Discours d'Etzer Vilaire à la mémoire des héros de l'Indépendance, de Charlemagne Péralte... 

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Tuesday, July 13, 2021

Le singulier destin de Jovenel Moïse

 

Par Max Dorismond           

Ce qui est arrivé à cette famille, je ne le souhaite pas à mes pires ennemis. C’est très dur, c’est très humiliant et pour le peuple et pour l’image d’Haïti. 

Quand le hasard du destin avait introduit Jovenel, malgré lui, dans la jungle des Ali Baba de la capitale haïtienne, j’avais rédigé un texte subliminal et prémonitoire, en 2017, « De Zéro à Héros... Le dilemme d'un président». J’avais interpellé le côté humain du nouveau chef d’État, pour l’inviter à comprendre le jeu des coquins qui lui avaient confié le pouvoir, avec une arrière-pensée bien arrêtée. Il s’est retrouvé coincé dans les couloirs de la corruption. Dans mon livre, «Des mots pour conjurer nos maux», vous verrez ce texte à la page 218. J’avais exposé le scénario du film, avec deux conclusions possibles : soit qu’il finisse en ZÉRO ou qu’il meure en HÉROS. Il a opté pour le second. Que le ciel ait pitié de son âme et que son nom soit honoré aux frontispices de l’Histoire. 

Président Jovenel et  sa femme Martine Moïse
(7 février 2017)

Arrivé au timon des affaires, le jeune président se croyait dans une cour de récréation où jouaient des enfants de chœur. Oh non! Son constat fut effarant. Le lac immense de la dilapidation était infesté de crocodiles affamés qui gobent tout sur leur passage. Sa première pensée fut pour ses parents et la masse silencieuse du peuple exploité sans vergogne, comme de véritables esclaves s’échinant pour remplir les coffres des prédateurs. Il s’est alors mis en tête de réparer le sacrilège du temps .5 nettoyant Haïti, de la cave au grenier. 

Faisant acte de désobéissance, et pour désarçonner ses commanditaires, il monta au créneau en dénonçant les cinq plaies d’Égypte, soit la corruption, la corruption… Il reçut des avertissements. Certains des oligarques prirent le large, le tapis se rapetissant sous leurs pas. Et les réactions ne se firent point attendre. Les sabotages se multiplièrent sur les chantiers. Les médias complices l’attaquèrent de tous bords. La camarilla de l’opposition fit flèche de tout bois pour le décourager. Les invitations à la prudence ne cessèrent de pleuvoir. Jovenel, tête droite, fonça dans le tas. Il voulait en finir avec ce marché de dupes. 

Néophyte dans cette guerre d’usure, il a commis l’erreur de simplement menacer les renards au lieu de les coincer, en exprimant ses émotions sans faire l’économie de ses avertissements. Ainsi, a-t-il signé son arrêt de mort ! 

Étant riches à millions, ses adversaires, tel que décrit dans le texte témoin, étaient en mesure d’acheter le pays en son entier pour lui fermer le caquet. En réalité, c’est ce qui arriva. Des exécutants se présentèrent chez Jojo avec leur clé, sans invitation, ouvrirent la porte, pénétrèrent dans la demeure comme dans un moulin, et placèrent 12 balles dans le corps du 1ercitoyen de la cité. Le job signé, terminé, ils rentrèrent au bercail pour boire une bonne tasse de café chaud. 

Le message des signataires s’adresse aux futurs présidents d’Haïti

Sans ambages, ce meurtre, signé du sceau de la mafia, laisse une note claire et indiscutable aux éventuels candidats au fauteuil présidentiel et aux postes de ministres, à savoir que lorsque vous êtes choisis par les maîtres du sérail, vous n’aurez droit à aucune fanfaronnade. Keep it quiet ! Tu t’exécutes ou tu crèves ! Tel sera le contrat du futur. Sinon, comme Jovenel, vous passerez au «Blender1». 

Et voilà, la table est mise. Pensez-vous que la clientèle sera au rendez-vous de demain? Suivez mon regard, chers lecteurs. Entre le pouvoir et l’avoir, en Haïti, il n’y a qu’un trait d’union à titre de chemin. Cette piste est et sera toujours encombrée de prospects, de p’tits vicieux qui se voient déjà au nirvana, qui rêvent de la grande vie. Ils seront tous prosternés, les fesses à l'air, au pied des marionnettistes pour être les heureux élus. La mafia locale le sait bien. L’International qui tire toutes les ficelles à son avantage ne l’ignore pas, non plus. 

D’ailleurs, ces faiseurs de rois ont pour habitude de choisir les cabochons les plus bêtes, les plus cancres, les plus dévergondés pour conduire la nation. Et l’élite en général les accepte sans broncher. Cependant, en 2016, pour perpétuer l’impunité, ils ont erré en embauchant, à titre de gardien, Jovenel Moïse, un p’tit gars du Nord qui serait trop heureux, dans leur optique, de franchir le mur de verre. Mais, ils se sont fourré le doigt dans l’œil. Ce fut un colis surprenant. Par conséquent, il leur a fallu tracer un exemple mortifère, une fois pour toutes, pour éviter ce type de dérive. Car, quand on jouit de certains privilèges, on doit être prêt à tuer pour les conserver, sinon, la fin est proche. C’est leur loi. 

À partir de cet échec, ils ont juré de remplir le vide avec un nouveau poulain en vertu de l’habituelle tradition. C’est une formule connue, au point que Erno Renoncourt, un journaliste vedette du blog Médiapart (France) eut à écrire : «Haïti a atteint un tel niveau d’insignifiance, par le déracinement culturel et la déshumanisation des élites qui s’y sont constituées, que la communauté internationale peut, délibérément à sa guise, mettre un chien à la tête de ce pays, qu’il n’y aura aucune indignation collective. Et même qu’il y aura des universitaires, des hommes d’affaires, des journalistes, des professionnels, des ONG pour continuer de vaquer à leur aubaine et à leur petite réussite en se mettant à disposition du nouveau pouvoir pour se rendre utile». (Mediapart).(09-07-21). 

Le monde entier a déjà lu notre romance. Rien de chez nous ne lui est étranger.

Max Dorismond







Note – 1 : Blender : un extracteur à jus. Métaphore définissant la désarticulation du corps du président : crâne écrabouillé, membres brisés, cou éclaté, l’œil perforé, éclats d’os éparpillés, etc

Thursday, October 10, 2019

Discours de Cantave :un cas flagrant de somnambulisme

Carl Murat Cantave
Président du Sénat haïtien

Par : Herve Gilbert

À écouter le discours élogieux du sénateur Carl Murat Cantave adressé au Parlement et au peuple haïtien, on tombe des nues, on se croirait dans la pièce satirique de la « Veuve éplorée ».

À l’enterrement de son mari, une veuve affligée a eu un regain de sursaut à l’écoute de l’oraison funèbre louangeant la vie de l’homme qui a partagé sa vie durant plus de 50 années, quand le   côté humain, fraternel, paternel, fidèle, responsable, courtois du décédé fut souligné. Oubliant momentanément sa douleur, prestement, elle délégua son fils pour qu’il aille vérifier de visu, s’ils ne se sont pas trompés de cadavre ou d’enterrement.
           
Et c’est précisément ce qui arriva, le 8 octobre 2019, à la nation entière, qui sursauta en entendant le président du Sénat déblatérer avec des expressions d’une autre époque, d’un autre siècle, décrivant l’auguste temple d’hier qui a changé de nom aujourd’hui. Un président audacieux dont sa clinique aux Gonaïves fut victime, il y a de cela une semaine, d’un déchoukage1 suivi d’un malencontreux incendie, à cause de son nom synonyme de malversations, de coups tordus.
           
À l’entendre discourir sur la mission des sénateurs, même si ses yeux sont grands ouverts, il est absent, il rêve, il est en plein délire. Somnambule, il les voit tous à travers  les nuages de cannabis : les Castel Démesmin, les Anténor Firmin, les Démesvar Délorme, les Émile St-Lot  qui sont en réalité, les Don Kato, les Gracia Delva, les Wilot Joseph etc... Il est en pleine hallucination. Réveille-le, quelqu’un. Il est devenu fou.
           
Aujourd’hui, plusieurs de ces personnages, sont des « sénateurs à signature ». Leurs noms de famille ont été commués en des sons disgracieux lorsque la foule déchaînée les croise sur leur route. À voir des vidéos sur les réseaux sociaux où certains sont déshabillés et mis à nu, presque déchiquetés par la populace déçue. Ils n’ont eu la vie sauve que grâce à la bravoure opiniâtre de leur garde de corps. Mon cher Cantave, vous vous êtes trompé d’histoire d’Haïti, vous vous êtes trompé de roman.
Quand la foule déshabille un sénateur de la 50ème législature (2oct.2019)
Dans cette cinquantième législature où la plupart des poulains contrôle un ministère, une institution qu’ils sucent à titre de vache à lait, les quelques sénateurs honnêtes, dignes de ce nom, se voient attribuer le sobriquet de niaiseux ou d’imbéciles. Souvenons-nous du nom du sénateur qui arrivait chez ses collègues avec dans ses valises, plusieurs liasses de 100 000,00$ US enroulées et bien au chaud pour soudoyer tous ceux qui veulent appuyer le premier ministre désigné Fritz William. Devinez! Son nom commence par Canne et se termine par Cave.

Bizarre! Les écrivains ne désignent plus le Parlement avec un « P » majuscule. L’institution a perdu de sa noblesse et un simple pseudonyme le désigne aujourd’hui sous le déplaisant vocable de La Caverne d’Ali Baba. Qui dit mieux.

C’est de cette caverne qu’on entend son président pérorer et s’égosiller pour nous embarquer dans ses rêves de fous, pensant que toute la nation a fumé du pot après une orgie de carnaval. Une caverne où la majorité ne connaissent que les « grosses lettres » de l’alphabet, les gros chiffres de la borlette, 50-15-10, les articles « YV » et ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

Monsieur le président, ne profanez point le nom des Sénateurs honnêtes que le pays avait connu hier. Ils ne sont ni de votre rang, ni de votre acabit, ni de votre calibre. Ils méritent le respect et la reconnaissance de la nation. Évoquer la mémoire des héros pour soi-même est toujours très dangereux. En attendant, votre cinquantième législature a mis le pays à genoux, au point que le tout le monde en paie le prix aujourd’hui. La nation saigne présentement de ses propres blessures.

Mr. Cantave, votre discours mal empaillé aurait un sens, si, extrait de votre sommeil, vous et vos petits copains-coquins auraient remis les 100 000,00$ US reçus chacun pour promouvoir la nomination du premier ministre désigné. Vous avez essayé de maquiller à forte dose de graisse colorante la face de vos faux jetons. Mais hélas, sur la scène encombrée de voleurs mal fagotés, mal sanglés, les spectateurs rigolent à fendre l’âme devant vos guignols mal embouchés qui n’arrivent même pas à nous faire pleurer de pitié. Graham Green2 avait raison!
           
Viens voir les comédiens / Viens voir les sénateurs / Viens voir Cantave….!

Par : Herve Gilbert


Note – 1 : Déchoukage : expression créole signifiant briser et piller, dévaster une maison lors d’une manifestation de protestation.

Note – 2 : Graham Green : écrivain anglais qui avait vécu à Cuba un certain temps. Il avait écrit un livre assez réussi sur les politiciens haïtiens de l’époque de Duvalier. Il l’avait titré : « Les comédiens »

Monday, March 27, 2017

Dîtes-vous « Parlement » ou « Caverne d’Ali Baba »

Par Max Dorismond mx20005@yahoo.ca 

Comment expliquer qu’un gouvernement majoritaire se fasse tripoter par ses propres alliés parlementaires lors de la ratification de son Premier ministre aux fins d’une application rapide de sa politique pour une gestion efficiente du pays ?

C’est la première question qui  tambourine contre les tympans de tout citoyen s’attendant à une reconnaissance rapide du gouvernement nommé à cause de la majorité dont jouit le pouvoir en place au Parlement. Étant un pays unique, Haïti fonctionne à l’envers des lois et des principes établis. Il faut replier les rebords pour saisir les raisons. Le marchandage et le népotisme ont un pays.

                     Ali Baba et les Quarante Voleurs
Pour illustrer ce comportement hors norme, nous empruntons  un récit d’origine persane appris sur les bancs de la petite école. C’est l’histoire d’Ali Baba. Dans l’antiquité, la caverne d’Ali-Baba comptait seulement 40 voleurs. Mais aujourd’hui, les Baba se sont multipliés. Le Parlement haïtien  en compte 30 sénateurs et une centaine de députés. Le nombre peut augmenter à l’avenir. Déjà, une armée de prétendants piaffe d’impatience derrière la porte. L’assiette au beurre est alléchante. Tout le monde veut se graisser la patte. Faute d'être président, le titre de parlementaire fascine. c'est un placement sûr.

Le président Jovenel Moïse pensait gérer le pays à la manière des coopérants de sa bananeraie, avec un résultat positif en fin de parcours. Non ! Il a eu la surprise de sa vie, de se retrouver face à des détrousseurs qui lui présentent deux choix : la bourse ou la vie. En effet, les petits baba, riant dans leur barbe, laissent au coin de la table, leur liste d’épicerie au nouvel occupant du fauteuil présidentiel comme condition préalable de l’accréditation du premier ministre de son choix.  Ahuri, Jovenel se dit : « Dans quel pétrin me suis-je fourré. Seigneur-Dieu, Mwen pran nan 3 wa ». Les conditions sont surprenantes.

Vue  de l'Assemblée  Nationale
(Photo archive)
De guerre lasse, en ouvrant par hasard une première enveloppe, il lit : je voudrais tel ministère pour mon frangin ; telle direction pour ma soeurette ; dix bourses d’études en France ou au Canada pour mes enfants et neveux ; deux Bâton-Moïse (2 Auto VUS Range-Rover) pour mon père et mon beau-père ;  une maison de deux étages dans les hauteurs avec voitures et chauffeurs pour chacune de mes maîtresses, (des Madan Papa) ; un consulat pour mon beau-frère ; une ambassade pour le gendre de ma 2èm maîtresse ; vacances à Walt Disney World pour mes petits-enfants ; un chèque pour la bonne et le garçon de cour ; deux billets de voyage, avec frais d’hôtel, pour mon voisin d’à côté….etc…etc.
 
Le parlement en séance plénière
(Février 2017)
Ainsi va la politique dans ce pays merveilleux. Et chaque veille de sabbat, on assiste à la procession du cortège des limousines des frères Baba, frais comme des œufs, faisant le tour des ministères et des directions générales à la perception des prébendes escomptées, le chèque de la semaine, avec la satisfaction du devoir accompli.


Que le monde a changé! Hier, comme je l’ai déjà écrit dans l’une de mes chroniques sur la corruption, la fonction de sénateur ou de député, était, naturellement, selon la tradition, le poste réservé aux notables méritants de nos villes, de nos patelins. Personnages de valeur, au dessus de tout soupçon, l’honnêteté personnifiée à qui on confiait par le truchement des élections, la gestion de la région, du pays. À cette belle époque, le citoyen ordinaire pouvait vaquer à ses occupations sans crainte de déception, car la nation  était entre bonnes mains. Il pouvait dormir en paix. Aujourd’hui, c’est la fin du rêve. Si le citoyen a le malheur de s’assoupir présentement, il risque de se réveiller avec la citoyenneté dominicaine, ou je ne sais quoi. La confiance est au diable.

Le Sénateur Gracia Delva (à droite) très connu pour sa
fameuse remarque sur l'article (IV) qu'il appelle (Ive)
Peuple haïtien, réveillez-vous, sortez de votre gentillesse. Cessez de priez le ciel pour votre délivrance. J’ai souvenance encore, de votre feinte ou passivité légendaire, à l’époque où les Duvalier et consorts pillaient et détroussaient la nation à tour de bras, «  maspinaient » nos pères, frères, sœurs et voisins ; vous chantiez à tue-tête : « Duvalier Duvalier, peyi-a se pou ou, vire bouda w  jan w vle ». Voilà le résultat aujourd’hui. À l‘Université de la subornation, 95% de nos élus ont été à bonne école. Ils sont tous des Docteurs Ès-Fraude. 75% ne savent ni lire, ni écrire, mais leur propension pour les billets verts est exacerbée par leur consommation à outrance des bling-blings importés. Leur appétit ne connaît aucune limite. Ce sont des analphabètes politiques ou du moins, des analphabètes tout court. Ce que nous pouvons illustrer avec cette diatribe de Bertolt Brecht.

« L’analphabète politique …ne sait pas que le coût de la vie…le prix du loyer…le prix des médicaments… dépendent des décisions politiques… Il ne sait pas l’imbécile, que c’est son ignorance politique qui produit la prostituée, l’enfant de la rue, le voleur, le pire de tous les bandits et surtout le politicien malhonnête, menteur et corrompu, qui lèche les pieds des entreprises nationales et internationales. (Eugen Berthold Friedrich Brecht, 1898-1956).

Un segment en vidéo durant la séance houleuse de ratification du Premier ministre Lafontant par ses propres alliés  soit-disant majoritaires au Parlement.

Écoutez, sœurs et frères, tassez ces fanfarons. Nous sommes en démocratie. Donc, le pouvoir c’est vous ! Saisissez-le au vol ! Descendez dans la rue, amendez la constitution et réclamez non pas la dissolution, mais l’abolition pure et simple de l’une des deux chambres! Demandez à votre président de faire, comme Macky Sall, le président du Sénégal, en Afrique. Ce  dernier a éliminé le sénat de son pays et a consacré le budget de ce Corps inutile au développement de l’énergie solaire. Son pays se porte mieux maintenant en matière d’électricité.

Avec ses hommes de corde et de sac, Haïti va tout droit vers un mur. C’est un suicide annoncé. Mais, ce n’est pas la première fois que Haïti se démerde avec les Ali Baba. C’est une habitude nationale, si bien qu’une formulation avait pris racine dans la culture du pays avec l’expression « Kon-Baba ». Quand l’haïtien est exaspéré, découragé, déçu, étonné, il lève les bras  au ciel et porte ses mains sur sa tête en hurlant : « Kon-Baba! Nou mélé ». Ce qui peut se traduire par : « Nous sommes foutus ».

Point n’est besoin de nous illusionner, le cas de la nation est une affaire entendue. Le sage chinois avait raison. « Après vingt ans de malversations, un pays finira par être dirigé par des voleurs, des cancres et des bandits1 ». Nous y voilà ! Il nous reste à croiser nos bras et à entonner en chœur le nouveau refrain national d’Haïti : « Kon-Baba! Nou mélé !/ Nou fenk karé mélé / Vive Ali Baba ! ».

 2016-10-27
Max Dorismond


Note 1 : Voir mon texte : Quand la corruption destabilise un pays (1 et 2) publié sur  Haïti Connexion Culture ou sur le Journal le Nouvelliste (20 avril et 3 mai  2016).