Discours d'Etzer Vilaire à la mémoire des héros de l'Indépendance, de Charlemagne Péralte... 

Friday, July 12, 2019

MAX DORISMOND SE RÉSIGNE ENFIN!

Par Eddy Cavé





Ottawa, le mercredi 10 juillet 2019

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Cela faisait des lunes que, dans son entourage immédiat et dans le cercle des internautes éparpillés d’un bout à l’autre de la planète, on demandait désespérément à Max Dorismond une compilation de ses réflexions sur les soubresauts de l’actualité. Il s’est finalement décidé. Pour en avoir discuté avec lui pendant des mois, je n’hésite pas à dire qu’il s’est enfin résigné. Devant son refus constant de commencer à publier ses œuvres, je me suis plus d’une fois surpris à me demander si cet amateur de jeux de mots  ne refusait pas de céder aux demandes de ses amis et lecteurs en se disant : « Veulent-ils que je fasse le saut ou le sot? » 

L’invitation du GRAHN au lancement des Mots pour conjurer nos maux a suscité un tel enthousiasme que je me permets aujourd’hui de dire à Max qu’il aurait été bien  sot de ne pas faire ce beau saut. En effet, le travail de réflexion avait déjà été fait, l’accouchement avait été graduel et  échelonné sur plusieurs années, donc beaucoup moins douloureux. Le village s’était ainsi déjà habitué aux balbutiements du nouveau-né, et il lui restait seulement  à le voir franchir le seuil de la porte pour pouvoir dire : « C’est fait.  Le bébé est là. Il était grand temps!»

Effectivement, l’œuvre était déjà là, en pièces détachées d’abord, puis en un tout  patiemment rassemblé. Mais le constructeur avait décidé de la soumettre à ce que mon ami Serge Legagneur appelait l’épreuve du tiroir et des disques durs des ordinateurs. Elle y a non seulement survécu, mais elle a  vaincu toutes les réticences de l’auteur au moment où il était prêt pour cette belle aventure.

Les hésitations de Max et l’enthousiasme que suscite ce premier livre me rappellent avec force l’expérience, palpitante je dois le dire, de mon entrée dans le monde des lettres. J’ai fait un cheminement comparable au sien, résistant dans un premier temps à l’appel des sirènes, puis me jetant résolument dans l’eau. Et c’est vraiment Max qui m’y a poussé : «Vas-y me disait-il sans relâche. Cesse de nous servir au compte-gouttes ces agréables souvenirs de notre jeunesse et de  Jérémie et donne-nous un livre. » Ce sera le premier tome de « De mémoire de Jérémien ». Une fois de plus, mon cher Max, je te dis publiquement un grand merci.

Des mots pour conjurer nos maux est certes le premier livre de Max, mais l’auteur a déjà ses lettres de créance et a une réputation solidement implantée d’analyste perspicace, d’observateur éclairé et attentif, d’écrivain chevronné. Le rythme auquel arrivent les commandes et les premiers commentaires, notamment celui de Mérès Weche, nous disent déjà que le succès aux tiroirs caisses  est garanti. Il est à souhaiter que l’auteur continue sur sa lancée et qu’il se remette au travail dès lundi pour notre plus grand bonheur.

Après avoir surtout écrit pour les internautes et publié dans les médias sociaux, Max s’adresse aujourd’hui, avec une réputation établie et un préjugé favorable,  au volet du marché resté attaché au livre papier traditionnel. Aux lecteurs qui vibrent en tenant fermement entre leurs mains  le dernier livre qu’ils viennent d’acheter, en tournent fébrilement les pages,  hument avec appétit l’odeur du papier et ne s’endorment pas, la nuit tombée, sans avoir lu ou relu un passage particulièrement accrocheur.

Quant aux lecteurs déjà convertis au livre électronique, ils ne seront certainement pas en reste, car Max est depuis longtemps un adepte de ce médium et sait tout ce qu’il faut faire pour leur plaire, les séduire et les convaincre.

Bonne chance encore, vieux frère, et longue vie sur le marché capricieux du livre.



Eddy Cavé

Wednesday, July 10, 2019

Les Américains doivent assumer leur rôle de faiseurs de dirigeants marionnettes en Haiti


Kerlens Tilus
« De guerre lasse, ceux qui ont fait le choix de rester au pays m'ont toujours laissé entendre que la racine du mal, ces trois dernières décennies, réside dans la bande à Core group. J'en riais de bon cœur, me disant que l'haïtien, pour s'excuser, se cherche toujours un bouc émissaire. Mais, ne suis-je pas aujourd'hui en droit de me raviser quand je considère que les pays dits amis se fichent éperdument de nos déficits budgétaires, du solde de notre balance commerciale, de la compétitivité de nos entreprises, de l'attraction du pays auprès des investisseurs internationaux, de notre dette publique, de notre perte de pouvoir d'achat, catastrophique pour nos générations futures, mais qui pourtant s'acharnent de sauver “le soldat. Ryan" qui, sans scrupules, leur a permis d'enfoncer le dernier clou dans le cercueil du Venezuela, fille légitime d'Haïti. » (Jean L. Theagène)
Le mystique Jean L. Théagène a adressé hier une lettre à l’Ambassadrice Américaine qu’il qualifie de Gouverneure. Jean Théagène se considère être un duvaliériste impénitent ; on ne va pas le tenir rigueur pour cela. Il est le seul à pouvoir répondre avec élégance l’Ambassadrice Américaine qui était montée sur ses grands chevaux le 4 Juillet pour faire une leçon de démocratie aux Haïtiens ; quelle démocratie ? Penseur libre, je n’ai pas de maitre. Je dis ce que je veux quand je veux et comme bon me semble. La société haïtienne est une société d’hypocrites, de lâches et d’opportunistes. Si un an de cela, des naïfs et incrédules croyaient que je cherchais un bouc émissaire quand je réitérais que la racine du mal haïtien réside dans la bande à Core Group, principalement les États-Unis d’Amérique, aujourd’hui, même quand ils font semblant de ne pas comprendre, ils réalisent que l’Ambassadrice Américaine est la Gouverneure d’Haïti. Deux semaines de cela, le Président et le Vice-Président de l’Assemblée Nationale, Carl Murat Cantave et Gary Bodeau ont été convoqués à l’Ambassade Américaine, ainsi que Michel-Ange Gédéon, DG de la PNH. Dans un pays libre, indépendant et souverain, les autorités étatiques sauraient qu’ils n’ont pas le droit d’assister à des réunions à une ambassade étrangère ; à moins d’un dîner pour célébrer ou commémorer une fête nationale. Gary Bodeau, Carl Murat Cantave et Michel-Ange Gédéon ont été convoqués par leur supérieur hiérarchique pour recevoir des ordres et des directives. Le lourdaud Gary Bodeau n’a même pas eu de gêne pour dire qu’il va faire de son mieux pour qu’un gouvernement soit mis en place dans le plus bref délai comme le veut le grand patron. L’Ambassadrice Américaine, Michèle Sison est la Gouverneure d’Haïti qui reçoit des directives du Département d’Etat Américain.
Haïti est un pays regorgé de hâbleurs qui font la gorge chaude qui sont prêts à émettre leurs opinions sur tous les sujets, sauf la mainmise des États-Unis d’Amérique sur Haïti. Depuis tantôt cinq ans, j’ai pris la ferme résolution de ne pas participer à aucune réunion, symposium organisée par des compatriotes haïtiens puisque je sais que ces rencontres sont toujours des farces pour masquer la mainmise des États-Unis d’Amérique sur Haïti. Les bien-pensants ont leur moyen propre à eux de se rencontrer et d’échanger. Le pays est en mode lock depuis le 6,7 Juillet 2018. Les dirigeants marionnettes contrôlés par le Département d’Etat Américain ne peuvent pas résoudre cette crise ; voilà qu’aujourd’hui, c’est la Gouverneure qui convoque qui fait les déplacements. Michèle Sison a été au CEP rencontrer la crapule Léopold Berlanger, demi-frère de Andy Apaid, un putchiste qui a les mains libres pour agir comme mafioso en Haiti.. J’observe pour voir comment la Gouverneure va s’y prendre pour former un nouveau gouvernement et permettre au corrompu Jovenel Moïse, président décrié de terminer son mandat présidentiel. Je ne me laisse pas mener par les « machann mikwo » qui sont placés pour diriger l’opinion publique comme le veulent les employés du Département d’Etat Américain et de la CIA opérant en Haïti. Ceux qui croyaient qu’ils pouvaient retirer et contrôler à jamais le « petit bonnanj » du peuple haïtien, se rendent compte aujourd’hui qu’ils assistent à un éveil de la Conscience Collective restée trop longtemps endormie en nous. 
Lè w gen yon bann dirijan ki analfabèt e politisyen ki ipokrit, lach ak opotinis, kouman w vle pou yon Anbasadè Ameriken revizyonis pa manke yo dega le l vle. Jedi pase, se te 243zyèm fèt komemorasyon endepandans Etazini. Blan yo fete an gran ponp. Tout moun konnen endepandans sa pat pou moun nwa. Epoutan, te gen nwa ki te goumen pou rann endepandans sa posib. Nwa sa yo se Ayisyen yo te ye e Henri Christophe te youn ladan yo. Si yon Anbasadè Ameriken ann Ayiti ap selebre, li te oblije pale de kontribisyon solda sa yo nan gè endepandans Amerikèn nan. 99% Ameriken pa janm konnen esklav ayisyen te goumen pou yo jwenn endepandans yo. Kabrit gade je mèt kay anvan l antre. Anbasad Amerikèn ap toujou jwenn ti visye ki pou al bwe diven, manje pate ak sandwich nan fèt yo. Pa gen istoryen ayisyen k ap pran chans fè rapèl istorik sa pou Anbasad Ameriken ak Depatman Deta. Malerezman, yo pa fouti efase listwa; kreyon listwa pa gen gòm. M ap mandem si Donald Trump konn bagay sa. Ameriken pap janm ka efase kichòy zansèt nou yo fè pou yo pou yo te ka bat Langletè. 
« L'éponge humaine souffre d'indigestion mentale et elle retarde son évolution et son développement spirituels. » Les Haïtiens sont pris dans un engrenage de zombification collective. L’Église, la religion, les écoles de mystères, l’Ecole, l’Université, la Presse sont des outils que le Core Groupe, principalement les Américains utilisent pour rendre possible cette zombification collective. Ils ont utilisé à répétition la formule de déstabilisation de l’économie, la dévaluation de la monnaie locale, l’activation des gangs armés qui devraient provoquer des déplacements en masse. Malheureusement, cette formule ne marche pas. Stoïquement, les Haïtiens regardent leurs bourreaux dans le blanc des yeux. Certains demandent où est le leader qui va prendre en compte les revendications de ce peuple et le conduire vers la Terre Promise. Des faux prophètes se présentent déjà comme le Messie et font parler d’eux. Le culte de la personnalité est un cancer pour la lutte de l'émancipation des peuples noirs. Aujourd’hui, les marionnettes des Américains s’affrontent. Un ami a écrit récemment quand un minable attaque un autre minable, on se retrouve dans une guerre inter-minables. C’est ce qui se produit en Haiti : PHTK minable affronte le Lavalas minable ; on se retrouve dans un affrontement sanglant interminable entre minables. Les minables oublient qu’au sein du pays et dans la diaspora vivent des bien-pensants qui comprennent et qui veulent agir pour le bien de ce pays. Nous savons que le terrain est piégé et que plus que jamais les opératives de la CIA sont aux aguets. Mais, nous ne serons pas ébranlés. Les esclavagistes satanistes lucifériens ne peuvent pas refaire et réussir le coup de 1806. Les Haytiens iront jusqu’au bout dans cette lutte qui doit aboutir à la libération du pays, la reprise de notre souveraineté et notre indépendance. 
Les collabos ont fait de leur mieux pour permettre aux ennemis d’Haïti de le mettre sous le Chapitre 7 des Nations- Unies pendant 15 ans. Les Américains sous la couverture d’une force de stabilisation des Nations-Unies ont mené des recherches en Haïti sur la parapsychologie, la télépathie, la téléportation, sur nos ressources minières, nos sociétés secrètes. Malheureusement, ils n’ont rien obtenu. Des collabos les ont permis d’avoir accès à nos grottes, nos caves souterraines, nos haut lieux mystiques ; mais ils n’ont rien compris. Ils ont fini par réaliser que la Lumière est à l’intérieur de chaque Haitien. Le Core Group, principalement les Etats-Unis d’Amérique ont occupé Haïti depuis des lustres, mais ils ne l’ont pas conquis. Des têtes vont tomber au sein de ce Core Group et quoiqu’elles fassent, elles ne pourront pas arrêter la marche d’Haiti vers la Gloire. Aujourd’hui, tout Haitien lucide arrive à voir et à comprendre que les Américains mènent la danse en Haïti. Ils doivent assumer leur rôle de faiseurs de dirigeants marionnettes. Quand nous parlons du miracle qui doit se produire pour l’émergence de la Nouvelle Haïti (Hayti), des moqueurs nous disent que la prière n’a jamais développé un pays pauvre. Aujourd’hui, nous disons aux moqueurs, aux incrédules, aux collabos qui ont régné Jean Jacques Dessalines, Henri Christophe, Capois Lamort, Charlotin Macadieu qu’Haïti (Haiti + Diaspora) est regorgé de savants, de scientifiques, de professionnels qui ont les compétences, le savoir-faire pour construire un pays viable. 
Ils disaient que nous étions des débiles qui ne pouvaient pas nous entendre, nous regrouper pour créer un Egrégore, mettre en place une vision commune et planifier la construction du pays. Le Groupe de Réflexion et d’Action pour une Haïti Nouvelle(GRAHN) les a prouvés le contraire. « GRAHN-Monde est une organisation mondiale de vigie citoyenne, laïque et apolitique, privilégiant une approche participative pour articuler un cadre de reconstruction d'Haïti qui va au-delà de la simple réfection des infrastructures physiques. Il préconise une réflexion permanente débouchant sur des actions structurantes et coordonnées en vue de la construction d'une Haïti nouvelle fondée sur le droit, le partage, la solidarité, l'éducation, le respect de l'environnement et le culte du bien commun. » 
Nous avançons vers la Gloire. Les États-Unis d’Amérique est sur une mauvaise pente et de jour en jour, le dossier d’Haiti accentue cette crise profonde qui mine le pays d’Abraham Lincoln. Nous croyons dans le travail et nous travaillons pour gagner notre pain dans le respect et vivre dans la dignité. Cette vie d’indignité à laquelle les Américains veulent nous soumettre à perpétuité avec des bandits dit légaux comme dirigeants, des amoraux, des ignorants, des corrompus, des assassins comme élites ne sera pas tolérée. Les États-Unis d’Amérique occupent Haiti depuis 1915, mais ils n’ont jamais conquis le pays de Dessalines et ne pourront jamais conquérir l’âme collective et individuelle. Le « leve kanpe » se fera et Haïti prendra sa place dans le Concert des grandes nations. Nous n’avons pas à démontrer quoi que ce soit à quiconque. Nous sommes un peuple appauvri par des colonisateurs, des esclavagistes et des racistes avec l’aide de ceux qui se disent être nos frères et nos sœurs. Ils se la coulent douce, et de jour en jour, nous découvrons leur vrai visage. Pap gen bandi k ap pran Nouvèl Ayiti a daso. Pap gen espyon nan Nouvèl Ayiti. Pap gen ajan CIA, ajan MOSSAD, ajan Dominiken k ap ka enfiltre gouvènman ann Ayiti. Nous ne sommes pas pressés. Au moment voulu, ce qui a été décidé depuis la création de ce monde finira par se matérialiser. Ils peuvent payer des malandrins à Bible pour nous faire comprendre que notre misère cessera quand Jésus retournera afin d’accepter leur domination, mais nous ne nous laisserons pas faire. Ayiti, Lumière des Nations finira par émerveiller le monde. C’est l’avenir d’Haïti et son devenir qui sont mis sur la table aujourd’hui. Les occultistes et satanistes lucifériens à la solde de l’Occident ne peuvent pas dérailler ce train qui avance sous l’égide de « L’Union Fait la Force ». 
Nous sommes ce que nous sommes et personne ne peut altérer notre pensée sans notre consentement. « La Chine a attaqué le Tibet, elle ne l'a pas conquis, de sorte qu'elle possède ce grand avantage sur les puissances occidentales. La Chine a attaqué le Tibet afin d'avoir accès aux Indes, et de déferler sur l'Europe, en passant par ce pays lorsqu'elle sera prête. Il est possible que Chinois et Russes s'allient pour former une tenaille capable d'écraser tous les pays libres qui leur feraient obstacle. Oui, cela est possible...à moins que l'on n'agisse rapidement. La Pologne? Pearl Harbor? Le Tibet? Les experts auraient dit que pareilles énormités ne pouvaient se produire. Ils se sont trompés? Vont-ils se tromper une fois encore? » Cette séquence est le dernier paragraphe du livre: Histoire de Rampa publié en 1963 par Lobsang Tuesday Rampa. 56 ans de cela, Rampa avait prédit l'alliance sino-russe. Les Etats-Unis d'Amérique finiront par capituler devant cette alliance. Où ira le monde? Quel sort réservé aux pays appauvris comme Haïti? Aujourd'hui, les thèses en relations internationales prônant la suprématie américaine inébranlable sont en train de basculer. Qui dominera le monde dans 30 ans? Ceux qui vivent sont ceux qui luttent dit Victor Hugo; seuls les Ayisyens qui comprennent le sacrifice ultime de notre Père Fondateur, Jean Jacques Dessalines seront habilités à contribuer à la mise en place de ce Royaume inébranlable. Tout est fin prêt pour parvenir à la construction de l’Intelligence Collective, éducation des Haitiens à tous les niveaux et à la construction physique du pays. Nous n’attendons qu’un déclic qui finira par arriver. Qu’Hayti brille comme l’Etoile du Matin !
« Quand je vois autour de moi des gens qui vivent des tragédies et qui arrivent malgré tout à redresser la pente en s’armant de pensées positives, je me dis que dans leur souffrance, ils ont puisé en eux la force dont nous sommes tous dotés. Cette force a stimulé leur pensée et leur a permis ainsi de mieux gérer leur situation. Et comme a dit Bouddha:

« Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde ».

◦ Être positif s’apprend et ne s’acquiert pas du jour au lendemain. La première étape est d’être conscient de notre négativité. Commencer ensuite à faire le grand ménage, se débarrasser du négatif encré en soi, sans oublier que la négativité est présente partout autour de nous, car notre terre se porte mal. Le but n’est pas de vivre en ermite mais de ne pas se sentir obliger de porter tous les malheurs du monde tout le temps, car le négatif est contagieux.

◦ Essayons de faire de temps en temps une « diète médiatique ». Si un événement important arrive vous le saurez quand même. Donc évitez cette accumulation de mauvaises nouvelles qui sapent votre moral quotidien. Il y a pourtant tant de belles choses à connaître!

◦ Essayons de remplacer durant une journée chaque pensée négative par une pensée positive, car le positif est aussi autour de nous. Nous avons juste oublié de le voir. Apprenez à le repérer dans les plus petites choses : un sourire, une parole, un oiseau, une fleur, un enfant, manger un fruit… Semez le plus possible des graines de pensée positive et vous récolterez les fruits plus tard, mais seulement si vous l’arrosez souvent et suffisamment. »

Kerlens Tilus      07/07/2019
Tel : 631-639-0844

Monday, July 8, 2019

Cette conjuration des Maux confiée aux Mots

Par Mérès Weche

Max Dorismond (1983)
C’est loin d’être un jeu, ce dynamique jeu de mots de Max Dorismond  pour contrer les hasards malheureux qui se sont conjurés contre nous, les humains, à l’échelle planétaire. Des Mots pour conjurer nos Maux, un livre-phare qui éclaire nos chemins à travers les méandres de l’histoire.

D’entrée de jeu, ce chroniqueur-poète, reconnu pour sa perspicacité en matière d’écriture, observateur  impénitent des bonheurs et malheurs de ce temps, a vu ses   talents se développer depuis des années en arrière quand, ensemble, nous menions corps et âme ces colonies de vacances à Beaumont en Grand-Anse pour faire de cet inoubliable « Foyer des étudiants » créé par feu le séminariste de Maznod à Camp-Perrin, Luc Pierre, un vrai cénacle où prenait corps une poésie empreinte de fraicheur matinale, « entre le thym et la rosée », pour reprendre une expression de Jean de La Fontaine, dans sa fable La belette et le petit lapin.

Il me vient à la mémoire ce très beau poème de Max Dorismond, Martha, fabuleux aujourd’hui, mais plus que vraisemblable à  l’époque où nous comptions fleurette aux jeunes filles éprises d’une poésie de fraicheur et d’amour. Cette ode à une payse de très grande beauté, ma cousine de surcroȋt, portée en musique par le superbe orchestre Dulon Papillon de Beaumont, constituait l’un des plus beaux aveux d’amour qui faisaient rêver jeunes et vieux sur la piste de Versailles à Jérémie un soir de la Saint-Louis; Radio Grand-Anse d’Alix Félix s’empiffrait de ces dédicaces à tout rompre. 

Des Mots pour conjurer nos Maux, un prétexte d’écriture pour partir comme Marcel Proust « à la recherche du temps perdu », dans une perspective de paradis à retrouver, contre vents et marées. Un joyeux retour à ces belles années de jonglerie avec la plume pour fortifier en soi des dons naturels qui ne demandaient pas mieux que de mûrir avec le temps.

Aujourd’hui, à travers ce livre, je retrouve un Max Dorismond qui invective jusqu’à la fameuse « fumée noire » du Vatican et qui, sans vaticiner, y décèle maints détours pour asseoir dogmatiquement une religiosité qui a longtemps berné  les plus fins esprits de ce monde. Il me plait de reprendre cette citation rapportée par Max dans son livre, relative à la condition vaticane sous Benoit XVI։ « Mais, j’ai toujours cru que la barque de l’Église n’est pas mienne, n’est pas nôtre… ». Quoi de plus applicable à la compréhension de Max vis-à-vis de cette communauté ecclésiale vieille comme le monde.   Sacré Max ǃ 

Cette église faite d’abus sexuels et de pédophilie ne le laisse pas indifférent, car il en parle avec prodigalité pour ne point absoudre ceux-là qui doivent endosser leurs responsabilités devant l’histoire.

Dans ce livre très captivant par la justesse de ses analyses, Max Dorismond dénonce avec véhémence la « sainte hypocrisie » des papes qui se sont toujours érigés  en « encombreurs » de la porte déjà très étroite du Ciel.  

En revenant sur  Terre, Max Dorismond se souvient de ce barde jérémien, Parnel Clédanor dit Malou, mon condisciple en classes primaires chez Caze, qui berçait notre jeunesse, au sein de Les Fantaisistes de Jérémie, de sa prenante voix  décrite dans ce livre comme étant « une phrasée sonore qui venait te chercher dans tes rêves les plus secrets ». En adressant son dernier message à ce chanteur de charme qui a fait la grande culbute, Max Dorismond laisse s’égrener ces pétales embaumés d’une poésie  de joie et de peines amères։ « Malou, aujourd’hui, malgré les sanglots qui affluent dans nos gorges, malgré les larmes qui déboulent en cascade sur nos visages et nos cœurs qui sont en lambeaux, nous avons l’insigne devoir de décrire au monde la place que tu occupais dans notre album de famille ».
Toujours animé de cet élan de célébration de la sensibilité jérémienne, Max Dorismond rend hommage à l’œuvre d’Eddy Cavé, dans deux de ses publications, sans m’oublier au passage comme Grand-Anselais de Beaumont dans Le Songe d'une nuit de carnage, publié en 2013. 

Son regard profond s’est arrêté particulièrement sur ces trois célèbres écrivains et poète jérémiens, Jean-Claude Fignolé, Serge Legagneur et Claude Clément Pierre, partis, dit-il, à la conquête de « l’inaccessible étoile ». Se souvenant d’eux, il écrit։ « Voila maintenant, le trio sur le chemin du ciel. Avec un rictus au coin des lèvres, ils vont faire rapport au bon Dieu, tout en sachant déjà que la récolte ne fut pas abondante… »; un clin d’œil à la parabole des talents de la Sainte Bible.

Tout compte fait, Max vogue entre ciel et terre dans ce livre qui touche de nombreuses questions qui exigeraient un travail plus approfondi. Par contrainte d’espace, je m’en tiens pour le moment à ces quelques lignes. Quitte à y revenir.  

Mérès Weche


Thursday, July 4, 2019

Il y a 50 ans tombait Raymond Jean-François


 Bay kou bliye, pote mak sonje 
                                           Pwovèb ayisyen                                                                         

O deux juillet féroce sous une lune basse
Tressautement de l’abeille tapie dans les gouttières
Au coin de la rue 5
Deux juillet de cuivre et de plomb.

Anthony Phelps


Le 2 juillet 1969 tombait sous les balles assassines d’un macoute, le révolutionnaire héroïque Raymond Jean-François.

Il milita aux côtés de Jacques Stephen Alexis fondateur du Parti d’Entente Populaire.
Il participa activement à la grève des étudiants lancée par l’UNEH (l’Union Nationale des Etudiants Haïtiens) en 1960.

D’une extraordinaire capacité d’organisation, sa dévotion à la cause des masses populaires, son esprit d’initiative dans le travail pratique d’organisation accouplé à une grande vision, expliquent son élection  à la direction du parti à l’âge de 18 ans.

Etudiant à l’Ecole Normale Supérieure, il fut arrête en 1961 ainsi qu’une vingtaine d’étudiants et de lycéens. Sauvagement torturé, il eut le bras cassé. « une menace de grève totale des étudiants de ENS », força la dictature à libérer les jeunes.

Sous le pseudonyme de Levantin, il publia dans les journaux du PEP, plusieurs articles de réflexion profonde et d’orientation sur la lutte anti-impérialiste et antiféodale pour une révolution démocratique en Haïti.

Ce 2 juillet 1969, Raymond n’a pas eu la chance de se défendre, à cause d’une défectuosité de son arme. Pour semer ses poursuivants, il aurait pu fuir  au milieu des marchandes  (il était proche du marché). Il ne le fit pas, par peur d’exposer leur vie. Et Il paya de la sienne cette ultime démonstration de générosité. Il fut exécuté à bout portant par l’un de ses poursuivants.  

La militante Adrienne Gilbert qui l’accompagnait fut arrêtée. Après l’exécution de Raymond près du marché du Cap, au coin de la rue 5, son cadavre fut transporté à la morgue de l’hôpital Justinien où il eut la tête tranchée sur ordre du capitaine Gérard Louis. C’était le vœu de papa doc, qui voulait sur son bureau les têtes de ses plus solides adversaires. A l’époque les communistes et révolutionnaires haïtiens.

Plusieurs autres camarades seront également arrêtes le même jour, comme Aymard  le jeune frère de Raymond.  Adrienne Gilbert emmenée aux Casernes du Cap fut sauvagement maltraitée par une horde de macoutes aussi capons que féroces. L’un d’eux, mécontent d’avoir couru pour les rattraper lui éclata le crâne d’un coup de revolver.[1]

Raffinement de cruauté, le capitaine Gérard Louis emmena dans son véhicule. 2 prisonniers, Aymard Jean-François, le jeune frère de Raymond et Adrienne Gilbert. Cette dernière dut faire le voyage  Cap-Port-au-Prince avec au milieu de ses jambes, le seau contenant la tète de son camarade Raymond, récemment exécuté.
Le nom de Raymond Jean-François  appartient à l’Histoire d’Haïti et à celle de tous les peuples de notre Amérique en lutte pour leur libération.

Honneur et Gloire à tous les communistes, révolutionnaires et patriotes tombés pour l’Emancipation de notre Peuple.

Port-au-Prince, 2 juillet 2019
Myrtha Gilbert



[1] Témoignage de Adrienne Gilbert ancienne prisonnière politique de 1969 à 1973.

Monday, June 24, 2019

L’évènement de l’été 2019

Il fait beau, l’été est à nos portes. Vous vous prélassez au soleil et le piaillement des oiseaux vous annonce un avant-goût du paradis. Hop là! Qu’est-ce qui manque à votre bonheur total : un gâteau, des griots, des mangues? Non, non, non! Haïti Connexion Culture vous propose un ouvrage de relaxation, à la lecture divertissante et accrocheuse, le livre de Max Dorismond :
 « Des mots pour conjurer nos maux » 
En fait, notre grand Max Dorismond se passe de commentaire. Écrivain prolifique au style entraînant, il vous prend par la main avec des sujets qui lui tiennent à cœur, pour vous faire découvrir l’insaisissable et l’incompréhensible, l’espace d’un cillement. Le public exigeant lui en redemandait et sans rechigner, il répondait à leur attente, sans sourciller et sans relâche.

Aujourd’hui, faisant d’une pierre deux coups, il nous arrive avec ce bouquin tant espéré, à titre de monument culturel, à garder sous la main pour le bonheur de la postérité. Or, à un moment où les vacances nous interpellent et réclament un peu de répit, voici l’occasion idéale pour vous procurer l’ouvrage tant espéré et partager avec votre auteur de prédilection, les idées et les réflexions les plus ardues sur le devenir de notre coin de terre et aussi du monde.

Le stock est limité. Vous pouvez commander votre exemplaire via whatsApp au numéro 514 241-8383 ou à l’adresse suivante : mx20005@yahoo.ca.


DERNIÈRE HEURE - Nous avons appris que le premier lancement du livre de Max Dorismond se tiendra à Montréal sous l’égide de GRAHM-MONDE, dans l’après-midi du samedi 13 juillet 2019, à la Maison d’Haïti sise au 3245 Ave. Emile Journault Mtl, Qc. H1Z OB1.

Herve Gilbert  Pour HCN

Wednesday, June 5, 2019

À voler sans vergogne comme si demain n’existait pas

Le dédoublement de notre Jojo national


Par Max Dorismond
 
À relire certains de mes articles sur la corruption ambiante de mon pays, je ne suis pas du tout étonné, aujourd’hui, de la tournure des évènements, devant l’étalage médiatique décrivant la casse du siècle en Haïti, dans le décor feutré de Petro Caribe. C’était écrit dans le ciel, Jovenel serait sacrifié au moment venu. Je l’avais bien prédit dans le texte : De Zéro à héros, le dilemme d'un président.

Comme un refoulement d’égoût, son incartade, avec une fraude spectaculaire réalisée sur mesure pour ses deux compagnies qui ont surfé sur deux contrats identiques, différenciés simplement par leur nom respectif, a été mise en évidence pour une raison bien déterminée par le dernier Rapport de la Cour des Comptes : la chute bruyante du roi.

À décortiquer l’exposé d’une telle ignominie, instinctivement nous grimpons dans les rideaux, nous cassons nos chaînes, nous réclamons des cordes pour pendre le pauvre Jojo.

Attention! Notre Jojo national n’est pas le principal et unique voleur. Avec ostentation et flash de projection, on nous l’offre en pâture, pour apaiser nos courroux. Ne jouons pas le jeu des coquins. Ne tombons pas dans le panneau pour oublier les principaux maîtres chanteurs. La marmite est remplie de filous jusqu’à ras bord.

Le cas de Jovenel était devenu encombrant. La fronde sur les réseaux sociaux n’est pas à dédaigner. Elle n’a pas les moyens de forcer l’État à la cohérence, mais sa persistance dérange. L’heure du sacrifice avait sonné. Je vous avais bien écrit que les Ambassades possèdent le dossier de tout le monde, dans mon texte très bien documenté : L'International possède la liste des Petro Caribeurs. À titre d’exemple, le volteface d’Haïti sur le vote contre Maduro (Vénézuela) en est une preuve. Tous les dirigeants d’Haïti, indistinctement, sont tenus par la barbichette.

Dans l’article, De Zéro à héros, le dilemme d’un président, je vous avais noté le plan qui consistait à aller chercher dans l’arrière pays un petit inconnu qui fera « l’affaire ». Et bien, le voici, l’agneau si doux, sur l’autel de la démagogie. Si nous parvenons, nous, de la populace, à descendre Jovenel de son piédestal, « l’affaire serait ketchup ». Les millionnaires seraient aux anges dans leur calcul. Le bateau ivre retournera à son port d’attache, confiant, le cœur léger. Entretemps les années s’écouleront et la prescription leur dira adieu. On passera l’éponge et l’arnaque du siècle ne sera qu’un chatouillement d’aisselles.

C’est bien beau de pointer les 39 000 000,00GHT du contrat encaissé deux fois par notre Jo, pour le même service. Comme Webert Sicot1, dixit Nemours Jn-Baptiste, il a touché deux fois. Mais ce montant divisé par 60,00GHT pour 1,00$ ne représente que 650 000,00$, une pincée de sel. Et pourtant les 4,3 milliards ont été dérobés. Ne les laissons pas nous berner. N’écoutons pas les sanglots de leurs violons. Pour réussir un tel exploit, Jovenel a reçu l’aval de plusieurs barons haut placés. Tous les services indistinctement, tous les ministères qui devraient donner leur aval du double projet avaient bien joué la partition. Avant que la BMPAD délivre les deux chèques, au nom de AGRITRANS et de BETEX de Jovenel Moïse, tous les circuits institutionnels étaient consentants. Que personne ne vienne nous dire le contraire.  Énumérons les coupables, la liste est très longue : Tout moun té jwenn! Aucun n’avait refusé leur tranche de gâteau. La liste des corrompus en réserve de la république est constante et ne se désemplit point.

La sortie spectaculaire d’aujourd’hui n’est que de la poudre aux yeux pour mieux nous endormir. Leur but premier, c’est de ne jamais avoir un procès Petro Caribe aux fesses. Une fois Jovenel sacrifié, ce sera la sainte paix. Le peuple heureux dansera dans les rues. Le roi du carnaval des « gouillades2 » lascives sera sur son char pour faire danser les naïfs avec des refrains grivois à faire pleurer les anges. Et le cirque recommence; c’est la banalisation du mal absolu. Aussi, vont-ils puiser dans la longue liste des candidats potentiels, un homme lige, un autre Alibaba, pour le nommer à titre de bouclier jusqu’à la prochaine pression. Ce dernier ne peut refuser sous peine de passer sous le tordeur. Son dossier est déjà long comme un bras. Tout comme Jovenel, il n’aura pas deux choix. Son curriculum vitae est déjà imprimé.

Ce sera ainsi à chaque scandale, à chaque Katiouboumbe3. Il y aura toujours un magouilleur dédié à mettre en selle : un premier ministre, un ministre, un directeur, un juge, un parlementaire acquis d’avance au jeu du « pwenn fè pa4 » pour perpétuer la couardise et permettre au temps de faire son œuvre de sape en oblitérant les mémoires, comme par enchantement. Analyser le cursus de chaque acteur connu, passé ou présent et vous m’en direz tant. Ce n’est pas pour le plaisir de leurs beaux yeux qu’on remarque le retour de 3 ou 5 de ces messires à chaque nouveau cabinet. Incompétents ou pas, rendement ou pas, ils sont leurs assurances « Tout risque ».

C’est une toile d’araignée gigantesque établie par des « intelligents » pour maintenir le peuple dans son enfer. Les divers gangs « bien arrosés » veillent au grain. Les récalcitrants trop sérieux ou trop bruyants, seront expédiés ad patres avec une balle au front, comme le malheureux Robert Marcelo ou le révérend Père Simoly. Les parlementaires grassement rétribués rassurent en faisant semblant de jouer aux fauteurs de trouble. Si la chaleur du foyer s’intensifie, ils iront jusqu’à démissionner pour permettre à l’heureux élu de gouverner par décret. Et la vie continue.

Toutefois, jusqu’à présent, le mot « démissionner » s’avère être une onomatopée pour conforter les pauvres d’esprit. Dans ces gouvernements qui cumulent échec après échec, avez-vous un jour, déjà entendu parler de démission : démission d’un ministre ou d’un directeur? Jamais! Les gras-durs n’abandonnent pas facilement leurs privilèges. « Pito yo lèd, yo là!5 »

Alors, dans 50 ou 100 ans, les 4,3 milliards de Petro Caribe ne seront qu’un vague souvenir teinté de rose que les adolescents d’aujourd’hui auront à conter à leurs petits-petits enfants avant de s’endormir : Cric-crac. Il était une fois…

Max Dorismond


NOTE
1-      Webert Sicot : Maëstro du célèbre groupe musical Cadence Rampa durant les années 50-60.
2-      Geste lascif à connotation sexuelle au cour d’une danse  
3-      Katioubumbe : mot ou expression créole désignant un scandale, un esclandre…
4-     Pwen fè pa : traduction créole de l’expression (guerrière) « pas de quartier »
5-     Pito yo lèd yo là : Expression créole qui peut se rapprocher de l’expression « se résigner à tout prix »

Monday, May 20, 2019

Les retombées du discours poignant de la Maîresse de l’Arcahaie le 18 mai 2019

Rosemila Petit-Frère Sainvil
Maîresse  de l’Arcahaie

18 mai 2019. La Maîresse de l'Arcahaie vole la vedette à un président inexpressif, noyé dans l'illégalité et la corruption.

Par Jean Willer Marius.

La nouvelle a couru comme un éclair sur les réseaux sociaux, la Maîresse  de l’Arcahaie vient de clouer, au sol dessalinnien, le bec mensonger de tijov. C'est un discours à entendre même si le verbe, on le comprend, est massacrant.

Couronnée de syntagmes anaphoriques, cette plume exercée, issue du verve philosophique arcahéen, qu'elle soit de Montréal, de robert ou d’ailleurs a su attirer la sympathie des critiques les plus acerbes. Noblesse oblige!

Difficile de ne pas remarquer l'élan d'un Pradel Pompilus et le courage d'une Sanite Bélair dans cette nouvele déclaration d'indépendance signée Rosemila Sainvil Petit-frère.

Sans ce discours, modéle aristidien de la Maîresse, la fête du drapeau aurait manqué d'aplomb. Elle a su charrier sur ses larges épaules les revendications de toute une nation en proie à la dictature instaurée en Haiti par des voleurs  arrogants du bonheur d'un peuple acculé et sans défense. Sans s'inquiéter, comme à son habitude, des retombées ou représailles possibles du pouvoir, tenant compte des pratiques duvaliéristes en vigueur. Rosemila n'a pas passé par quatre chemins pour réclamer le dû de toute une jeunesse et indexer des voleurs éhontés qui tiennent le pays en hotage à tous les niveaux de l'administration publique.


La vidéo du discours de la Maîresse, Rosemila Sainvil Petit-frère.

Du palais à la primature en passant par le parlement, les voleurs sont partout et leurs dérives connues et dénoncées ne semblent toujours pas attirer l'attention de leurs protecteurs en haut lieu.

L'arrestation de l'assassin de Jacques Dubois au café trio du cap, un an de cela, représentant direct du président et la révocation quasi instantanée du commissaire en charge, refusant une libération hors des coudées franches des lois supposées rétablir l'équilibre sociétal, prouvent clairement dans quelle direction cette équipe veut entrainer les survivants de ce septennat rose expiré.

De Jackson à Willer, victimes non silencieuses des déboires d'un jovenel replongé en brutalité policière et prisonniers politiques, la République  a maintes et maintes fois souffert de l’avide cruauté de ceux-là  qui sont sensés améliorer son sort.
À la police  nationale qui empêche au peuple de manifester librement et changer son lendemain.

À l'opposition qui, par ses magouilles avec les crésus du phkk est incapable sinon de renverser ce gouvernement despote du moins l'isoler.

À Pp dumont qui fait toujours abstention devant les revendications vitales d'un peuple qui a appris à aimer en lui cet intellectuel pur et ce chroniqueur sportif inégalable, et qui a osé le compter du nombre de ses alliés.

Au groupe des quatre sénateurs pour le combat mené contre la violation systématique de toutes les valeurs républicaines qui avaient fait de nous un état fier avant l'avènement de cette étrange classe de politiciens gargantuesques.

À Rosemila qui a pris son courage à deux mains pour nous rappeler que le petroprocès doit se tenir.

À radio zénith pour cette bataille difficile et exagérément menée.
À ce lecteur avisé qui fera en sorte que notre drapeau piétiné, notre gourde dévaluée, notre honneur disparu renaissent en chassant, bandits légaux et consorts de l'arêne politique haitienne.

Au pénitentiencier national où cet espace sera aménagé pour recevoir les membres du gang galil.

À cette frange de la presse de luxe qui nous fait comprendre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles alors que les gens meurent de faim, les jeunes qui refusent de se prostituer sont voués à une mendicité dégradante.

Nous disons merci!

Haiti renaitra.
Non de code liberté.