Discours d'Etzer Vilaire à la mémoire des héros de l'Indépendance, de Charlemagne Péralte... 

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Thursday, September 22, 2016

Sexualité : "La femme de 50-60 aurait besoin d'un homme de 30 ans"

La femme d'aujourd'hui revendique haut et fort le droit au plaisir sexuel libéré de la procréation. Pourtant, nombreuses sont celles qui vivent de manière dramatique le conflit entre leur sexualité et les "prisons intérieures". Avec, à la clé, déceptions, frustrations, fatigue, amours déçues, manque de désir et de plaisir. Eclairage.

Psychiatre et sexologue mondialement réputé, Willy Pasini se penche depuis plusieurs décennies sur les questions relevant de l'amour, la séduction, le couple et le désir. Dans son dernier ouvrage (1), il explore l'univers très complexe de la sexualité féminine, depuis les différents aspects du désir jusqu'aux multiples types d'orgasme, en passant par les fantasmes, la perversion, la transgression et l'homosexualité.
Le Vif/L'Express : La libération sexuelle remonte à un demi-siècle. Alors, pourquoi tant de femmes vivent-elles encore dans une "misère" sexuelle ?
Willy Pasini : La Bible et la mythologie contiennent de nombreux modèles féminins négatifs : Eve, Bethsabée, Dalila, Salomé, Pandore, Méduse... La Bible nous a transmis deux modèles de femmes : la Vierge Marie, porteuse de toutes les vertus, et Marie-Madeleine, incarnation du vice. Ces deux modèles ont survécu pendant des siècles dans notre culture occidentale, empreinte de catholicisme. Certes, aujourd'hui, la "prison extérieure", à savoir l'ensemble des règles et des conventions sociales, n'existe quasiment plus. Cela dit, toute une série de " prisons intérieures" n'ont pas été abolies. Dans environ 60 % des cas, elles sont liées à la personnalité de la femme et à son éducation. Il s'agit de grands principes qui ont été inculqués aux femmes et leur imposent de s'y conformer. Ils provoquent des conflits intérieurs, des blocages sexuels ou des problèmes relationnels avec les hommes. On peut citer des femmes qui n'éprouvent pas de désir car la famille plaçait le devoir avant le plaisir. Il y a des familles qui valorisent l'intelligence. On recherche le plaisir intellectuel et on élimine le plaisir corporel. Il y a, aussi, des femmes qui ont un blocage par rapport au plaisir sexuel. Elles sont heureuses dans la vie, en pratiquant une activité sportive exaltante comme le bateau, par exemple, mais pas au lit.
Dans le passé, la sexualité féminine a toujours fait peur aux hommes. Qu'en est-il aujourd'hui ?
Ce n'est pas la sexualité qui fait peur, mais la femme. Avant, la sexualité était procréative et l'homme ne voulait pas élever les enfants illégitimes. Aujourd'hui, c'est le désir de la femme qui fait peur. Dans le passé, l'homme avait le monopole du désir. De nos jours, le plaisir se partage et la femme en prend la moitié. L'homme est un prédateur, il fonctionne avec son cerveau primitif. Les hommes changent plus lentement que les femmes, ils ont besoin d'une génération pour s'adapter. Certains hommes n'ont pas suivi cette évolution ou se sont inventé d'autres désirs. Ils préfèrent, par exemple, jouer au tennis. L'homme aime la femme active au bureau mais pas au lit. En Suisse et en France, et je suppose que c'est pareil en Belgique, le désir masculin à tous les âges est la première cause de consultation chez les sexologues.
L'intimité sexuelle (le véritable acte sexuel) n'a pas changé en soi. Mais les personnes qui la partagent ont évolué. Comment ce changement se traduit-il chez la femme ?
L'intimité se transforme en "extimité". Les jeunes femmes en quête de sensations fortes préfèrent se montrer nues plutôt que de vivre réellement la sexualité. Aux Etats-Unis, 40 % des femmes pratiquent le sexting qui consiste à envoyer des images sexuellement explicites de soi-même sur Internet. L'extérieur est plus important que l'intérieur. Les femmes veulent être vues. En revanche, chez l'homme, l'exhibition n'existe plus. Les femmes se montrent plus facilement que les hommes dans leur intimité.
Pourquoi, sur le plan sexuel, la femme est-elle supérieure à l'homme ?
Tout d'abord, on peut parler d'une supériorité biologique. Une petite fille de 7-8 ans peut avoir un orgasme clitoridien, ce qui n'est pas possible chez un petit garçon. Quand la fille devient grande, elle peut avoir des orgasmes répétés. Théoriquement, elle peut en avoir cinq : clitoridien, vaginal, anal, utérin et l'orgasme provoqué par la stimulation du point G, une protubérance de la taille d'un pois chiche. Le point G est une découverte récente, confirmée par les scientifiques. Il s'agirait d'un vestige de prostate féminine. Donc, oui, la femme est supérieure à l'homme car elle a une plus grande panoplie de réponses. L'homme ne connaît qu'un seul orgasme.
A quoi sert l'orgasme féminin ?
C'est une question difficile pour la science. Pour certains scientifiques, il ne sert à rien. D'autres disent qu'il éveille chez la femme le désir sexuel. Sur le plan purement biochimique, l'orgasme sert à la procréation. Les contractions utérines attirent le sperme vers le haut. Une femme orgasmique est plus facilement procréative.
Lors de l'orgasme, le cerveau intervient différemment chez l'homme et chez la femme...
Grâce à l'imagerie cérébrale, on peut voir le chemin qui relie le périnée au cerveau. Chez la femme, lors d'un acte sexuel, les aires du cerveau qui " s'allument" sont plus larges et plus impliquées. On a pu démontrer que la zone la plus impliquée, c'est l'aire émotionnelle. La sexualité féminine est liée à la relation interpersonnelle et à l'estime de soi. Autrement dit, le désir de la femme se fonde non seulement sur des mécanismes purement instinctifs, mais aussi sur des mécanismes cognitifs complexes. Chez l'homme, il est uniquement biologique.
Selon vous, la sexualité n'a pas d'âge et les femmes sont plus vaillantes sur le plan sexuel que les hommes...
Dans le passé, on pensait que la ménopause signait la fin de la sexualité. Il s'agit d'un point de vue culturel et sociétal et ce n'est pas vrai. Il y a une différence entre la culture et la biologie. Sur le plan biologique, le désir dépend de la testostérone. C'est le "moteur du désir" chez la femme. Or, la testostérone continue à être secrétée par les glandes surrénales. La femme de 50-60 ans aurait donc besoin d'un homme de 30 ans ! Pour faire simple : le problème de la ménopause chez la femme, c'est le mari.
Selon Elisabeth Lloyd, philosophe des sciences que vous citez, moins de 35 % des femmes atteignent l'orgasme vaginal. Quelle est l'explication scientifique ?
Le vagin, à part le point G, a très peu de points sensibles et de terminaisons nerveuses. C'est la raison pour laquelle l'orgasme vaginal est rare. La nature est bien faite. Si le vagin était pourvu de nombreuses terminaisons nerveuses, l'accouchement serait extrêmement douloureux.
Vous dites que les femmes qui souffrent d'anorgasmie ou d'absence d'orgasme et de plaisir sont plus nombreuses qu'on ne le pense. Pourquoi ?
A cause des "prisons intérieures". Les femmes anorgasmiques n'ont pas reçu d'éducation sentimentale et sexuelle adéquate. L'anorgasmie est liée à la personnalité de la femme, à d'éventuels traumatismes subis dans le passé ou à une identité incertaine. En Inde, les jeunes filles apprennent le plaisir et le désir. Dans la culture occidentale, il y a toujours une séparation entre Marie et Marie-Madeleine.
Quels sont les fantasmes des femmes ?
Ils ont beaucoup évolué au fil du temps. Les fantasmes ayant un fond sentimental sont toujours très courants, mais la palette imaginaire s'est beaucoup élargie. Le fantasme masochiste est le plus important, même si la femme n'est plus masochiste. Elle veut être violentée, prise par la force. Cela nous surprend beaucoup. On peut l'expliquer par le fait que la femme a été obligée de se soumettre à la violence pendant des siècles et cette soumission s'est inscrite dans son cerveau primitif. Pour preuve, le succès du livre Cinquante nuances de Grey.
Un mot sur l'homosexualité féminine. Un choix ?
Aujourd'hui, le sexe ne sert plus à faire des enfants, il sert à autre chose. Si la femme est déçue par l'homme, un peu macho, elle peut être attirée par la tendresse et la dimension érotique d'une relation homosexuelle. L'homosexualité féminine ou plutôt des contacts féminins sont en hausse. Environ 40 % des adolescentes se donnent des baisers, à l'instar du fameux baiser saphique entre Madonna et Britney Spears. On peut aussi parler d'une homosexualité occasionnelle ou sociale.
Votre conclusion ?
La femme un peu trop effrontée, qui a jeté aux orties toutes les croyances, idéologies et habitudes, se sent libre mais elle est seule. Je citerai l'exemple d'une fonctionnaire du Parlement suisse qui a posté sur Facebook des photos où on la voit nue. Elle a perdu son poste. Les filles qui font du sexting ne se rendent pas compte du danger qu'elles courent avec ces photos. C'est donc le côté négatif. Etre libre implique des risques. La liberté a besoin de berges, doit être canalisée, comme une rivière. Sinon, elle devient marécage.
Entretien : Barbara Witkowska
Source : 

Friday, April 26, 2013

L'homosexualité - Entre le tabou du passé et l’acceptation d’aujourd’hui…

par : Herve Gilbert herve.gilbert@gmail.com  

Depuis la nuit des temps, depuis que le monde est monde, la conception de l'homosexualité traversa l'existence de l'humanité et n'a pas arrêté de refaire surface à travers les générations. À certaines époques, dans les sociétés pré-chrétiennes avant Jésus Christ  et plus particulièrement dans la Grèce antique et dans l'Empire Romain, il s'agissait d'un mode de vie tout à fait normal; les relations entre personnes de même sexe furent acceptées ou valorisées avec certaines règles, mais à d'autres époques, au début du christianisme les relations entre hommes furent considérées comme un crime contre la dignité humaine. Depuis le début de la civilisation, l’idée d'aimer une personne du même sexe était inconcevable. Au moyen-âge, les homosexuels avaient même hérité d’un nom : les sodomites. Les condamnations encourues par ces derniers ont en sorte quelque peu changé au cours des temps. A la première condamnation, ce fut la castration; à la deuxième ce fut l'amputation d'un membre et à la troisième, le bûcher ou la potence.

Durant les deux derniers siècles, le monde a été partagé entre les gouvernements qui améliorent la situation des homosexuels, ceux qui les rendent encore plus stigmatisés et ceux qui ne font rien. Ainsi, certains États vont abolir ou adoucir les lois contre l'homosexualité pendant que d'autres vont encréer ou les rendre plus sévères.

Homosexualité, hétérosexualité, bisexualité... La frontière est souvent mince. Comment définir l’homosexualité? Le terme homosexuel (le) désigne la personne (masculin ou féminin) qui se livre de façon répétée à des rapports orgasmiques avec une personne du même sexe. L'homosexualité, est un comportement sexuel, un ensemble d'attitudes, de préférences, de valorisation, qui engagent profondément l'individu, comme c'est le cas pour l'hétérosexualité. Entre homosexualité exclusive et hétérosexualité absolue, il existe une palette de nuances,tout dépend des désirs de chacun.

Qu’est-ce que la pédérastie ?

La pédérastie est l’attirance érotique d’un adulte pour les adolescents (ou pré-adolescents. Le pédéraste éprouve une attirance homosexuelle pour les garçons pubères au sens large. On parle de pédophilie lorsqu’un adulte, homme ou femme, impose par la violence,la manipulation, la menace ou toute autre manœuvre, des relations sexuelles à un enfant. Sous couvert de l’amour porté à l’enfant, de l’initiation de ce dernier aux affaires sexuelles, le pédophile profite de l’enfant comme objet sexuel jusqu’à l’échanger, le vendre ou le tuer. Disons que la pédophilie est une attirance ou préférence sexuelle d'un adulte pour les enfants pré-pubères ou en début de puberté. Un pédophile n’est donc pas nécessairement un homosexuel. 


Qu’est-ce qu’un hermaphrodite ?

Un hermaphrodite est une personne qui est née avec les organes génitaux masculins et féminins. Ce qui signifie qu'elle possède à la fois des parties mâles et femelles, ce peut être un testicule et un ovaire, par exemple. Ça ne veut pas dire qu'elle a à la fois un pénis et un vagin.

L’homosexualité comment est-elle perçue en Haiti ?

Mes premières découvertes de cette réalité sociologique, je les ai vécues très longtemps déjà, à Jérémie, lors de mon adolescence. Je me rappelle un piéton, qui autrefois faisait le va-et-vient tout près de chez moi et qui présentait les caractéristiques de quelqu’un qu’on appelait chez nous « gason makomè » ou « masisi ». A l’époque, j’habitais l’édifice de l'Inspection scolaire qui se trouvait en face de la place Dumas quand mon père était  l’inspecteur des écoles. En ce temps-là, le marché public se trouvait à proximité de chez nous. Nous pouvions de notre balcon avoir une vue sur la place et sur une grande partie du marché. Tous les après-midi, je voyais cet homme avec son allure efféminée qui passait aux alentours de la place. Il était un marchand de nourriture et marchait avec ses mains balancées à la manière d’une fille. Plus tard, quelqu’un de chez moi m’apprenait qu’il était un « gason makomè ».

Cependant, je ne savais pas le vrai sens de cette appellation et je continuais à l’observer. Il avait les mimiques gestuelles similaires à une femme et avait une démarche féminine. D’ailleurs, cet homme ne cachait pas ses particularités chaque fois qu’il était ridiculisé par des badauds. J’ose citer son nom, parce qu’il ne cachait pas sa grivoiserie quand les badauds l’embêtaient. Ainsi quand on le nommait « masisi», il répondait « konnin w pa konin jan bouda sa a dous » et ceci avec un langage rassurant. L’homme, en fait c’était en toute apparence un homme, s’appelait Séréyel. Qui ne se souvient pas donc de ce monsieur robuste avec son tablier qui vendait de la nourriture au marché ?
Cette vidéo en bas est une exploration du lien entre le vodou et l'homosexualité en Haïti.
Séréyel n’était pas le seul en  ville. Je me souviens aussi d’un grand pianiste, originaire d’une famille célèbre de la ville, qui, lui aussi , avait un air efféminé. Selon les rumeurs, il était aussi un homo. Il y avait d’autres comme ça dans la ville à l’époque, mais c’était comme une réalité cuisante dont personne ne parlait, ou bien n’osait évoquer dans des discussions.

En Haiti, l'homosexualité est classée parmi les actes liés au mysticisme. Le fait que les relations sexuelles entre deux hommes soient aussi considérées dans la Bible comme un acte immoral incite certains évangélistes à considérer l'homosexualité comme un comportement satanique et ces derniers soutiennent alors que les homosexuels sont des "occultistes". Ils vont même plus loin à avancer que tous ceux qui seraient attirés par cette forme de sexualité sont des possédés ou des personnes envoûtées par les mauvais esprits.

Longtemps criminalisée ou considérée comme une maladie mentale, l'homosexualité est de plus en plus acceptée par les sociétés contemporaines. Les homosexuels, après avoir souffert pendant de nombreuses années d'exclusion, commencent enfin à avoir une reconnaissance de la part de certains États et de leurs concitoyens hétérosexuels.

La reconnaissance progressive que l'homosexualité est une sexualité autre mais normale, l'émergence d'un nouveau statut de l'enfant, l'apparition de nouvelles technologies de la reproduction, et le fait que dans une démocratie les minorités peuvent revendiquer des droits nouveaux, constituent des jalons importants pour cette forme de sexualité. A partir de là, il est donc devenu possible et nécessaire d'accorder aux homosexuels le droit de vivre légalement leur sexualité et, pour ceux qui le désirent, celui de pouvoir élever des enfants.


Aujourd’hui, Ils sont pratiquement acceptés presque dans toutes les professions. L’institution militaire des États-Unis où Ils étaient carrément exclus et bannis, ou même quand vous étiez un homo, vous n’étiez pas autorisés à le révéler (don’t ask, don’t tell) -- a finalement abrogé la loi interdisant aux homosexuels d’être embauchés dans l’armée. D'une manière générale, depuis le début du 21ème siècle, l'homosexualité est tolérée ou affirmée dans les milieux artistiques où la plupart des gens reconnaissent ou admettent qu'il peut y avoir des normes sexuelles différentes du commun des mortels...


En Haïti, les homosexuels sont censés vénérer, dit-on, une déesse vaudoue et seraient convaincus qu'elle est responsable de leur orientation sexuelle. On peut y voir une lointaine similitude avec la philosophie vaudoue haïtienne qui soutient qu'un homme attiré par un autre homme est habité parl'esprit d'une sirène..
Être Homme ou Femme est déterminé par des facteurs génétiques (dans les chromosomes). Un homme du point de vue génétique est: un humain né avec dans son caryotype une paire de chromosome sexuels nommée XY. Disons qu'un homme typique est un humain possédasnt un pénis et des testicules comme organes sexuels, tandis qu'une femme typique possède une vulve et un vagin, globalement supposés être associés à des ovaires, des trompes et un utérus. Dans le caryotype de la femme on retrouve une paire de chromosomes sexuels de type XX.

Nous allons maintenant nous référer au Dr. Carl Gilbert pratiquant la chirurgie depuis des années dans les états de l'Ohio

et de l'Arkansas  pour qu’il nous fasse part de ses appréhensions scientifiques sur l’homosexualité.
Notre première question au Dr Carl Gilbert est la suivante :

L'homosexualité était perçue comme un fléau social, et elle était considérée comme une maladie mentale à un certain moment. Qu’est ce qui cause l’homosexualité? Est ce qu’on peut être né homosexuel ?

Réponse: “Cette dernière question est débattue depuis longtemps par des experts, non experts,moralistes, psychiatres et par tant d’autres. Et comme l’on dit ici, “the jury is still out”, les jurés n’ont pas encore donné leur verdict sur la question. Et moi non plus je ne vais pas pouvoir répondre à cette question. Depuis 1973, les psychiatres et psychologues américains et ceux de par le monde ne considèrent plus l’homosexualité comme une maladie mentale. Je sais que du point de vue scientifique des individus peuvent avoir été affectés par un taux élevé ou bien d’hormones mâles ou bien d'hormones femelles dans leur sang. Et d’autres peuvent être porteurs à la fois de gènes XX et XY. Ce qui peut affecter alors leur morphologie, et leur caractéristiques physiques y compris parfois leurs a pareils sexuels. Mais je ne suis pas prêt à dire que ces changements hormonaux ou génétiques causent directement l’homosexualité telle que nous la connaissons. Et je crois que des études l’ont prouvé. Ces transsexuels ou hermaphrodites comme tu as évoqué plus haut veulent parfois tout simplement être bien  dans leur peau. S’il se trouve par exemple qu’ils ont une forme rudimentaire de vagin, ils veulent alors un vagin normal. Ce qui les pousse à chercher des traitements chirurgicaux ou hormonaux pour devenir des femmes complètes, sans pour autant dire qu’ils sont des “masisi”. Ils veulent donc se défaire du sexe qui leur avait été assigné à la naissance”

Quelles sont les caractéristiques de l’homosexualité ?

Réponse:
“Mon cher Hervé je ne pense pas que dans un contexte général l’homosexualité ait des caractéristiques propres dans la majorité des cas.

Pourquoi les gais sont-ils efféminés et pourquoi les lesbiennes ont-elles des allures masculines ?” 

Réponse: “Je crois que seul un petit groupe, je reprends, seul un petit groupe d’homosexuels adopte un comportement stéréotypé  d’effeminé ou de“tomboy”. La majorité se comporte comme toi et moi. Le comportement physique ou ce maniérisme comme on l'appelle ne suffit pas seulement pour dire que quelqu’un est homosexuel. Ce maniérisme est comme une caractéristique physique comme toute autre caractéristique d’un individu qui est de petite taille,grande taille, de couleur blanche ou de couleur noire, etc.”

Queen Latifah ne cache plus son homosexualité


Nous avons tous un imaginaire romantique et érotique, c’est-à-dire que nous «rêvons» d’être dans les bras d’un partenaire et d’avoir avec lui des relations sexuelles, un partenaire de vie amoureuse, de vie commune. Pourtant certaines personnes s’imaginent plus facilement d ‘être en relation avec une personne du même sexe. Est – ce qu’il ne s’agit pas d’un gène «défectueux», voudrait-on alors trouver une cure pour corriger cette anomalie?

Réponse: “gène défectueux”, je ne pense pas. Je pense que l’homosexuel appréhende, interprète à sa façon son affectivité envers un autre être humain, manifeste à sa façon son attraction sexuelle pour un autre, une interprétation qui commence bien des fois avec le cerveau il est vrai.”

L'évolution se poursuit etl'homosexualité continue à être de plus en plus acceptée. Quel est le rôle des parents face à l’orientation sexuelle d’un enfant puisque certains cas d’homosexualité sont les résultats d’abus sexuels subis par les enfants?

Réponse: “question difficile Hervé. Je vais essayer d’y répondre cependant. Je crois que les parents doivent s’informer sur ce sujet, en parler avec d’autres à qui ils font confiance, des cercles de réflexion, des guides spirituels, prêtres ou pasteurs, psychologues, éducateurs, etc, avant de stigmatiser cet enfant qui manifeste une orientation sexuelle différente des leurs. Car, ils risquent de perdre cet enfant au sens propre ou au sens figuré, s’ils agissent autrement.”

L’homosexualité se propage-t-elle en Haïti ? Selon des rapports anecdotiques, beaucoup de jeunes haïtiens s’adonnent aujourd’hui à l’homosexualité, mais peu d’entre eux osent l’assumer publiquement . Un mariage entre homosexuels en Haïti, est-ce pour bientôt?

Réponse: “Personne ne sait. Car il ne faut pas oublier Hervé que nos lois, notre Constitution sont plutôt difficiles à changer du fait de notre culture politique où la tolérance est une perle rare, de notre culture tout court, de notre instabilité politique, de la dominance ou de l’influence de certains secteurs sur d’autres.”

Conclusion:

Qu’est-ce qui nous amène à mener un mode de vie sexuel plutôt qu’un autre? C’est parfois l’imaginaire romantique / érotique qui nous guide. Nos comportements sont aussi dictés par des expériences diverses, bonnes ou mauvaises, qui jalonnent nos vies. Disons les choses comme elles sont : la majorité des gens éprouvent du dégoût ou de la répulsion à imaginer deux personnes de même sexe faisant l’amour ensemble. Pourtant, le fait de vivre des relations sexuelles «saines» ou «malsaines» n’a rien à voir, à proprement parler, avec l’orientation sexuelle de la personne, mais plutôt avec son sens des valeurs et de l’éthique sexuelle.

Aussi, chez les hétérosexuels, tout comme chez les homosexuels, y a-t-il des relations intimes qui sont empreintes de désir, d’amour et de respect mutuel.
Pour l’instant ce sujet reste au stade de rumeurs qui sont encore étouffées en ce qui concerne Haiti,  mais qui en fait sont bien présentes en tant que comportement dans toutes les communautés.  Peu à peu, les langues vont se délier et l'on découvrira alors que l'homosexualité est plus en vogue qu’on ne le croit…
En Haiti: Les Masisi ne veulent plus se cacher

           

Nous vous  invitons à lire  dans sa totalité, un article rédigé par un ami médecin de Haiti Connexion Network , sur le même sujet: L'homosexualité - parlons-en...


par : Herve Gilbert herve.gilbert@gmail.com

En dernière heure:  L' histoire de Jason Collins -- le joueur américain de basketball qui s'est déclaré gay le 29 avril 2013--paraîtra dans l'édition du 6 mai 2013 de Sports Illustrated. Il est le premier athlète  à le faire au sein d'un grand championat sportif aux Etats-Unis.

" Je suis un centre NBA, 34 ans. Je suis noir. Et je suis gay.
Jason Collins
Je n'avais pas l'ambition d'être le premier athlète ouvertement gay de jouer dans un grand sport américain. Mais comme je le suis, je suis heureux d'entamer cette conversation. J'ai  souhaité que je ne fusse pas l'enfant dans la salle de classe qui lève la main en disant: «Je suis différent." Si j'avais le choix, quelqu'un d'autre l'aurait déjà fait. Mais comme personne ne l'a fait,  c'est pourquoi je lève la main.
Mon voyage de découverte de soi et d'auto-reconnaissance a commencé dans ma ville natale de Los Angeles et m'a enmené à travers deux  championnats scolaires étatiques, la NCAA Final Four et l' Elite Eight, et neuf séries éliminatoires de 12 saisons au sein du NBA..."

En savoir plus: http://sportsillustrated.cnn.com/magazine/news/20130429/jason-collins-gay-nba-player/ # ixzz2RxiDyAYY   


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par : Herve Gilbert herve.gilbert@gmail.com