Discours d'Etzer Vilaire à la mémoire des héros de l'Indépendance, de Charlemagne Péralte... 

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Wednesday, September 11, 2024

Des républicains poussent une dangereuse théorie du complot sur les Haïtiens.

Sénateur JD Vance, colistier de Donald Trump  à la présidence,  est l'un
l'un des propagateurs de cette théorie de complot à l'endroit des Haïtiens
 

Par Herve Gilbert


Le porte-parole de la Maison-Blanche, John Kirby, a dénoncé les fausses allégations "dangereuses" relayées par des républicains, prétendant que des immigrants haïtiens tueraient et mangeraient des animaux de compagnie dans une ville de l'Ohio. Le sénateur JD Vance (R-Ohio), qui diffuse ces rumeurs infondées, a été mentionné par Donald Trump lors de son premier débat avec Kamala Harris. Ces accusations émanent de publications sur les réseaux sociaux de Vance, candidat à la vice-présidence, et d'autres figures républicaines, affirmant que les Haïtiens mangent des chats et d'autres animaux de compagnie.


« Ce qui nous inquiète vraiment, c’est que certains élus républicains propagent encore une théorie du complot qui ne fait que diviser les gens sur des mensonges, et il faut bien le dire, avec une touche de racisme », a déclaré mardi John Kirby, porte-parole de la sécurité nationale de la Maison Blanche.


« Ces propos et cette désinformation sont dangereux, car il y aura toujours des gens qui y croiront, même si c’est complètement absurde et ridicule, et ils pourraient réagir d’une manière qui risque de blesser quelqu’un. Il est donc urgent que cela cesse. »

Vance, sénateur et colistier du candidat républicain à la présidence Donald Trump, a affirmé ce mardi  soir au micro de Kathleen  de CNN : « Il y a désormais des rapports indiquant que des animaux de compagnie auraient été enlevés et mangés par des individus qui n’ont pas leur place dans ce pays. » Il a aussi accusé les immigrants haïtiens de « semer le chaos » à Springfield, une ville de son État d’origine, l’Ohio.


Ces derniers jours, d'autres personnalités républicaines et leurs soutiens, notamment le sénateur Ted Cruz et le milliardaire Elon Musk, ont relayé des accusations et des mèmes similaires.


Toutefois, la police locale a tenu à rétablir les faits par un communiqué : « En réponse aux récentes rumeurs alléguant des activités criminelles au sein de la population immigrée de notre ville, nous tenons à clarifier qu’aucun rapport crédible ni réclamation précise n’ont été reçus concernant des actes de maltraitance, de blessure ou d’abus envers des animaux de compagnie par des membres de la communauté immigrée », a déclaré la police de Springfield.


La ville de Springfield, Ohio, a également publié sur son site internet une section "Foire aux Questions" concernant les Haïtiens, précisant qu'ils sont présents légalement et ont le droit de travailler.


Selon ABC News, la rumeur a commencé dans un groupe Facebook de Springfield, où quelqu'un a écrit qu'un chat s'était perdu. La personne a ensuite, sans preuves, affirmé que des Haïtiens avaient pris le chat pour le manger.


Mardi, Vance a reconnu que ces affirmations n'étaient pas fondées. « Il est bien sûr possible que toutes ces rumeurs s'avèrent fausses », a-t-il déclaré sur CNN, avant d'accuser l'immigration haïtienne d'avoir un impact sur les services de santé, l'éducation et d'autres problèmes locaux.


Cependant, Vance n'a pas reculé. Dans un autre message mardi, il a écrit : « En résumé, ne laissez pas les pleurnichards des médias vous dissuader, chers patriotes. Continuez à partager les mèmes sur les chats. »


Ces dernières années, les États-Unis ont vu une nette augmentation des crimes haineux, définis par le FBI comme des infractions motivées par des préjugés concernant la race, l'ethnicité, la religion, l'orientation sexuelle, le handicap ou le genre. Selon les données du FBI, le nombre de crimes de haine signalés est passé d'environ 8 500 en 2018 à plus de 13 300 en 2022, un chiffre record.


En parallèle, plus d'un million de personnes vivant aux États-Unis sont nées en Haïti, selon les données du recensement, soit plus du double par rapport au début du siècle.


C’est choquant d’entendre une telle déclaration, surtout si elle est basée sur des stéréotypes aussi erronés et offensants. J'espère que cela sera clarifié rapidement, car de tels propos peuvent créer des malentendus et alimenter des préjugés.


Thursday, September 23, 2021

Le gâchis et l’incompétence du gouvernement de Joe Biden

Daniel Foute,l'envoyé spécial de Joe Biden en Haïti a démissionné

La crise des migrants haïtiens est un tel gâchis que l'envoyé de Biden vient de démissionner

L'envoyé spécial du président Joe Biden pour Haïti a brusquement démissionné dans une déclaration virulente contre la décision de l'administration Biden d'expulser des dizaines de migrants haïtiens à la frontière sud des États-Unis. 

Le diplomate de carrière Daniel Foote n'a été désigné comme l'envoyé spécial de Biden pour Haïti qu'à la fin du mois de juillet, mais il a écrit dans une déclaration accablante qu'il ne peut pas soutenir le traitement "inhumain" des réfugiés par l'administration. Les autorités américaines ont expulsé plus de 500 Haïtiens au cours de la semaine écoulée après que des réfugiés ont installé un camp de fortune sous un pont à Del Rio, au Texas. 

Dans une déclaration rapportée par Yamiche Alcindor, correspondante de PBS, Foote n’est pas passé par quatre chemins. Il a déclaré qu'il démissionnait "avec effet immédiat", soulignant au passage : "Je ne serai pas associé à la décision inhumaine et contre-productive des États-Unis d'expulser des milliers de réfugiés haïtiens et d'immigrants illégaux vers Haïti, un pays où les fonctionnaires américains sont confinés dans des enceintes sécurisées en raison du danger que représentent les bandes armées qui contrôlent la vie quotidienne." 

L'administration Biden a été condamnée de tous les côtés sur l'échiquier politique pour sa gestion de l'afflux de migrants haïtiens à la frontière cette semaine – où dans un incident choquant et humiliant en début de semaine, qui a fait le tour du monde, on remarqua des agents de la Border Patrol poursuivant des migrants en fuite à cheval, comme autrefois au Far-West. 

Les images controversées de gardes-frontières poursuivant les
migrants et brandissant de longues rênes comme un fouet.      

Foote en profite pour souligner que : "Notre approche politique d'Haïti reste profondément défectueuse, et mes recommandations ont été ignorées et rejetées, quand elles n'ont pas été retouchées pour projeter un récit différent du mien. Le peuple haïtien... ne peut pas supporter l'afflux inhumain de milliers de migrants de retour qui manquent de nourriture, d'abri et d'argent sans que cela ne se termine par une tragédie humaine supplémentaire, alors évitable." 

Un fonctionnaire anonyme du département d'État a confirmé au Miami Herald que Foote avait présenté sa démission, en disant : "Nous le remercions pour les services qu'il a rendus à son pays et au peuple haïtien". Un deuxième fonctionnaire a déclaré au journal que Foote avait "cherché à obtenir un mandat plus large et des responsabilités de supervision, ce que nous ne pensions pas être approprié ou prudent à ce moment-là."           

Note de Haïti Connexion Culture: « La soupe est chaude à la fin. Tout le monde essaie de sauver leur peau. Les fonctionnaires du Département d’État se trouvent coincés dans leurs p’tits souliers. La Maison Blanche a qualifié les scènes d’horribles. Il a fallu un brave pour dire ce que le monde entier pense tout bas. C’est de l’anarchie pure quand le racisme n’a plus de limite ». Les vidéos et images de gardes-frontières américains à cheval poursuivant des migrants (et brandissant de longues rênes comme un fouet) près du fleuve Rio Grande au Texas ont suscité la controverse à travers la planète.

Wednesday, March 10, 2021

Ces monarchies qui nous ont spoliés, violés, ruinés…

Meghan et le prince Harry lors de leur entretien explosif avec Oprah  


Par Max Dorismond 

Il est de ces lectures ou de ces nouvelles qui viennent déranger votre quotidien et vous laissent sans voix, au point de crier votre frustration, à fendre l’âme. En pleine nuit, suite à une carence de sommeil, j’ai ouvert mon iPad pour chasser l’ennui. Quelle ne fut ma surprise d’apprendre de la bouche du couple  Meghan-Harry d’Angleterre, devant Oprah Winfrey, que « la famille royale s’inquiétait de la couleur de la peau des bébés à venir… Que ces derniers ne seraient jamais princes » ! Répétez pour moi ! Ai-je bien compris ou c’est un mauvais rêve. Réveille-toi, Max ! Je ne crois ni mes yeux ni mes oreilles ! 

Ce n’est pas le premier scandale à secouer l’empire. Souvenons-nous de l’abdication de l’arrière-grand-oncle du prince Harry, le duc de Windsor, le roi Édouard VIII, pour se marier avec la belle actrice américaine, Wallis Simpson. Ce scandale avait incité Hitler à mijoter l’idée de jouer sur la frustration de ce dernier pour l’utiliser comme épouvantail, ou comme marionnette, en cas de victoire de l’Allemagne sur l’Angleterre en 1940. 

Le prince Harry et sa femme Meghan en 2019

Ces rapaces, qui encadrent, dirigent, conseillent le Commonwealth1, un ramassis d’anciennes colonies, qui constituaient, aux siècles passés, leur patrimoine, leur abreuvoir, leur richesse pour en faire aujourd’hui des rentiers éternels, s’inquiètent de la couleur de la peau de leur progéniture ! Sont-ils sur la même planète que nous ? Vivent-ils à notre époque ? 

Ces parasites, qui n’ont jamais travaillé de leur vie, qui font embrasser leurs fesses à longueur de journée par des petits chiens fidèles de toutes les couleurs, se cabrent dans les coins à l’idée de voir leur clan contaminé par le surplus de mélanine de Meghan, « ce poison » infiltré par amour dans le cortège royal. 

Devant de telles attitudes, on ne peut s’étonner que des sujets de Sa Majesté se soient congratulés quand Donald Trump parlait de revenir à  l'Amérique d'antan, avec son fameux slogan: MAGA2. On peut aisément deviner qu'ils dansaient le Set carré3, au Buckingam Palace, en hommage à l’odieuse prétention de cet hurluberlu de Trump. 

En secret, ils admiraient les Proud Boys, le Klu-klux-klan, les Oath Keeper… qui maintiendraient la pression populaire pour torpiller ce qu’ils appréhendaient le plus : le « Grand Remplacement », le « Grand Reset » ou le Grand Brassage des peuples (en français), cette crise existentielle, qui conduira le monde entier vers un métissage accéléré. 

Cette réalité inévitable empêche plusieurs de dormir, à l’instar de la vieille reine d’Angleterre, quant à la marche de la nature dans l’extinction normale de certaines races, celle des Caucasiens, par exemple. 

Le couple Meghan-Harry attend leur second enfant
Cette caste de crocodiles, qui a réalisé toute sa fortune sur le dos des Noirs, des Arabes et des Asiatiques, se rebiffe aujourd’hui à la pensée que sa race puisse être souillée par le poison des peuples « pauvres », qui l’ont nourrie, depuis des temps immémoriaux. Ingratitude, quand tu nous inspires ! 

Comment se sentirait-elle demain matin en allant visiter les amis du Commonwealth ? Je remarque encore ces crocodiles hypocrites, un sourire narquois au bord des lèvres, et une bouteille de Sanitizer4 sous la chaise, pour se désinfecter les doigts en attendant la grande ablution ou le bain. Car, pour eux, la Covid-19 existait depuis le XVIIe siècle. Dans leur pensée, le roi africain ou arabe d’en face revient tout droit des chiottes sans se laver les mains. Je comprends pourquoi la Mama porte toujours des gants immenses, même à 40 degrés Celsius. Ils se cachent, tous, derrière le paravent du protocole. Mon œil ! 

Cette saga me rappelle le texte « Déculturation et renaissance » à la page 104 de mon livre « Les mots pour conjurer nos maux », dans lequel j’analysais la tergiversation de certains métis de Saint-Domingue, en 1804, déchirés devant le dilemme de rester dans la nouvelle nation fraîchement créée, pour évoluer en vrais haïtiens, maîtres chez eux, ou de rentrer en France, ou en Louisiane, pour vivre dans l’humiliation, avec le risque de retourner dans les fers.

Le Duc et la Duchesse de Sussex en 2018

À titre d’exemple, j’avais rapporté plusieurs cas de déchéances, tels que celui de Thomas de la Pailletterie, le futur Alexandre Dumas, arrivé dans la région de Caux, en France, avec son père, le Marquis de la Pailletterie, un ancien colon, en compagnie d’une servante. Les notables de la région ne se gênèrent nullement pour affubler ces nouveaux venus de tous les noms, au point où l’un d’entre eux, fatigué de voir quelques métis éméchés, festoyer au château éponyme, déclara : « …On en vient à jalouser ces insolents mulâtres, produits des amours déréglées de vieillards libidineux et dévoyés avec des filles si noires, que le cher Voltaire, lui-même, affirme sérieusement qu’elles pourraient descendre du singe... Il faut en conclure, continue-t-il, que les mulâtres ne doivent pas corrompre le sang français. Car, une seule goutte impure suffit à empoisonner des générations entières… Mais quand on connait leur lubricité, forcément bestiale, on est contraint d’admettre que la meilleure solution serait de les renvoyer chez eux. Aux îles, en Afrique, chez les singes, mais pas ici5 ». 

Toutefois, le mal est fait. Alea jacta est ! Colorés nous sommes, colorés nous resterons! Quelle que soit la nuance, ils ont construit leur monde pour nous exploiter jusqu’à l’os sous toutes formes de prétextes. En nous divisant, l’un et l’autre, ils ont bien joué leur jeu, jusqu’à l’arrivée de Meghan, pour découvrir leur vraie face. Ce n’est nullement la première fois. Combien de nos métis ont vécu humiliation après humiliation, sans avoir le courage de les dénoncer. Ils sont légion à végéter dans la honte pour avoir succombé à ce désir volage, pour avoir opté pour ce choix déchirant. 

Personnellement, je vous le dis, chères victimes, ne vous blâmez pas. Le temps de ces dinosaures, de ces croquemorts, est révolu. Ne rougissez point ! Le chapître de ces monarchies est farci d’anecdotes racistes. Plusieurs têtes couronnées d’Europe sont tombées en pâmoison à la vue du sexe noir, et des enfants métis sont nés de ces bacchanales. Cherchez à connaître l’histoire de Nabo, ce serviteur noir à la cour de Louis XIV en France, et vous découvrirez le roman caché de Sœur Louise Marie Thérèse, La Mauresse de Moret, la fille noire de ce Roi, enfermée incognito dans un couvent. Vous trouverez aussi un certain Mohamed Abdul Akim au service de la reine Victoria, et vous m’en direz tant. Il y a tant d’historiettes. Même si les intéressés avaient le pouvoir de museler la presse, ils ne pouvaient tordre le cou à la vérité. Elle est têtue et incompressible. Elle résiste curieusement au temps pour émerger au moment où on s’y attend le moins. 

Le couple Meghan-Harry et leur fils Archie
Nous ne sommes plus au XVIIe   siècle. Il leur revient de faire des mea culpa et de demander pardon en restituant les milliards et les milliards de livres sterlings qu’ils ont extraits de la gorge des plus mal pris de la terre. Quand on les voit se déplacer comme des ombres d’eux-mêmes, désarticulés, et parlant peu, ce n’est qu’une technique de marketing pour mieux nous endormir. Ce sont des vampires, toujours assoiffés de richesses. Ce sont des sauvages sans scrupules, qui jouent aux vierges offensées. Dénoncez-les pour les remettre à la place où ils devraient se trouver : Au Musée. 

Or l’Histoire commence à balbutier. Meghan ne serait pas la première Noire à s’introduire dans la Firme, si l’on en croit la série « Bridgerton » sur Netflix, ou encore « La folie du roi Georges » (1994). 

Offrons nos bras au jeune couple. Il ne doit ni abdiquer ni rougir. D’ailleurs, indépendante de fortune, de l’argent non tacheté de sang, des dollars honnêtement gagnés, Meghan n’a point besoin de partager la gamelle de ces bâtards pour vivre. Son talent peut nourrir Archie, Harry, le bébé à venir et elle-même, sans nul souci, en attendant le « Grand remplacement ». 

Max Dorismond



 



NOTE

1 - Le Commonwealth ou Commonwealth of Nations : organisation intergouvernementale composée

      de 54 États membres qui sont presque tous d'anciens territoires de l'Empire britannique. Il

       a émergé au milieu du XXᵉ siècle pendant le processus de décolonisation. (Src. Wikipédia)

2 – MAGA : “Make America Great Again”.

3 – Set Carré: Danse folklorique d’origine Américaine, arrivé au Québec au XIXe siècle.

4 – Ce sont des solutions hydro-alcooliques aseptisantes pour l'hygiène des mains (Src. Wikipédia)

5 – Voir le livre « Alexandre Dumas – les dragons de la reine » de Claude Ribe. 


Thursday, July 16, 2020

Devrait-on déboulonner les Papes racistes du Vatican?

Le Pape Nicolas V à l'origine de l'esclavage


Par: Max Dorismond

À la petite école, dans les cours de catéchisme, on nous apprenait, ou on nous faisait répéter en bons petits perroquets de toutes les couleurs que « Le pape est infaillible, son pouvoir lui vient de Dieu. Il ne peut se tromper…la-la-la… ». Il ne manquait que l’orchestre des anges et les musiciens célestes pour accompagner l’opéra. Quel salmanazar! C’était le début de notre totale aliénation spirituelle plombée par le syndrome de la validation blanche qui nous laisse avec une sensation d’inégalité.

De pareilles sornettes, tombées dans l’oreille de « petit nègre », en laissent leurs stigmates pour la vie. On croirait entendre un message divin. Surtout quand on répète que « l’homme est fait à l’image de Dieu ». Le mal était fait. Ces papes blancs aux yeux bleus étaient ses fils. Ce qui laisse notre âme d’enfant orphelin avec un curieux mélange de doute et d’étonnement, sans plus!

Ce n’est que plus tard, devenu adulte, en écoutant mon père, en lisant Voltaire et d’autres écrivains non inféodés, que j’ai pu découvrir qu’il y avait toutes sortes de papes : des assassins, des gredins, des voleurs, des pédés, des pédophiles, des incestueux, au point de dire en créole : « Yo té pran nou pap-pap1 ».

La traite négrière
Avec de tels dogmes pontificaux, avec ces préceptes pseudo-divins promulgués par ces bandits empourprés, le monde en devenir était parti du mauvais pied. En cautionnant la Traite négrière, en assurant la déculpabilisation des esclavagistes, en avalisant la rémission des pires péchés commis, la néantisation de la race noire était la finalité d’un complot multiforme.

Et même encore aujourd’hui, pour les fanatiques religieux, pour les radicaux ou les intégristes chrétiens, même avec cette tempête de dénonciations, écrites noir sur blanc, ces « célestes élus » ne peuvent se tromper en tant qu’envoyés de Dieu. Devant de telles inepties, permettez que j’emprunte un juron québécois à titre de défoulement, pour murmurer « Tabarnac!2 ».

Le Pape à l’origine du mal incurable qu’est le racisme systémique
En parlant de racisme, comment expliquer qu’un pape puisse donner une licence à des pays amis, à l’instar du Portugal, d’envahir un autre, de s’accaparer de ses habitants et de les mettre en esclavage. Et pourtant il se dit infaillible!

Non! Vous ne rêvez pas, c’est la réalité du Pape Nicolas V, un 8 janvier 1454. Il a remis à son ami, le Roi Alphonse V du Portugal, une bulle papale spéciale et signée : la Romanus Pontifex, lui octroyant droit de vie et de mort sur les nègres d’Afrique, des peuplades pacifiques qui ne demandaient qu’à vivre heureux. « Il avait le droit de conquérir, de vaincre les Sarazins (Africains), les païens…, de réduire leurs personnes en servitudes perpétuelles3 ». Ce fut un permis délétère qui a fonctionné comme un broyeur d’humanité dont toute l’Europe avait profité.

Ayant trouvé le bon filon pour remplir ses caisses, la chrétienté n’en resta pas là. Plus tard, avec les Borgia, la famille maudite de Rome, le vicaire de Dieu, Alexandre VI, de son vrai nom, Rodrigo Borgia, a élargi le gâteau avec l’ajout de l’Espagne dans le partage du Nouveau Monde, en 1494, par le traité de Tordesillas.

En définitive, l’Église catholique a pianoté sur la trilogie du registre négrier, « en coproduisant une idéologie de légitimation de la Traite et de l’Esclavage des Africains et de leurs descendants4 », en amplifiant la symphonie de la Malédiction de Cham, « tout en s’impliquant directement dans le partage des prédations négrières; en étant un bénéficiaire économique et confessionnel du commerce de la honte5. » À ce titre, elle s’activa, en tant que théoricienne et organisatrice du négoce, en gardant la main haute sur le business pour être un récipiendaire direct et temporel, ne s’oubliant pas au festin des prédateurs.

Les prêtres belges sur leur chariot et leurs esclaves au Congo
L’histoire a rarement noté cette dernière spécificité, soit le partage des profits résultant de cette « permission céleste ». Si le Vatican se révèle, de tout temps, l’un des pays les plus riches au monde, au point de vue d’actifs possédés, vous pouvez deviner l’origine de cette richesse occulte durant les 5 siècles de l’ensauvagement chrétien dans la traite négrière qui a eu des conséquences désastreuses sur la race noire. Et ce, jusqu’à aujourd’hui. La mort de George Flyod et de nombreux autres en sont encore le corollaire.

Il faut garder à l’esprit que l’Église, en général, possédait ses propres esclaves. Entre autres, le Pape Eugène IV, le 207e pape de l’Église catholique, apostolique, romaine, avait reçu dix spécimens des meilleurs esclaves parmi les premiers captifs attrapés par une expédition portugaise, menée par Nuno Tristan et Antam Gonsalves. Enfin, n’oubliez pas de réciter un chapelet pour les esclaves, qui travaillaient dans les Abbayes, les monastères et autres lieux de résidence des religieux, et soumis aux pires sévices6.

Devant le tollé soulevé par ce crime contre l’humanité, dans le monde moderne, l’Église et l’Europe se sont battues comme des démons déchaînés, pour justifier l’injustifiable et légitimer l’illégitime. À la Conférence contre le Racisme de Durban en septembre 2001, en entendant souffler le puissant vent d’exigences de reconnaissance et de réparation, elles ont soudoyé des prélats africains qui plaidaient une responsabilité africaine dans la Traite négrière. De l’argent et des titres pontificaux étaient promis pour faire valser les soutanes de ces petits négros, en carence de moralité et de personnalité, qui ont joué leur va-tout pour protéger, malgré vents et marées, une Église dégénérée.

Aujourd’hui, plusieurs voix s’élèvent pour demander réparations. Lisez ce texte  : 

Pie XII – le « Pape d’Hitler » qui en avait marre des Nègres 7

 Pape Pie XII
Un autre cas de racisme flagrant, plus près de nous, au XXe siècle, c’est celui du Pape Pie XII, surnommé le Pape d’Hitler, pendant la 2e Grande Guerre, pour n’avoir pas protégé les Juifs pendant la Shoa. Italien et germanophile, il était ambassadeur en Allemagne pendant 12 ans (1917-1929). En 2009, le pape Benoît XVI avait annoncé au monde l’ouverture des archives de ce pape raciste (1930-1958), pour étudier son cas et prononcer sa béatification8. Devant le tollé provoqué, surtout, par certaines organisations juives du monde entier, la décision a été renvoyée sine die.

Toutefois, ce qui m’intéresse le plus, c’est son racisme maladif envers les Nègres. Dans leur livre, « Et si Dieu n’aimait pas les Noirs – Enquête sur le racisme aujourd’hui au Vatican  », les auteurs Serge Bilé et Ignace Audifac ont mené une enquête exhaustive pour découvrir la vérité sur Pie XII, qui avait une aversion naturelle envers ces deux peuples, les Juifs et les Noirs.

Sous son règne, pendant la 2e Grande Guerre, quand les soldats américains, français et britanniques montaient à la défense de l’Italie, le bruit courait à Rome que les soldats noirs étaient des violeurs. Coûte que coûte, le mot d’ordre fut lancé, il fallait protéger les Italiennes contre ce fléau venu d’ailleurs, se déplaçant toujours le « sabre au vent », c’est-à-dire toujours en érection.

Et surprise sur prise, au final, on remarqua que c’était les étalons noirs, surtout les plus foncés, qui étaient très recherchés, et non le contraire, par toutes les « Saintes Nitouche » des endroits libérés. Ce fut la même chose qui arriva en Allemagne après la 1ère Grande Guerre (1914-1918). Beaucoup de petits mulâtres allemands ont vu le jour. Hitler les avait baptisés du nom de « bâtards de la Rhénanie », un territoire allemand, annexé par La France, où ces familles avaient été cantonnées. Sur ordre du Führer, au début de la 2e, ces couples hétérogènes et leurs descendants furent tous stérilisés ou fusillés au cours des premières victoires de l’Allemagne, après la réannexion sans combat de ce coin de pays. Voir la vidéo du dernier Noir chez les nazis : un Noir dans les camps nazis

Concernant Pie XII, avant la victoire des Alliés sur l’Italie et la pendaison de Mussolini, le commandement des forces étrangères fut estomaqué par l’ingratitude du Vatican . Le représentant de Saint-Pierre, le 26 janvier 1944, envoya son estafette, le cardinal Luigi Maglione, avec une note qui se lisait ainsi : « Le pape espère qu’il n’y aura pas de soldats de couleur au sein des troupes alliées qui seront déployées à Rome après la libération ».

Surpris et embêté, le quartier général refusa d’obtempérer à cet impertinent désir teinté d’un racisme flagrant. Étonné de la réception, Maglione, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, s’est empressé de souligner bêtement que « le Saint-Siège ne fixe pas de limite dans le degré des couleurs, mais espère que sa demande sera prise en compte ». Il faut ajouter, de surcroît, que non seulement les soldats afro-américains et antillais étaient interdits de cité, mais également les soldats marocains et algériens, c’est-à-dire, une grosse partie des troupes engagées dans la libération de la Ville Éternelle des mains des nazis.

Ainsi, la béatification de ce pape raciste est toujours dans l’eau trouble. Pourra-t-il être béatifié un jour? Nous ne sommes plus au temps des ténèbres, où seuls ces hommes à robes avaient le monopole de créer, de toutes pièces, uniquement que des « saints blancs ou caucasiens ». La donne a changé, à un point tel, que ces célèbres pontifes, qui ont divisé le monde par leurs stratégies grotesques dans le seul but d’asseoir leur ascendance mesquine pour mieux manipuler les sociétés humaines, ne méritent point d’avoir leur effigie ou leur statue nulle part, sous peine d’être déboulonnée, même au Saint-Siège!

Max Dorismond mx20005@yahoo.ca




NOTE
1 – « Yo té pran nou pap-pap » : expression créole signifiant que « On nous avait bien eu »
2 -  Tabarnac : Quand le Québécois s’énerve, toute la littérature religieuse passe par sa bouche au début de sa colère : Tabernacle devient « Tabarnac ». Le Christ devient « Criss ». L’ostie devient « Stie » etc. C’est la même chose pour un Haïtien avec le mot Tonnerre qui devient : « Ton-Nè ». Exemple : Tabarnac, tu m’emmerdes! Stie de crétin… Criss d’imbécile… Ces expressions grivoises peuvent exprimer aussi une satisfaction. Ex. : Stie qu’c’est bon! Tabarnac, c’est douce!
3 – Extrait de la lettre ou la Bulle papale de Nicolas V en 1454.
4 et 5 – Sources : AFRIKARA – Akam Akamayong /
6 – Source 2 : « Le péché du pape contre l’Afrique » (éd. Al qalam, Paris, 2002 de Assani Fassassi de la page 10 à 21).

8 – Béatification : C’est la 2éme étape avant d’être canonisé pour être sanctifié à la fin. Pie XII a été déclaré Vénérable. Mais son parcours douteux est parsemé de coquilles. Ce qui explique ce retard dans sa sanctification depuis son décès en 1958. Les 4 étapes pour être proclamé « Saint », c’est : la vénération, la béatification, la canonisation et la sanctification.

s son parcours douteux est parsemé de coquilles. Ce qui explique ce retard dans sa sanctification depuis son décès en 1958. Les 4 étapes pour être proclamé « Saint », c’est : la vénération, la béatification, la canonisation et la sanctification.

Wednesday, July 1, 2020

La Côte d’Ivoire et le Sénégal chassent la France hors de leurs villes


Est-ce le début d’une deuxième vague de décolonisation, celle-ci symbolique, ou c’est juste un geste d’humeur ? Depuis quelques jours, dans ces deux pays africains, des individus ont entrepris, au début de juin, à changer les noms de certains boulevards et places qui portaient jusque-là des appellations en relation avec la France, ancienne puissance coloniale.
Ainsi, à Abidjan le très long boulevard de France a été rebaptisé boulevard Sékou-Touré, du nom du père de l’indépendance guinéenne. Une autre avenue qui portait le nom de l’ex-président  arbore désormais fièrement le nom de l’ancien président burkinabé Thomas Sankara. Même le grand  a perdu le pont qui portait son nom et qui a été remplacé, en hommage à l’homme politique ivoirien indépendantiste Biaka Boda.
Au Sénégal, c’est la mairie de la commune de Gorée qui a pris les devants. La place d’Europe, en plein centre de l’île de Gorée, a troqué ce nom pour celui de place de la Liberté, plus évocateur de sa propre histoire.
Provoqué par le meurtre de l’AfroAméricain George Floyd, le 25 mai, étouffé sous le genou d’un policier blanc, le débat sur la présence de symboles liés à l’histoire coloniale et la traite négrière touche aussi de plus en plus les pays de l’Afrique.

Tuesday, June 9, 2020

L’Amérique m’a donné le goût d’idolâtrer mes ancêtres nègres

George Floyd - Sculpture d'un Haïtien

Par Max Dorismond



L’Amérique! insolente Amérique! À chaque fois que je visionne une vidéo, une ancienne photo relatant tes scènes de violence ou de barbarie contre les Nègres, il me revient à l’esprit, la superbe ballade martiale chantée par notre célèbre Guy Durosier : « Nous », où il te décrit comme « la civilisée qui est morte deux fois de sa belle mort » etc.

En effet, chère Amérique, avec « L’agent orange » que tu as comme président, tu viens de faire la preuve par dix, une fois de plus de plus, que la fin de l’empire est proche. On prépare déjà ton requiem.

Plus de 400 ans se sont écoulés et ta haine immuable des Nègres, qui t’ont enrichie, n’a pas oscillé d’un iota vers le bas. À voir avec quelle aisance, le policier Derek Chauvin, la main dans les poches assassine George Flyod, on le croirait en safari, quelque part dans une brousse africaine, à la chasse au lion, un genou sur son trophée, le torse bombé et fier, dans une pose triomphante, exhibant l’animal vaincu. Ah, l’Amérique, toi, la civilisée, l’industrieuse, la progressiste!

Comment en est-on arrivé là en plein XXIe siècle?
Nous sommes en face du dernier relent du mépris du Nègre qui sévissait depuis le XVIIe siècle dans la psyché des ancêtres des suprémacistes blancs. Il faut remonter très loin pour retrouver la cause. Avec, par exenple, Montesquieu, se portant à la rescousse de la dégradation de la conscience européenne dans l’ascension esclavagiste, il a fallu déshumaniser le Nègre pour éviter les problèmes avec sa propre chrétienté. En fait, il soutient1 : « On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps si noir » et il renchérit, « Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens ».

Cette même théorie de désensibilisation, de déculpabilisation, cette inventivité au service de l’horreur, a été aussi utilisée par les Allemands contre les Juifs, pendant la 2e Grande Guerre. Elle avait enlevé tout sentiment humain aux soldats du 3e Reich dans l’assassinat inconscient de plus de 6 millions des descendants d’Abraham.

Déshumaniser, c’est faire de l’autre, un animal, un être incapable de s’imbiber d’aucun sentiment de probité. Donc, un être vivant, propriété d’un maître, un bien meuble, un élément voué à subir tous les crimes innommables, sans nulle responsabilité de l’auteur, d’où le plaisir de le lyncher en public, d’écrabouiller sa tête, d’écarteler son corps, de l’écraser comme on se débarrasse d’une punaise, sans aucun remords, à cette époque pas trop lointaine.

 Guy Durosier - Nous 

Dans leur psyché, les Nègres n’ont pas d’âme et l’idée de race devient une conception sociétale. La servitude s’est révélée un crime qui bafoue toutes les lois humaines, celles de la raison et toutes les lois naturelles et morales. Et cette race infortunée se trouva à tout jamais marquée du sceau du tragique.

Au fil du temps, les médias, les universités, les intellectuels ont caché l’histoire de l’esclavage pour ne pas révéler au monde, dit civilisé, les tares, les crimes répulsifs d’une société supposément avancée. Ainsi, les sous instruits, tels que ce policier, éprouvent toujours le désir de prouver à leurs admirateurs que nous sommes toujours au siècle révolu, que l’homme noir est un animal à abattre sans complexe.

Tout ce détour, c’était pour arriver à cette sublime pensée que la liberté, le respect humain ne se quémandent pas. Ça s’acquiert. Point final! Les familles noires américaines pleurent et pleureront toujours, parce qu’on leur avait fait don de cette liberté. Ils n’ont pas eu la chance des Haïtiens. En conséquence, rien ne changera la psychologie des « têtes carrées Yankees ». Elles pataugent encore dans les limbes de l’histoire des siècles antérieurs.

D’ailleurs, si Haïti ne s’était pas mis debout pour arracher, de leur gosier, son indépendance, aujourd’hui encore, bon nombre de nations seraient dans les fers. Par contre, les suprémacistes de l’Occident se sont ligués contre elle, en déployant tous les artifices possibles et imaginables pour lui faire payer son audace, aux fins de l’offrir en exemple à tous ceux qui rêvent à cette échappatoire.

Conséquemment, nous sommes pauvres, il est vrai, mais fiers de marcher, non pas à genoux, mais la tête haute. Un Derek Chauvin fou peut nous tuer chez nous, pour autre chose, mais pas à cause de notre couleur ni de notre classement dans le règne animal. Nos ancêtres avaient rayé cette vision de leur cerveau pour toujours et pour l’éternité.

Pour ce, mes chers et adorables libérateurs, J.J. Dessalines, Toussaint Louverture et les autres, étant loin, je dépose par la pensée, des pétales de roses écarlates sur vos tombes, à chaque jour qui passe, pour vous remercier de nous avoir évité de mourir sous les genoux des racistes à la façon de George Floyd. Mille fois merci!

Max Dorismond



NOTE

1 – Montesquieu ( 1689-1755 ) : « De l’esprit des lois » (1748). Livre xv, Chapitre v

Friday, September 20, 2019

Le "brownface" de Justin Trudeau fait le tour du monde

Le ''brownface'' de Justin Trudeau (photo prise en 2001)

TRIBUNE DE LIBRE OPINION
Dans l'espace de 24 heures, il s'est passé dans le climat électoral du Canada un événement qui a l'effet d'une bombe retentissante.Le ''brownface'' du premier ministre Trudeau a fait rapidement le tour de la terre.

Quelle que soit la façon dont l'analyse,la critique politique traite cette situation, il est très éloquent de constater, combien de nos jours la question de racisme a fait son chemin dans le monde.Car, Il fut un temps que parler de racisme était tellement banal qu'on ne prenait pas même la peine d'en parler.Mais aujourd'hui,il intéresse autant les ''racisés,'' que le reste de la population mondiale. Ainsi va le monde,un monde qui évolue vers une grande harmonie des relations humaines.

C'est dommage que Monsieur Trudeau, malgré tous les efforts de son gouvernement pour améliorer le sort des communautés minoritaires de son pays soit pris dans ce tourbillonnement sans lendemain de sa  réélection.

Mais,quoiqu'il en soit de l'issu des résultats de la prochaine élection,les communautés noires,latino,asiatiques et autochtones du Canada sont les grands bénéficiaires de cet événement. JM

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Une photo de Justin Trudeau prise en 2001 vient hanter le chef multiculturaliste

Le visage noirci de Justin Trudeau était bien évidence sur site de la BBC ce matin. « L’image est gênante d’un point de vue politique pour le premier ministre, car il a fait des politiques progressistes sa signature »,  peut-on lire sur leur site internet, en une.

Le New York Times n’était pas en reste. Le quotidien américain a publié en première page une photo du premier ministre, accompagné d’un titre mettant en évidence les excuses présentées hier soir par M. Trudeau.
Le journal Le Monde a aussi fait état de la situation entourant la photo du premier ministre vêtu d’un déguisement inspiré par Aladdin, en annonçant ses excuses, accompagné d’un résumé des diverses réactions des adversaires de Justin Trudeau.

Le réseau de nouvelles CNN fait également mention des excuses du chef libéral, en campagne électorale depuis déjà une semaine. 

PHOTO TIRÉE DU MAGAZINE TIME
La polémique entourant une photo publiée dans le magazine américain Time a poussé le chef libéral à exprimer son regret pour la chose. « Je n’aurais pas dû faire cela. J’aurais dû savoir que je n’aurais pas dû le faire, et je le regrette profondément », a-t-il dit.  

L’image date de 2001 et on y voit Justin Trudeau, alors âgé de 29 ans, le visage, le cou et les mains peints en brun et coiffé d’un turban. Elle est tirée d’un album de l’Académie West Point Grey, en Colombie-Britannique, où l’homme politique a enseigné.

Wednesday, September 11, 2019

RÉGINALD BOULOS, L’IGNORANT DE NOTRE HISTOIRE

Réginald Boulos


Par: Ernest Léon

Monsieur Réginald Boulos, dans une récente entrevue accordée à une station de télévision dans la capitale haïtienne, déclarait sans ambages, et avec un rictus méprisant qu’il n’y avait jamais eu une révolution haïtienne mais bien une simple révolte. Le journaliste n’a pas bronché. Puisqu’il s’agit de Réginald Boulos, l’homme le plus intelligent du pays, le génie, le penseur, en un mot le patron d’Haïti, l’homme qui fait et défait, qui contrôle tout, du ciel et de la terre.

Personne dans le pays n’ose répondre à cette ignoble insulte proférée à la nation victorieuse et à l’intelligence haïtienne. Le racisme et les préjugés sont des facteurs qui tuent le génie de l’être humain.

Mon patriotisme ardent et éclairé me traine au créneau pour défendre l’honneur de mes ancêtres. Dans un premier temps, j’invite poliment monsieur Boulos à consulter son dictionnaire. Dans un deuxième temps je me permets de lui recracher orageusement son insulte.

Dans le langage politique : Une révolution est un changement, un bouleversement important dans la vie d’une nation. Le terme révolution s’applique à de nombreux domaines : social, politique, économique, culturel, morale, sciences, technique.

Sur le plan politique une révolution est la suppression d’une manière brutale et parfois sanglante de l’ordre établi et du régime politique en place ainsi que son remplacement par une autre forme de gouvernement. Le propre de la révolution, par rapport à une révolte, une insurrection, une réforme ou un coup d’état est l’instauration de manière irréversible d’un ordre nouveau.

La révolte est une action spontanée violente par laquelle un groupe se révolte contre l’autorité politique, la règle sociale établie.

Toute révolte qui n’est pas tuée dans l’œuf produira une révolution.

L’homme, disait un sociologue américain, quelle que soit sa classe sociale, la couleur de sa peau ne reste jamais indifférent au sort inhumain qui lui est fait, mais à partir d’une prise de conscience logique et rationnelle, il essaiera par tous les moyens de briser les entraves qui l’entravent.

Et Jean Jaurès, homme politique français né le 3 septembre 1859 disait : « Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience. »

Après plus de deux siècles d’esclavage de 1501 à 1789, la conscience de la valeur, de la force, de la dignité et de l’intelligence de l’esclave africain s’éveille et se révolte. Et c’est ce réveil de conscience qui va enfanter la Convention du Bois-Caïman le 14 août 1791.
La Convention du Bois-Caïman soude et unit les esclaves vers deux objectifs : acquérir leur liberté et redevenir des êtres humains. Cette convention qui fut ratifiée par une cérémonie vodou contraignit chaque esclave à respecter son engagement, lequel engagement obéit à un slogan célèbre et magique : « Liberté ou la mort » Et ce fut le signal d’une grande révolution.

« Ceux qui font des révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau », déclare Louis Antoine Léon Saint Just. Nos ancêtres armés de piques, de coutelas, de machettes et de bâtons n’étaient pas partis pour aller creuser leurs tombeaux mais bien pour vaincre ou mourir en hommes et en femmes héroïques sur les champs de bataille.

« La révolution haïtienne de 1804 est sans aucun doute l’une des plus grandes révolutions de l’histoire de l’humanité », déclare monsieur Wisnique Panier, docteur en communication publique à l’université de Laval, détenteur d’un master en sciences de l’information et j’en passe. Elle est à la fois anticolonialiste, antiségrégationniste et antiesclavagiste, ce qui fait d’elle une révolution unique au monde. La révolution américaine était une révolution tout simplement politique.

Boukman était un penseur de l’époque très avisé. La Convention du Bois-Caïman était une stratégie gagnante pour réussir, fraterniser tous ces africains venus de différents pays, de différentes tribus avec des mentalités, des mœurs, des règles de vie, des rituels, des réactions, des façons de penser, et des langues dissemblables. Il fallait réunir tous ces peuples, pour en faire un seul peuple dans cette partie du monde, car les circonstances l’exigent. Ce 23 août 1791 la Convention du Bois-Caïman donne le signal de la révolution. Et dans l’espace d’un cillement, les plaines du Nord du pays étaient à feu et à sang. Des milliers de blancs furent égorgés, des plantations et des industries incendiées. La nouvelle vitement répandue, provoque un tremblement de terre presqu’à l’échelle planétaire. La France, l’Espagne, les États-Unis, l’Angleterre, le Portugal, la Hollande sont aux abois. Ces pays ont vite établi des stratégies de sécurité dans leurs colonies, car la révolution est contagieuse. Pour insensibiliser les esclaves sur les nouvelles qui arrivent de partout, les colons des plantations ont inventé de nouvelles formes de maltraitance, et de tortures. On fouettait les esclaves avec des fouets de cuir munis de billes de plomb. On appelle cette torture « tailler le nègre », une autre forme de torture consistait à insérer dans l’anus de l’esclave de la poudre à canon qu’on faisait sauter à l’aide du feu. On appelle cette torture « sauter le cul d’un nègre ». Les femmes esclaves n’étaient pas épargnées, et pour les terroriser, on jetait leurs bébés dans des chaudières de sirop bouillant.

Rochambeau, venu de la Martinique avec mille huit cents soldats et ses hordes de chiens pour mater la révolution. Des chefs tombaient, d’autres prenaient la relève. Boukman, Biassou et autres. Les espagnols qui voulaient la ruine de la colonie française fournissaient des fusils, des munitions et des provisions aux révoltés dans un premier temps, dans un deuxième temps l’Espagne va les enrôler dans son armée. Biassou, Jean-François, Toussaint-Louverture et bon nombre de révoltés ont reçu une formation militaire dans l’armée espagnole. Cette révolution-mère va engendrer des sous-révolutions dans la colonie. Les blancs en profitaient pour réclamer plus de pouvoir de la Métropole. Les mulâtres eux se battaient pour leurs droits civiques et politiques. Les petits blancs ou blancs manants s’enrageaient contre les grands blancs et contre les mulâtres.

Sans le vouloir, les esclaves ont provoqué une révolution à plusieurs têtes. Elle devient un dragon à sept têtes crachant le feu aux quatre coins cardinaux. Ce fut une lutte d’extermination entre les esclaves et les colons. Les révoltés répondent coup pour coup aux atrocités des colons. Les cadavres des prisonniers noirs étaient pendus aux arbres des routes qui menaient aux portes des blancs, les têtes des prisonniers blancs placées sur des pieux, entouraient le camp des noirs. Déjà le système est ébranlé et vacille sur son socle. Dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale de la Métropole, les débats parlementaires sur la situation de la colonie provoquent des discussions houleuses. Danton, Robespierre, Murat, Buzot et autres orateurs s’illuminent. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen fut votée. Mais les esclaves n’ont rien à bénéficier dans la pratique.

Le sol est chaud. Le soleil de la révolution est brulant. Les révoltés se battent pour leur liberté et pour un changement de système. Dans la Métropole on ne parle pas de révolte mais bien d’une révolution. Car toute révolte qui n’est pas brisée dans l’œuf et qui perdure devient une révolution. Et c’est là que monsieur Boulos a erré. Je ne crois pas qu’il se soit trompé. Son mépris, son aversion, sa répulsion envers le peuple haïtien lui montent à la tête et lui font perdre la raison.

Sachez monsieur Boulos que le racisme et les préjugés tuent le génie de l’homme.

Le 4 avril 1792 un décret fut voté à l’Assemblée Nationale pour mettre un terme aux troubles de la colonie. Sonthonax, Polvérel et Ailhaud reçurent mission d’aller pacifier la grande possession française avec le titre de commissaires civils et avec pleins pouvoirs. Ils débarquent avec 6.000 soldats. Sonthonax proclame l’abolition de l’esclavage. Entre temps les colons irrités, insatisfaits de la politique de la métropole, se révoltaient à leur tour et sollicitaient le concours des anglais, ennemis de la France. Pris entre l’enclume et le marteau, les commissaires font appel à Toussaint Louverture qui était longtemps déjà à la tête des révoltés. Toussaint accepte. Il bat les espagnols, il bat les anglais et pacifie l’île. Il est élu général en chef de l’armée de St-Domingue. Les mulâtres du Sud jaloux de cette promotion se rebellent, rejettent l’autorité de Toussaint et ce fut la guerre du sud. Guerre entre les Noirs et les mulâtres. Vaincus et humiliés par l’invincible Dessalines, huit cent officiers mulâtres s’enfuient vers la Jamaïque. Toussaint Louverture, en se débarrassant des commissaires et députés venus de France, devient le chef incontesté de l’île. Il va rédiger et publier la première constitution de la colonie, la Constitution de 1801 qui lui donne le plein pouvoir. L’article 3 de la Constitution abolit à jamais l’esclavage à Saint-Domingue.

Mesdames et Messieurs, observez, de 1789 à 1801, tous les bouleversements socio-politiques, économiques, structurels, géopolitiques, démographiques qui ont secoué la colonie. Sommes-nous dans un temps d’une simple révolte ou d’une véritable révolution?

Toussaint va prendre possession de Santo Domingo. Le coup d’état du 18 brumaire a fait de Napoléon Bonaparte le nouveau maitre de la France. Dieu n’a pas créé les Nègres pour porter des épaulettes a-t-il dit. Il a juré de mettre les Nègres à leur place, dans les plantations.

Une flotte de cinquante-quatre vaisseaux de guerre, portant vingt-trois mille hommes, presque tous tirés de l’armée de Rhin, quitta Brest le 11 décembre 1801, sous le commandement de Leclerc, beau-frère de Bonaparte. Il a pour mission secrète :

1: de mettre fin aux prétentions d’autonomie de Toussaint Louverture
2: d’éliminer tous les chefs des révoltés
3: de remettre tous les nègres dans l’esclavage
4: de déporter tous les mulâtres vers l’île de Madagascar

La nouvelle de l’expédition fut vite répandue dans la colonie. Et Toussaint de répondre : « Je m’armerai pour la liberté de ma couleur. La France n’a pas le droit de nous rendre esclaves, notre liberté ne lui appartient plus. Ce bien est à nous, nous saurons le défendre ou périr. » La flotte expéditionnaire parut devant le cap le 1er février 1802. On connait la suite : des villes et des plantations incendiées, c’est la politique de la terre brulée, des batailles comme celles de la ravine à couleuvres, de la Crête-à-Pierrot où les armées s’affrontent férocement. Et enfin la capitulation de Toussaint Louverture. Aucun historien n’a jamais donné les causes de cette capitulation. On dit souvent qu’on ne peut pas réécrire l’histoire. Moi je dis qu’on peut réécrire l’histoire en questionnant l’histoire.

D’après mes réflexions et en questionnant ce chapitre d’histoire, Toussaint capitula par pénurie d’effectif. J’explique :

1er : quand la flotte toucha les mers de la colonie, les 800 officiers mulâtres qui avaient pris l’exil à la Jamaïque revenaient s’enrôler volontairement dans l’armée expéditionnaire parmi lesquels Pétion, Rigaud etc.

2: Dans le département de l’ouest et du Sud Toussaint avait confié tous les postes de commandement aux officiers mulâtres. Tous ont fait défection pour aller grossir la force expéditionnaire avec aussi leurs régiments. La défaite de Toussaint est le résultat de cette manœuvre déloyale, machiavélique et vengeresse. Toussaint par la suite fut capturé et déporté à Fort de Joux en France où il mourut des suites de mauvais traitements. Dessalines a repris le flambeau de la lutte jusqu’à la victoire finale qui a donné naissance à une nouvelle nation, la nation d’hommes et de femmes libres. Monsieur Boulos, une simple révolte ne peut pas catalyser, déchainer tous ces bouleversements, tous ces changements dans le monde. La France, l’Angleterre, l’Espagne, le Portugal, les États-Unis, la Hollande étaient tourmentés et vivaient dans la crainte. Quatorze ans de luttes acharnées, quatorze ans où le tonnerre des canons assourdissait le monde, quatorze ans où des hommes tombaient comme des pans de mur sur les champs de bataille, quatorze ans de tuerie, de crimes, quatorze ans où des rivières de sang fertilisaient les plaines, quatorze ans de guerre où des cadavres humains servaient d’engrais, de fumier aux champs, quatorze ans de résonnance d’un seul cri : liberté ou la mort. Monsieur Boulos, une simple révolte ne peut pas engendrer toutes ces alarmes, tous ces tremblements, mais plutôt une grande révolution. Une grande révolution qui a ébranlé le Temple de l’histoire de l’humanité, qui a mis un terme à un système barbare et inhumain, une grande révolution qui a libéré non seulement l’homme noir de l’esclavage mais l’humanité toute entière. Une grande révolution qui a mis fin au plus grand génocide du monde. La plus grande révolution qui a réduit en débris la plus grande armée de l’époque, l’armée de Napoléon Bonaparte, l’invincible.

Le 18 novembre 1803 sonne le glas de l’armée de Napoléon Bonaparte. En face du Fort Vertières où se repliait le reste de l’expédition française qui était sous les ordres de Rochambeau, l’impétueux Dessalines aligna ses troupes. Il fit appel à François Cappouet, le plus jeune officier de l’armée indigène. Il n’avait que 37 ans. Dessalines lui ordonna de s’emparer de Vertières. Surpris, François Cappouet jeta un coup d’œil autour de lui et dit : « Général vous me faites l’honneur étant le plus jeune de vos officiers. Je vous promets général de vous livrer Vertières avant le coucher du soleil », puis il se dirigea d’un pas ferme à la tête de son régiment et monta à l’assaut de Vertières. Les mitrailleuses chantaient, les canons crachaient le feu et avant le coucher du soleil, Vertières tomba. Rochambeau capitula.

Gloire et honneur à nos ancêtres, les vainqueurs de l’esclavage, les libérateurs de l’humanité.

Monsieur Boulos, ressaisissez-vous. Vos grands parents sont arrivés dans notre pays, pauvres et galeux comme Job de la bible avec pour seuls biens leurs baluchons. Le peuple haïtien les a accueillis à bras ouverts et leur a donné l’hospitalité, car, Dessalines le père de la Nation l’avait bien dit : « Tout homme qui touche le sol de ce pays, quelque soit sa condition, devient un homme libre. » Aujourd’hui vous êtes peut-être l’homme le plus riche du pays, loin d’honorer la mémoire de ces vaillants libérateurs, qui vous ont laissé un si beau pays dont vous jouissez pleinement, cupidement et voracement, san kè sote. Vous prenez de préférence l’exaltation à souiller leurs souvenirs.

Monsieur Boulos, si vous étiez en Inde, au Pakistan, en Arabie Saoudite, en Iran, en Syrie votre pays d’origine et que vous aviez prononcé un tel blasphème, même en aparté, on vous aurait tout simplement lapidé ou décapité. Mais comme vous jugez que l’haïtien ne vaut pas une mouche sur un crottin de « chwal », vous osez dire n’importe quoi de lui. Monsieur Boulos, retournez dans vos livres d’histoire, homme malhonnête, raciste, ingrat, oublieux, ignoble, malgracieux, apatride.

Tous les écrivains et historiens du monde ne jouent qu’une seule note, la note de la révolution.

La révolution haïtienne, la plus grande guerre de libération des africains (Cheihk Anta Diop).

Victor Schœlcher qui a écrit la vie de Toussaint Louverture dans l’introduction de son livre il commença :La révolution qui débute en 1789…
Victor Hugo dans Bug Jargal exalte les premiers moments de cette révolution.

Il y eut une révolution de St-Domingue, fruit dans une large mesure de la révolution française, mais originale par ses composantes sociales et ethniques par ses modalités et par ses objectifs. (Victor Schoelsher)

« Toute révolution qui n’est pas accomplie dans les mœurs et dans les idées échoue » Châteaubriand

La révolution haïtienne les a tous accomplis.

La révolution leur criait : Volontaires, mourez pour délivrer tous les peuples vos frères. Victor Hugo

La révolution haïtienne a délivré tous les peuples de la terre.

Dire qu’il n’y a jamais eu de révolution en Haïti mais bien une simple révolte, c’est cracher votre ignorance et votre racisme sur la face du pays, monsieur Boulos. J’ose dire que c’est un crime de lèse-majesté à nos héros, qui ont fièrement combattu pour nous léguer ce fier héritage de première nation nègre, dont vous êtes l’un des voraces bénéficiaires, en tant que syrien.

Un premier janvier 1804, des anciens esclaves devenus des titans libérateurs étaient debout fièrement à côté du général Jean-Jacques Dessalines, proclamant la naissance d’une nouvelle nation, la première nation nègre du monde, la patrie des hommes et des femmes libres. Aucun peuple n’a jamais réalisé cet exploit. Nos ancêtres ont réussi là où Spartacus avait échoué.
On entend très souvent sur les ondes de certaines stations radiophoniques de la capitale haïtienne l’expression suivante, qui dénote que malgré les 215 ans d’indépendance, bon nombre d’haïtiens n’arrivent pas à libérer leurs méninges de la chaine de la servitude. «  Ah! blan an pale. »

« Blan an pale papa se fini »

Quand l’homme blanc intime son ordre, il faut l’exécuter, le maintenir jusqu’à nouvel ordre. Malheur à l’haïtien qui porte atteinte aux dictats de l’homme blanc.

Sommes-nous, les haïtiens, des bêtes à manger du foin, des bozos, des codindes, des déficients mentaux?

Réginald Boulos, le blanc du pays, peut tout improviser, c’est le génie, il croit avoir la science infuse et pense pouvoir planer allègrement au-dessus des lois. Il est médecin, homme d’affaires, certes, il se croit être tout, laborantin, pharmacien, chimiste, et c’est sans nulle doute dans ce contexte qu’il aurait fabriqué le médicament qui a couté la vie à des centaines d’enfants du pays et handicapé plusieurs autres. Suite à cette tuerie, Jean Dominique ne s’était pas laissé acheter comme journaliste d’enquête et s’était révolté sur les ondes de sa radio, en dénonçant l’auteur de ce crime odieux; ce qui faisait la manchette à l’époque, et la une dans les journaux. Semblerait-il que Réginald Boulos s’est inspiré de la même formule chimique qu’Adolphe Hitler avait utilisée pour exterminer les Juifs.

Tuer des enfants haïtiens, c’est exterminer des rats dans des champs d’oliviers. Ce n’est pas un crime pour Boulos, il faut protéger et sauver les récoltes. Il n’a jamais été condamné, il s’active librement dans le pays, sans crainte (san kè sote).Voilà, aujourd’hui un criminel qui rêve de devenir président d’Haïti.

L’homme haïtien a t-il une mémoire?

Dois-je vous rappeler Monsieur Boulos que vous n’êtes pas un haïtien mais bien un faux, un judas. Notez bien que la nation a l’œil sur vous. 

Montréal le 10 septembre 2019,

Ernest Léon, natif, natal