gouvernements et des populations, les fantômes des héros de Notre Amérique errent aux côtés de chaque citoyen qui élève sa voix et crie pour la liberté des nations.
Seuls les États-Unis peuvent être intéressés par le développement d’une guerre dans la région, leur tactique vise à diviser les nations et les peuples par des campagnes de haine et de désinformation, leur stratégie est d’imposer des laquais provoquant des conflits déchaînés qui alimentent leur besoin impérialiste de pouvoir.
La République bolivarienne du Venezuela résiste aux attaques sur tous les fronts, la solidarité mondiale soutient les décisions de son peuple, l’audace pédante de l’empire pour tenter de le contrôler affronte et affrontera l’organisation populaire. La conscience développée ces dernières décennies montre une force singulière qui rend possible la résistance. La reconnaissance que les Vénézuéliens ont faite de l’héritage patriotique et latino-américain de Simón Bolívar est une arme beaucoup plus puissante et profonde que tout missile ou guerre. L’élan de son peuple mis en mouvement pour faire face à cette nouvelle agression s’accompagne de voix qui reconnaissent et défendent l’autodétermination des nations comme un droit inaliénable, comme en témoignent les gouvernements du Mexique et de l’Uruguay qui se sont abstenus de participer à cette nouvelle audace inhumaine et qui ont posé les bases pour une éventuelle médiation ou ouverture du dialogue en faveur des peuples.
Nous sommes à nouveau confrontés à la nécessité de résister et d’organiser l’utopie bolivarienne de l’intégration et de l’unité des peuples d’Amérique latine en faveur de leur bien-être et de l’amélioration de leurs conditions de vie : défendre le Venezuela c’est défendre tous nos pays.

Wednesday, March 29, 2017

Haïti apporte son soutien inconditionnel au peuple vénézuélien

l'Organisation des Etats américains  en Assemblée à Washington DC
Petite victoire pour le Venezuela qui a pu éviter les sanctions de l’Organisation des Etats américains au terme d’une rencontre tendue entre les membres du Conseil permanent de l’organisation régionale mardi. Haïti a apporté son soutien inconditionnel au peuple vénézuélien, dénonçant le rapport du secrétaire général de l’OEA qui appelle à la suspension de la République bolivarienne de l’organisation, et à des élections anticipées au Venezuela.

28 mars 2017, le régime vénézuélien face à un tournant historique sur la scène internationale. Le Conseil permanent de l’OEA s’apprête à voter une déclaration appelant à la suspension du pays de Hugo Chavez de l’organisation hémisphérique. Le texte supporté par les grands voisins du Nord et le Mexique peine à rallier le plus grand nombre dans les couloirs de la maison des Amériques. La réunion extraordinaire prévue initialement 2 heures est retardée de 60 minutes. Un groupe conséquent de pays, dont les membres de la Caricom, refuse d’accepter la déclaration appelant notamment à des élections anticipées et au départ de fait du président Nicolas Maduro.

« Oui, il y a beaucoup de pressions », a avoué au Nouvelliste un membre de la délégation haïtienne à quelques heures de la tenue de la rencontre historique. Des instigateurs du coup ont tout fait pour obtenir le support d’Haïti, l’un des leaders du groupe des pays de la Caricom. « Haïti est un pays dont la diplomatie est centenaire avec des orientations de politique extérieure claires », a rassuré l’ambassadeur Jean Victor Harvel Jean-Baptiste, chef de la délégation haïtienne. Après plus de six heures de tractations, de négociations et de pressions, les membres du Conseil permanent regagnent la salle Simon Bolivar. Ironie du sort, c’est dans la mythique salle portant le nom du libérateur vénézuélien que la grande famille des Amériques va statuer sur le sort de la République bolivarienne.

Le représentant du Venezuela remet en question d’entrée de jeu la légitimité de la rencontre. « Je ne comprends pas comment on peut se réunir ici pour statuer sur mon pays sans avoir notre consentement », martèle l’ambassadeur Moncada évoquant l’article 1 de la charte de l’organisation. Le Venezuela reçoit le soutien de la Bolivie et du Nicaragua qui dénoncent l’utilisation de l’organisation régionale comme outil de déstabilisation. Le secrétaire général Luis Almagro, qui a polémiqué publiquement avec le président vénézuélien, est considéré comme le chef de la conspiration. C’est le secrétaire général qui, dans un rapport, a réclamé en premier des sanctions contre le pays sud-américain. Après près d’une heure de discussion, le Conseil permanent vote en faveur de la poursuite de la rencontre avec 20 oui, 11 non et 2 abstention.

Edifice de l'OEA   à  Washington DC
Les Etats-Unis, le Mexique, le Canada se chargent de décrire pour le Conseil permanent le sombre tableau de la réalité vénézuélienne. Les représentants des USA parlent de la République vénézuélienne comme un pays s’éloignant des idéaux démocratiques que défend l’Organisation des Etats américains. Même son de cloche du côté du Canada. En effet, la République bolivarienne connaît depuis le décès de Hugo Chavez une grave crise socio-économique doublée d’une crise politique découlant de la lutte entre la droite vénézuélienne et la gauche au pouvoir depuis plus d’une décennie. Le Venezuela, sur la sellette,a pu compter sur les soutiens de plusieurs pays, dont Haïti.

Haïti donne son support inconditionnel au Venezuela

« Face à de tels agissements du secrétaire général, la situation est plus que grave pour notre organisation, a déclaré l’ambassadeur haïtien, dénonçant le rapport du secrétaire général Luis Almagro. « Avec de telles recommandations, le Secrétaire général n’a pas seulement outrepassé ses prérogatives, il a aussi voué un mépris inadmissible aux principes fondamentaux consacrés dans la charte de l’organisation », selon la déclaration de la délégation haïtienne.

« Si nous laissons le secrétaire général, comme il le fait, s’immiscer sans réserve dans les affaires internes d’un pays et au détriment du principe du respect de la souveraineté des Etats, bientôt Haïti et d’autres pays de la région seront eux aussi victimes de cette même dérive de l’organisation », a poursuivi l’ambassadeur Jean-Baptiste, remonté contre l’attitude de son secrétaire général.

« Les sanctions ne sont pas la solution. Si nous autorisons la menace de ce coup d’Etat maquillé contre le gouvernement élu du Venezuela, nous ne pourrons pas empêcher qu’on en fasse de même, à l’avenir, contre d’autres pays des Amériques », fulmine l’ambassadeur Jean-Baptiste.

La rencontre prend fin et les opposants du Venezuela n’ont pas pu obtenir les sanctions escomptées. Ce n’est que partie remise pour les porteurs du dossier qui espèrent réunir à nouveau le Conseil permanent. Sinon, rendez-vous à la prochaine Assemblée générale de l’OEA en juin prochain au Mexique qui a pris frontalement position contre le régime vénezuelien.

Louis-Joseph Olivier Auteur
Source : Le Nouvelliste

OEA-Venezuela: La position d'Haïti

M. Harvel Jean-Baptiste
Ambassadeur d'Haïti auprès de l'OEA

L’intégralité du texte lu par M. Harvel Jean-Baptiste, ambassadeur d'Haïti auprès de l'OEA lors de la réunion sur le Venezuela

La délégation haïtienne auprès de l’OEA voudrait, d’entrée de jeu, exprimer ses plus vives préoccupations par rapport aux différentes formes de violations des règles les plus élémentaires qui régissent le fonctionnement l’Organisation des Etats Américains. 

Monsieur le Président, 

L’Organisation des Etats Américains dont Haïti est membre fondateur depuis sa création en 1948, reconnaît, avec l’entrée en vigueur de sa charte en 1951, quatre langues officielles de travail dont l’Anglais, l’Espagnol, le Portugais, et le Français, qui est également l’une des langues officielles de la République d’Haïti. 

Nous considérons que c’est un manque de respect vis-à-vis de la République d’Haïti, lorsque le Secrétaire général s’autorise de faire circuler un rapport qui concernerait une situation dans la région, sans se donner la peine de nous en faire avoir copie dans notre langue officielle qui est aussi, je le répète, l’une des quatre langues officielles de l’Organisation. 

Intervention Harvel Jean-Baptiste au Conseil Permandent de l’OEA 
sur la situation au Venezuela

Sur cette base, la République d’Haïti voudrait demander qu’il soit noté dans les procès-verbaux de ce Conseil Permanent, que nous considérons le dit rapport du Secrétaire général Luis Almagro concernant la situation au Venezuela comme une rumeur, car nous n’en avons pas pris connaissance selon les normes tracées par l’Organisation. 

Toutefois, cette rumeur nous préoccupe profondément et à plus d’un titre. Il est bruit que le Secrétaire général Luis Almagro recommande la suspension du Venezuela dans l’Organisation et exige des « élections générales sans délai et à tous les niveaux » dans ce pays. 

Monsieur le Président, 

Face à de tels agissements du Secrétaire général, la situation est plus que grave pour notre Organisation. Avec de telles recommandations, le Secrétaire général n’a pas seulement outrepassé ses prérogatives, il a aussi voué un mépris inadmissible aux principes fondamentaux consacrés dans la Charte de l’Organisation. 

En effet, devons-nous rappeler que selon l’article premier de la Charte de l’OEA, « aucune disposition ne l'autorise à intervenir dans des questions relevant de la juridiction interne des Etats membres. » 

De même, selon l’article 2 et 3 de la charte, l’OEA se donne pour principes d’ « encourager et consolider la démocratie représentative dans le respect du principe de non-intervention ainsi que « le respect, de la souveraineté et de l'indépendance des Etats. » Dans ces conditions, nous sommes absolument consternés devant le fait que le Secrétaire général de l’OEA puisse seulement songer à appeler à « la convocation d’élections générales sans délai et à tous les niveaux », dans un Etat membre de l’Organisation, ayant un président en fonction dont le mandat court jusqu’à 2019 !!! 

Monsieur le Président, 

Le moment est grave. Il dépasse de loin la question du Venezuela. Les agissements du Secrétaire général fragilisent notre Organisation. Ses actes ne nous rassurent pas du tout pour ce qui concerne la paix et la stabilité dans la région. Si nous laissons le Secrétaire général, comme il le fait, s’immiscer sans réserve dans les affaires internes d’un pays et au détriment du principe du respect de la souveraineté des Etats, bientôt Haïti et d’autres pays de la région, seront eux aussi victimes de cette même dérive de l’Organisation. 

Monsieur le Président, 
Mes chers collègues, 

Vous n’êtes pas sans savoir que mon pays, Haïti, est l’un des pays ayant connu une difficile transition vers la démocratie. L’expérience d’Haïti nous enseigne qu’il ne saurait y avoir ni promotion ni protection de la démocratie dans un pays à coups de sanctions. Nous devons donc tirer leçon de l’expérience haïtienne. Seul le dialogue, la recherche du compromis, la médiation non partisane et sans ingérence, peuvent protéger et promouvoir la démocratie dans la région. Nous profitons à cet effet de l’occasion pour remercier le Conseil Permanent de l’OEA, pour le rôle médiateur qu’il joué sans ingérence et sans menaces de sanctions, dans les négociations haïtiano-haïtiennes qui ont abouti au dénouement heureux du processus électoral en Haïti. 

Force est alors de constater que les sanctions ne sont pas la solution. 

De ce fait, il est impératif de défendre l’OEA contre toute instrumentalisation qui peut en être faite au détriment des intérêts d’un Etat membre. Ainsi, notre appui au Venezuela relève-t-elle fondamentalement d’une question de principe. Si nous autorisons la menace de ce coup d’Etat maquillé contre le Gouvernement élu du Venezuela, nous ne pourrons pas empêcher qu’on en fasse de même, à l’avenir, contre d’autres pays des Amériques. 

Dans cette perspective, ce qui se passe à l’OEA en cet instant même, augure des jours sombres pour l’Organisation hémisphérique et pour notre région. L’Organisation des Etats Américains n’a jamais été aussi divisée. La convocation d’une réunion du Conseil Permanent pour débattre de la situation d’un Etat-membre, sous la menace de suspension de cet Etat, et en cherchant à pousser vers des élections anticipées contre un Président élu, tout cela nous fait craindre la mise en œuvre d’un agenda qui ne correspond ni à l’esprit ni à la lettre de la Charte de notre Organisation. 

Face à cet agenda qui ne peut que fragiliser l’Organisation, la délégation haïtienne voudrait soutenir que la meilleure solution reste et demeure la voie du dialogue. Nous supportons le dialogue et la négociation entre les acteurs vénézuéliens eux-mêmes afin de trouver une issue à la situation politique dans leur pays. Nous soutenons également toutes les formes de médiation non partisane, qui respectent les principes de la souveraineté des Etats et qui croient que, comme nous l’a enseigné l’expérience haïtienne, la solution définitive ne peut venir que des acteurs eux-mêmes, dans le respect des principes constitutionnels qui régissent la vie politique interne du pays. 


Je vous remercie. -

Source : Le Nouvelliste