Avec Haiti Connexion Network
HCC- Une trilogie de lettres destinée à élever la réflexion de nos lecteurs à son plus haut niveau. Au fil des rubriques de HCC, nous faisons de notre mieux pour gâter nos lecteurs avec des textes fouillés, bien équilibrés et soigneusement illustrés. HCC - Une érudition immense dans les domaines : « de la politique, de l'histoire, des religions, de la culture et des arts en général. »
Discours d'Etzer Vilaire à la mémoire des héros de l'Indépendance, de Charlemagne Péralte...
Monday, December 23, 2013
Deux jolies vidéos en votre honneur à l'occasion de la fête de Noël !
Avec Haiti Connexion Network
Sunday, December 22, 2013
Le monde musical haïtien est en deuil .
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| Hervé Casséus |
Le monde musical haïtien et les milliers de fans de l’Orchestre Tropicana d’Haïti viennent de perdre Hervé Casséus, ancien pianiste et keyboardiste de la Fusée d’Or Internationale d’Haïti. Hervé nous a quittés le 16 décembre dernier à New York, à l’âge de 70 ans. Selon les premières informations, il aurait succombé à des complications cardio-vasculaires.
Hervé Casséus faisait partie de la première génération de l’Orchestre Tropicana d’Haïti, fondé le 15 août 1963. Prenons un instant pour retracer le parcours de ce claviériste qui a su explorer les multiples facettes de son instrument pour s’imposer comme un véritable virtuose.
Avec l’arrivée de l’orgue Hammond dans les églises dans les années 1970, suivie par la vague des pianos électriques et des synthétiseurs électroniques Korg, Roland, Yamaha et Casio dans les années 1980, Hervé Casséus a figuré parmi les pionniers qui ont enrichi cet instrument d’une touche percussive et colorée, marquant profondément les groupes de "jazz" en Haïti.
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| Cinna O Charles (Ti Blan) Maestro |
Musicien très doué, que ce soit en tant que pianiste, organiste ou keyboardiste, Hervé a œuvré pendant près de quatre décennies au sein de cet orchestre mythique. Il y a insufflé son style unique, caractérisé par des envolées transcendantes et des improvisations inoubliables. Ses prestations sur des morceaux emblématiques tels que Ti Jocelyne, Limonade, Randevou Chanpèt, Yolande, Angélique, Gason Total, entre autres, témoignent de son rôle fondamental dans le succès de Tropicana.
Son doigté hors pair et son style original ont permis d’imposer le clavier dans la musique populaire haïtienne, avec un phrasé florissant et une subtilité harmonique et mélodique remarquables. Hervé Casséus a ainsi laissé une empreinte indélébile dans les compositions musicales de ce célèbre orchestre.
Qui pourrait oublier les bals champêtres du Tropicana, à
Camp-Perrin, à Limonade,ou encore un réveillon du 31 décembre au Djumbala Night
Club ? Dans ces moments magiques, Hervé, au clavier, faisait virevolter ses
doigts agiles, entraînant les danseurs dans un tourbillon de rythmes à couper
le souffle. Ces souvenirs restent gravés dans nos cœurs, témoins d’une époque
d’or, bien avant que l’insécurité ne vienne amoindrir la vie nocturne en Haïti.
Pendant plus de 50 ans, l’Orchestre Tropicana d’Haïti a su combler des millions
de mélomanes.
Soliste d’une grande maestria, Hervé Casséus vous emmenait au septième ciel avec son clavier, ses ballades poétiques et ses improvisations brillantes. Son style varié et dense a marqué des morceaux inoubliables comme Ti Jocelyne, Limonade, Superstition, Ti Dadie, Doux Tropic, Pran Pasyans, Ti Zo, Labadie se yon Paradi, et Madanm.
Hervé était un improvisateur à l’imagination fertile, doté d’une grande capacité euphonique. Il a apporté une contribution remarquable au succès de Tropicana avec un timbre coloré et une parfaite maîtrise des deux mains, sublimant chaque note avec une harmonie magistrale. Compositeur et arrangeur talentueux, il fut aussi un maître incontesté du synthétiseur.
Haïti Connexion Network et ses membres profitent de cette occasion pour rendre un dernier hommage à ce vénéré musicien. Ils adressent leurs sincères condoléances à la famille du défunt, à l’Orchestre Tropicana d’Haïti, au Club Tropic de Kissimmee, Florida, et plus particulièrement à Emmanuel Desamours, Harry Duval, Gaby Manigat, Garry Dorcin, Parnel Leconte, Yves Dubique, Fito Marcelin et Henry Claude Richard, ainsi qu’à tous les amis et proches touchés par la disparition d’Hervé Casséus.
Hervé Gilbert herve.gilbert@gmail.com
Redécouvrons Hervé au clavier dans "Gason Total", une oeuvre marquante
des années 90
Sunday, December 15, 2013
NOTRE QUÉBEC À NOUS TOUS
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| Robert Berrouët-Oriol |
On aurait pu croire, par le nom
que vous portez, qu’Andrée Ferretti --philosophe et romancière connue mais n’ayant
reçu à ma connaissance aucune distinction littéraire, suivez mon regard--, est une rescapée des blouses
brunes de Mussolini originaire de la Sicile mais égarée au Québec de l’an 2013…
On aurait pu croire qu’Andrée
Ferretti ne fait que réactualiser les idées violemment anti-juives et fascistes
à l’œuvre chez le Céline écrivant ses « Bagatelles pour un massacre » et « L’école des cadavres »… Cela n’aurait que
partiellement expliqué l’acerbité borgne de votre propos, la haine et le mépris
que vous exprimez lorsque vous traitez les Haïtiens de mendiants qui vivent
« aux crochets de
la charité universelle ». Mais il ne faut pas
perdre de vue que vous, la French
Canadian devenue nationaliste-indépendantiste, qui portez un patronyme
italien, vous êtes pourtant née Bertrand dans une famille très modeste et
combien nécessiteuse du Québec des années 1930, le Québec rural du Parti national social-chrétien (PNSC,
groupuscule fasciste) d’Adrien Arcand et de Joseph Ménard où le pain de
l’instruction, sinon le pain tout court, se faisait parfois rare… La haine et le
mépris de l’Autre que vous exprimez dans votre pasquinade, on l’a compris, est
d’abord et avant tout la haine, le mépris et le rejet de vote milieu d’origine,
de tous les symboles de votre première vie et que vous rappellent de manière
lancinante les conditions de vie actuelles de la majorité du peuple haïtien. Haine
de l’Autre couplée à la haine hallucinée de soi, Hanna Arendt, philosophe
rescapée, elle, des camps nazis, nous l’a bien montré… En réalité Andrée Ferretti, confrontée à
vos peurs, au « rejet fasciné que suscite en nous l'étranger » (Julia Kristeva, « Étrangers à nous-mêmes », Fayard, 1989), vous êtes la rescapée d’un « nationalisme » frileux
et arriéré, un « nationalisme » agraire et passéiste prêché par le Ralliement
créditiste du Québec durant les années 1970 - 1980. Alors je vous le rappelle, l’Histoire a
montré que les nationalismes mono-identitaires et passéistes de tous bords, en
Europe, ont pris langue avec le nazisme, couvé et déclenché la Seconde Guerre
mondiale et activement participé au génocide des Juifs. L’Histoire a également
montré que le pseudo-nationalisme de François Duvalier, profondément démoniaque
sous couvert d’indigénisme, a conduit à la construction de la plus infernale
machine terroriste et de destruction massive qu’a connu Haïti, faisant de cette
île, livrée à la fureur kleptocrate d’un « fascisme tropical » (René
Depestre), une prison béante et sanguinolente avec son cortège de plus de
50 000 victimes. Haïti en porte encore aujourd’hui de douloureuses
stigmates, elle réclame justice et réparation dans l’actuel procès du nazillon
Jean-Claude Duvalier revenu au pays par la grâce concertée des pays
« amis » d’Haïti, dont le Canada…
Je partage entièrement
l’indignation du poète Jean Royer qui, ce même 13 décembre 2013 sur Facebook, avec dignité et pour l’honneur de
tous les Québécois que révulsent vos propos xénophobes et profondément
insultants, vous répond sereinement. Avec hauteur, avec grandeur, il vous dit
ceci : « J'ai une grande peine de lire cette chronique d'Andrée Ferretti,
philosophe et militante. Ici, elle est une idéologue, une Québécoise
recroquevillée sur elle-même, sur nous-mêmes, complexée, comparant sa culture à
une autre culture (le contraire du concept « interculturel », refusant un
migrant comme son frère québécois. Voilà tous les symptômes du Québécois
incapable de se voir dans le monde, s'affirmant dans son propre vide identitaire. Je veux faire aussi remarquer que, si Dany
Laferrière a reçu le Grand Prix littéraire de la Ville de Montréal et le Prix
des Libraires, il n'a été reconnu par AUCUNE de nos institutions québécoises,
surtout pas notre Académie des lettres. Il n'est pourtant pas « anti-québécois »,
puisqu'il a adopté Montréal comme ville où vivre (ce qui n'est pas
contradictoire avec le fait de voyager à Haïti, Paris ou quelque ailleurs dans
sa vie littéraire). »
Au moment où le Québec cherche difficilement à recoudre son vivre
ensemble dans l’actuel débat, parfois erratique et réducteur, sur la « Charte des valeurs québécoises », le libelle d’Andrée Ferretti peut être vu, paradoxalement, comme
un défi à relever. Le défi de cultiver ce qui nous rassemble, celui de
combattre l’obscurantisme qui couve sous l’insolente et déshumanisante braise
de votre « nationalisme » arriéré, passéiste, et qui pratique
l’exclusion de l’Autre. En définitive, comme dans le poème de Gaston Miron,
seule la lumière nous est rassembleuse.
Montréal, le 14 décembre 2013
[1] « Ces Québécois venus d'Haïti – Contribution de la communauté haïtienne à l’édification du Québec moderne». Presses internationales Polytechnique, Montréal, 2007.
Nouvel article :
« Note complémentaire du linguiste Robert Berrouët-Oriol au sujet de « l’affaire Andrée Ferretti »
A propos de Andrée Ferretti
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| Andrée Ferretti |
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Saturday, December 14, 2013
LA BELLE AMOUR HUMAINE
LA BELLE AMOUR HUMAINE![]() |
| Nelson Mandela peint en acrylique sur toile par l'écrivain Mérès Weche |
Par: Mérès Weche wechemeres@yahoo.com
Á la publication, en 1957, de son œuvre “ La Belle amour humaine”, le célèbre écrivain haïtien, Jacques Stephen Alexis, disait : « Tel est mon premier vœu pour 1957. Aimons et ayons confiance un peu plus en l’homme de partout, c’est-à-dire en nous-mêmes et que cela se traduise dans nos actes comme dans nos œuvres ». Il sera mort assassiné, les yeux crevés, en 1964, par les sbires de François Duvalier.
Nelson Mandela est si multiple, qu’il est diversement interprété par des artistes du monde. Sa personnalité exceptionnelle m’a inspiré cette œuvre d’art.
Acrylique sur toile, d’une grandeur de 16’’ X 20’’, cette peinture réalisée, à la fin du mois d’octobre 2013, pour lui rendre hommage, traduit toute sa ferveur à transformer l’Afrique du Sud en une terre de liberté. Tout le continent africain y est représenté sous la forme d’une amulette qu’il porte en médaillon sur son buste de Gorée (l’Île sénégalaise de la Maison de l’esclave), laissant apparaitre en blanc « la porte du non retour », et montrant en rouge l’Afrique du Sud á la fine pointe du continent.
La poignée de main au haut du tableau symbolise l’un des plus grands rêves nourris par Madiba, au cours de ses vingt-sept ans d’incarcération, dont les trois-quarts á l’ile perdue de Robben: unifier l’Afrique du Sud par la réconciliation de ses deux principales entités ethniques longtemps demeurées inconciliables : le Blanc et le Noir.
Mérès Weche wechemeres@yahoo.com
Montréal (Québec)
Wednesday, December 11, 2013
L'hommage du monde et le discours d'Obama aux funérailles de Nelson Mandela !
Par : Hervé Gilbert herve.gilbert@gmail.com
Version Anglaise Version créole disponible
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| Stade Soccer de la cite de Soweto |
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| Président Barack Obama |
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| La poignée de main historique entre Barack Obama et Raul Castro. |
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| La foule était parfois joyeuse et parfois triste durant cette cérémonie en mémoire de Nelson Mandela. |
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| Graça Machel, la veuve de Mandela |
Longuement acclamé par la foule,
C'est un garçon qui a connu la Seconde Guerre Mondiale, qui a grandi loin des couloirs politiques et qui est pourtant devenu l'un des plus grands libérateurs du XXème siècle. À l'instar de Gandhi, il a créé un mouvement de résistance et donné une voix à ceux qui étaient opprimés. Il a souffert d'un emprisonnement brutal, il a été en prison pendant les années de Guerre froide et en sortant de prison, pareil à Abraham Lincoln il a su réunir son pays au risque de le diviser, il a préservé la liberté pour les générations à venir.
Et cela ne s'est pas simplement manifesté par son élection mais également par sa volonté d'abandonner le pouvoir lorsque son mandat s'est achevé. Le diapason de sa vie et ses réussites sont immenses et l'on se souviendra de lui comme d'une icône. Sereine, souriante et détachée des choses quotidiennes. Mais Madiba n'aurait pas aimé que l'on fasse de lui un portrait aussi factice...
Madiba au contraire aurait insisté pour que l'on partage ses peurs, ses doutes, ses erreurs au même titre que ses victoires. "Je ne suis pas un Saint, à moins qu'un Saint soit quelqu'un qui persévère" avait-il dit. L'imperfection est humaine, c'est exactement ce qu'il avait voulu dire.
C'était un fils, un père, un mari, un ami. C'est pour cela que nous avons pu apprendre tellement de lui et que nous continuons, car rien de ce qu'il a réussi à faire n'était écrit. Il laisse une trace dans l'histoire car il a lutté, car il était persévérant, car il avait la foi. Il nous a laissé un héritage qui ne s'inscrit pas seulement dans les livres d'histoires mais aussi dans nos vies.
Il avait hérité de son père un entêtement de bon aloi et une persévérance qui a été importante. C'est un combat puissant qui a rallié des indignations et les rages de millions de personnes.
Madiba a su dompter sa colère et il a partagé son désir de lutte, ses stratégies d'action, a permis à des hommes et des femmes de s'élever au nom de la dignité et de la liberté. Il a accepté les conséquences de ses actions, il savait qu'en s'opposant à la justice il aurait un prix à payer.
"J'ai chéri l'idéal d'une société libre et démocratique dans laquelle tout le monde vivrait ensemble en harmonie et avec des chances égales. C'est un idéal pour lequel j'espère vivre et que j'espère accomplir. Mais si nécessaire, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir", avait-il dit.
Il savait rendre sa soif de connaissance contagieuse. Au sein de son mouvement et même parmi les personnages qui s'opposaient à lui. Mandela a montré que l'action et les idées pourtant ne suffisent pas. Si justes que ses idées soient il faut qu'elles soit inscrites dans la loi. Il savait adapter ses idées aux circonstances pratiques. En toutes circonstances, il était pugnace, inflexible et c'est pour ça qu'il a su négocier une libération face à l'Apartheid.
Il n'était pas seulement le chef d'un mouvement, c'était un homme politique adroit. Fidèle à sa vision de lois qui protègent les minorités ainsi que les sud-Africains. Enfin, il a su comprendre ce qui unissait les hommes. Il y a un nom à cela : Ubuntu.
C'est un nom qui résume ce que l'on avait de meilleur. C'est la reconnaissance de liens qui unissent les hommes, qui créent une intégrité humaine. C'est en partageant et en s'adonnant aux autres que l'on devient soi-même.
On ne sait pas si c'était une notion qu'il avait depuis toujours ou une notion à laquelle il est parvenu après des années de détention, mais c'est quelque chose qu'il a su mettre en pratique en invitant à sa table ses geôliers. Il a su faire d'une tragédie de famille une arme contre le Sida, il était l'incarnation de cet Ubuntu. C'est Madiba et cette notion qui ont permis de libérer les opprimés et les oppresseurs. La réconciliation n'est pas l'ignorance d'un passé mais l'inclusion, la compréhension du passé, de la vérité.
Il a changé les faits, il a également changé les cœurs. Pour le peuple de l'Afrique du sud, pour ceux qu'il a inspirés, pour tous ceux là, c'est un moment de deuil mais également un moment où l'on célèbre une vie héroïque. C'est aussi un temps d'introspection : il faut que nous nous posions ces questions ! Comment vais-je appliquer ces préceptes dans ma vie ? C'est une question que je me pose moi aussi, en tant qu'homme et en tant que président.
En Afrique du sud comme dans tous les pays du monde, nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Ses victoires doivent être suivies d'un travail, qui doit tout être aussi important.
Aujourd'hui dans le monde entier, il y a encore des gens qui sont persécutés, pour leur affection, pour leur apparence, pour leurs croyances. Cela se passe encore aujourd'hui. Nous aussi devons agir au nom de la justice, pour la paix. Beaucoup ont assumé cet héritage de Madiba, beaucoup prétendent être solidaires de sa lutte mais ne tolèrent pourtant pas le changement.
Trop d'entre nous se réfugient encore dans l'indifférence. Aujourd'hui, nous devons nous poser la question : comment promouvoir la liberté, la justice, les droits humains, comment faire cesser les guerres, les conflits ? Il n'y a pas de réponses à ces questions. Mais pour cet enfant qui est né à l'époque de la Première Guerre Mondiale, il n'y avait pas non plus de réponse.
Mandela nous a montré que l'on pouvait choisir un monde qui était fondé sur l'espoir et les opportunités. Nous ne reverrons plus cette lumière qu'il était. Mais je veux dire à tous les jeunes d'Afrique du sud et aux jeunes du monde entier : vous aussi pouvez vous inspirer de sa vie pour construire la votre !
J'ai appris de Nelson Mandela, j'ai appris des conflits qui ont agité ce beau pays. Cela m'a éveillé pour faire face à mes responsabilités, envers moi-même et les autres, cela m'a mené jusqu'ici.
Madiba m'a rendu meilleur, il fait ressortir ce qu'il y a de meilleur en nous. Maintenant que ce grand libérateur nous a quitté, maintenant que nous revenons vers les nôtres et que la vie reprend son cours, inspirons-nous de sa force, cherchons à avoir la même largesse d'esprit que lui. Et lorsque les ténèbres descendent sur nous, lorsque l'avenir brillant semble s'éloigner à grands pas, il faut se souvenir de lui, de ses années passées dans sa cellule. Se souvenir de Madiba qui a toujours gardé sa foi, son endurance."
Sources :CNN, Le Parisien











