Discours d'Etzer Vilaire à la mémoire des héros de l'Indépendance, de Charlemagne Péralte... 

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Thursday, January 3, 2019

LE CONGRÈS AMÉRICAIN ENTRE DANS UNE NOUVELLE ÈRE D'OPPOSITION À TRUMP


Nancy Pelosi reprend à nouveau le perchoir  de Speaker 
La démocrate Nancy Pelosi a repris jeudi la tête de la Chambre des représentants en appelant au "respect" dans une Amérique divisée, son retour historique au perchoir marquant le début d'une nouvelle ère d'opposition à Donald Trump.

Alors qu'il affronte deux dernières années de mandat difficiles face au nouveau pouvoir des démocrates, le président républicain a rapidement félicité son opposante en chef.

"J'espère que nous pourrons travailler ensemble", notamment sur des grands projets d'infrastructures qu'ils "veulent vraiment", a-t-il déclaré lors d'un point de presse improvisé.

Les ennuis de Trump pourraient  réellement commencer ce
jeudi 3 janvier...                                                                   
Les deux élus auront l'occasion de mettre à l'épreuve de la réalité ces déclarations dès vendredi, lorsqu'ils devront justement se revoir à la Maison Blanche pour tenter de trouver une sortie à l'impasse budgétaire qui paralyse 25% des administrations fédérales depuis bientôt deux semaines.

Depuis jeudi, midi le 116e Congrès américain est officiellement en session: 435 nouveaux élus à la Chambre des représentants, désormais contrôlée par les démocrates, et 100 sénateurs au Sénat, qui reste sous contrôle républicain.

"Nous ne nous faisons pas d'illusions, notre travail ne sera pas facile", a déclaré Nancy Pelosi après avoir repris le marteau de "speaker", qu'elle avait déjà tenu entre 2007 et 2011 lorsqu'elle était devenue la première femme de l'Histoire américaine à accéder à ce poste crucial.

Les nouveaux membres  élus du 116ème Congrès américain  posant  pour une photo historique sur les perrons  du Capitole à Washington, le 14 novembre 2018.                                                                                                                                               
Mais promettons que lorsque nous ne serons pas d'accord, nous nous respecterons".
Nancy Pelosi entourée de ses petits enfants
Après une joyeuse cacophonie rythmée par les pleurs d'un bébé, entourée de ses petits-enfants et des enfants d'autres élus venus assister à la cérémonie, Nancy Pelosi, élue à 78 ans par 220 voix, a prêté serment.

Nombre record de femmes et d'élus issus de minorités: devant une nouvelle Chambre qui multiplie les "premières", elle a salué l'arrivée de nouveaux membres dont "l'optimisme, Mais promettons que lorsque nous ne serons pas d'accord, nous nous respecterons".

Dans l'hémicycle, la nouvelle élue progressiste Alexandria Ocasio-Cortez avait choisi un tailleur pantalon blanc, comme en hommage aux suffragettes qui se sont battues pour le droit de vote des femmes.

- "Crise climatique" -
Affirmant reprendre ce poste avec "grand espoir et confiance en l'avenir", Nancy Pelosi a reconnu les "défis" qui l'attendent.

Elle a dit vouloir protéger la classe moyenne, alors que Donald Trump avait su, en 2016, séduire certains des déçus du "rêve américain".

Mais elle a aussi eu un message d'ouverture envers les migrants.

Sur l'environnement, Nancy Pelosi a eu des mots très forts alors que Donald Trump a retiré les Etats-Unis de l'accord de Paris.

"Nous devons aussi adresser la menace existentielle de notre époque: la crise climatique", a déclaré la démocrate.

Au Sénat, le vice-président républicain Mike Pence a présidé, sous les applaudissements, aux prestations de serment.

- 13e jour de "shutdown" -

C'est avec un défi à Donald Trump que Nancy Pelosi reprend le perchoir.

Elle soumettra à un vote, dès la fin de journée, des mesures budgétaires temporaires censées mettre fin au "shutdown" des administrations.

Or Donald Trump n'en veut pas, car elles n'incluent pas cinq milliards de dollars pour financer le mur qu'il compte construire à la frontière avec le Mexique, afin de lutter contre l'immigration clandestine.

Il a encore martelé la nécessité de ce mur, ou "barrière, ou peu importe comment vous voulez" l'appeler, lors de son briefing surprise jeudi, avant de laisser des responsables de la sécurité aux frontières défendre le projet.

Au 13e jour du "shutdown", il reste ainsi difficile d'entrevoir une sortie de crise.

- Enquêtes et déclarations d’impôts -

Ce bras de fer annonce les féroces batailles à venir entre les démocrates et la Maison Blanche, avec la promesse de multiples enquêtes parlementaires.

En première ligne: les soupçons de collusion entre Moscou et son équipe de campagne électorale en 2016, alors que le mandat du républicain est, pratiquement depuis ses débuts, déjà empoisonné par l'enquête du procureur spécial Robert Mueller.

Avec leur nouveau contrôle de la Chambre, les démocrates décrochent en effet la tête de commissions parlementaires dotées de puissants pouvoirs d'investigation, notamment ceux d'assigner les témoins à comparaître et d'ordonner la présentation de documents.
Ils ont d'ailleurs promis d'exiger du milliardaire qu'il présente enfin ses déclarations d'impôts.

Derrière ces turbulences, la perspective d'une procédure de destitution, ou "impeachment", pourrait se dessiner plus nettement.

Mais Nancy Pelosi a pour l'instant écarté cette idée, affirmant vouloir d'abord attendre les conclusions des enquêtes.

Célèbre pour son sens tactique, elle devra le mettre à l'épreuve des tiraillements à ce sujet entre les jeunes pousses fraîchement élues qui se réclament de la "résistance" contre le président et les élus démocrates plus modérés qui ont gagné dans des circonscriptions pro-Trump.

Tuesday, October 1, 2013

Etats-Unis: l'Etat paralysé, Obama dénonce une "croisade" républicaine


Obama sur la pelouse de la Roseraie de la maison blanche
La première journée de paralysie fédérale aux Etats-Unis s'est terminée mardi comme elle a commencé, dans l'impasse politique, Barack Obama accusant ses adversaires de mener une "croisade idéologique" qui a coûté leurs salaires à des centaines de milliers de fonctionnaires.

"Cette paralysie républicaine n'était pas inévitable, je veux que tous les Américains comprennent pourquoi elle s'est produite", a ajouté M. Obama lors d'une intervention depuis la roseraie de la Maison Blanche.
John Boehner, président de la Chambre des représentants,
 face à la presse le 1er octobre 2013 au Capitole à Washington


Les républicains qui dominent la Chambre des représentants ont changé de stratégie mardi, après l'échec de leur tentative de faire adopter par le Sénat une loi de finances qui aurait sabordé la loi sur la santé de Barack Obama.
Mais leur nouveau projet a été enterré dès la Chambre, lors de trois votes négatifs sur des mini-lois de finances qui visaient à "rouvrir" seulement trois secteurs de l'Etat fédéral: les parcs et monuments nationaux, les services aux anciens combattants et les services de la ville de Washington.
       Obama accuse les Républicains de mener une croisade  


La Maison Blanche refuse cette approche "par morceaux" qui ne résoudrait pas la situation pour les autres agences fédérales, comme la recherche ou l'enseignement et Barack Obama y aurait opposé son veto.
Victimes les plus visibles du blocage: les monuments et musées nationaux de Washington, la Statue de la Liberté à New York et les immenses parcs naturels nationaux comme Yosemite, qui sont restés fermés aux tourists.
Mais bravant l'interdiction, et avec l'appui de parlementaires, un groupe de vétérans de la Seconde Guerre mondiale a forcé les barrières qui leur interdisaient l'accès à un monument érigé en souvenir du conflit, à Washington.
 

La chef de la minorité démocrate au Congrès américain,Nancy Pelosi
, s'adresse à la presse au Capitole à Washington le 30 septembre 2013

Dans la capitale fédérale, des fonctionnaires sommés de rester chez eux s'emportaient contre les élus du Congrès, à l'image de Christine Baughman, la cinquantaine, employée à l'agence de protection de l'environnement. "Ils avaient six mois pour voter le budget, mais apparemment ça n'était pas assez ! Ca n'est jamais assez", a-t-elle lance.
Environ 800.000 fonctionnaires jugés non essentiels, sur plus de deux millions, ont eu quelques heures pour ranger leurs affaires et rentrer chez eux mardi, sans garantie de paie rétroactive.
De la Défense à l'Enseignement, toutes les administrations ont réduit leurs effectifs au minimum vital. La Maison Blanche fonctionnait avec 25% de son personnel et plusieurs statistiques macro-économiques ne pourront être publiées.

Harry Reid au Sénat le 30 Septembre 2013
Autre conséquence: les cimetières militaires américains dans le monde où sont tombés les GI's des Première et Seconde Guerres mondiales, notamment lors du Débarquement en Normandie, étaient eux aussi fermés "temporairement".

La sécurité nationale et les services essentiels, comme les opérations militaires, le contrôle aérien et les prisons, étaient toutefois globalement exemptés.
Plafond de la dette
Ce "shutdown" --le terme américain qui désigne la fermeture partielle des services fédéraux-- marque le pic de 33 mois d'affrontements sur le budget entre les démocrates et les républicains, qui ont repris le contrôle de la Chambre en janvier 2011, après l'élection de dizaines d'élus de la mouvance populiste Tea Party.
Ceux-ci insistent depuis des mois pour voter un budget qui reviendrait, d'une manière ou d'une autre, sur la réforme de l'assurance-maladie, pièce maîtresse du bilan social du président et qui bénéficie du soutien indéfectible des démocrates.
Un volet important de la réforme est entré en vigueur mardi: des millions d'Américains démunis d'assurance maladie peuvent désormais déposer une demande sur internet pour bénéficier d'une couverture subventionnée à partir de janvier 2014.
Le premier jour d'enregistrement a d'ailleurs provoqué une saturation de nombreux sites.
Mais un sondage Quinnipiac indiquait que 77% des Américains rejetaient un recours à une fermeture partielle des activités de l'Etat pour bloquer l'application de la réforme.
La fermeture des services fédéraux ne devrait toutefois avoir qu'un impact limité sur la première économie mondiale, contrairement à celui qu'aurait une impasse persistante sur le relèvement du plafond de la dette. Celui-ci doit faire l'objet d'un accord d'ici au 17 octobre, faute de quoi les Etats-Unis ne pourront plus faire face à toutes leurs obligations financières.
Le secrétaire au Trésor Jacob Lew a indiqué mardi soir que la cessation partielle des activités de l'Etat ne changeait rien à la date-butoir du 17 octobre.
Des parlementaires, tels Tom Coburn et Richard Durbin, prédisaient une fusion des deux dossiers dans les deux prochaines semaines.
La paralysie fédérale n'a pas ému les principales places financières mondiales, mais les marchés restaient prudents, en se focalisant sur l'échéance du plafond de la dette.

Sources : AFP, l'Internaute.com