Discours d'Etzer Vilaire à la mémoire des héros de l'Indépendance, de Charlemagne Péralte... 

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Saturday, January 16, 2021

Daniel Étienne, le relais de la ville de Jérémie vient de nous laisser

Par Herve Gilbert 

Daniel Etienne
                        (1950-2021)

Les funérailles de notre très regretté Daniel Étienne ont été chantées ce samedi 16 janvier à l’Église catholique Sainte-Thérèse de Pétion- Ville. Ne pouvant y être présent de corps et d’esprit, à cause de la pandémie, nous nous sommes fait le devoir d’y être par la voie de l’électronique et par la présence de notre correspondant sur place, notre confrère, Kénol René. Un nombre imposant de Jérémiens et Jérémiennes avaient rehaussé de leur présence la cérémonie d’adieu à ce pan de mur de notre génération.

En effet, la nouvelle de la mort de Daniel Étienne nous est parvenue comme une onde de choc la semaine dernière. Franchement, on ne s’y attendait pas, nous avons été tous profondément choqués et attristés par ce surprenant décès. La mort quoiqu’on en dise, a toujours surpris, et surprendra toujours.

Cependant, nous ne saurions laisser partir ce grand citoyen et cet ami chaleureux, généreux et dévoué,  sans saluer sa mémoire et souligner le passage  de cet illustre disparu qui pendant de longues années  a inondé de joie et  de plaisir  le coeur de plusieurs générations de Grand’anselais. 

Fidèle à la tradition d'hospitalité, de générosité et de bonne humeur communicative pratiquée dans la maison de son père, le maire Dalvanor Etienne, devenu  « Député  Son » en 1957, Daniel a fait de ce lieu, au détour des années 1980, une escale obligée du trajet Jérémie-Port-au-Prince. Profondément attaché à son coin de terre, Daniel avait aménagé la résidence familiale pour en faire un point de rencontre confortable et accueillant, même s'il avait élu domicile à Port-au-Prince, à l'Office National du Tourisme,  où il a passé toute sa vie professionnelle. Ainsi tous les amis en route vers Jérémie prirent l'habitude de faire une escale à cette demeure où les attendaient toujours un authentiqure café bien chaud, une table chargée de fruits frais, du lait de coco en abondance, etc

Et, deux jours avant la Saint-Louis, soit le 23 août de chaque année, toutes les générations de Grand'anselais éparpillées aux quatre coins de la planète se rendaient, avec ou sans invitation, à la traditionnelle rencontre « Portes Ouvertes de Roseaux ». Ce point de ralliement était un phare allumé sur l’océan de l’oubli, pour rapprocher les amis partis depuis belle lurette.  Avec son large sourire et ses manières naturelles de grand seigneur doublé d'une certaine maestria, Daniel, depuis plus de quatre décennies, nous offrait gîtes, dégustations et relaxation pour nous remettre dans le bain de notre jeunesse passée, avant de rentrer en ville frais et dispo, en trompant pour quelques jours les dures réalités de l’exil volontaire. Comment ne pas dire un au revoir retentissant à ce géant au cœur tendre qui  a tout fait pour illuminer les séjours au pays natal de centaines de Grand'anselais du monde entier.

 Un segment des funérailles de Daniel Étienne à l'Église Ste Thérèse de Pétion-Ville

Une courtoise de Kénol René


Daniel ! un symbole de l'hospitalité grand'anselaise.

La résidence familiale des Étienne a été un point de souvenirs où le passé ne prenait pas de vacances. Les amis d'hier, oubliés ou disparus de nos souvenirs  réapparaissaient continuellement, comme par enchantement, dans des chaleureuses accolades et des cris de joie. Les histoires qui avaient fait les délices de notre adolescence y revenaient comme par nécessité pour réanimer le temps oublié. Dès lors dans ce relais, les vraies vacances avaient commencé. Chacun retrouvait l'énergie, la bonne humeur et l'insouciance de l'adolescence ou de la jeune vingtaine.

Janin Léonidas au cours de son 
éloge funèbre en mémoire de Daniel 

Finis ces accueils chaleureux et enthousiastes. Finis l’odeur esquise des plats fumants, les notes musicales de morceaux typiquement haïtiens, les bruits de conversations joviales, les rires des invités et l’hospitalité palpable des hôtes. Daniel n'est plus  de ce monde, dans ce relais pour nous étreindre. Il ne reste que les souvenirs de ces agapes fraternelles sous les tonnelles aménagées avec amour pour la circonstance. Puisse le ciel trouver un moyen de faire revivre ce relais qui, au fil du temps, en était venu à modifier le déroulement de nos vacances au pays natal. Hélàs!  Daniel s'est taillé une place de choix  dans le coeur de chacun d'entre nous. C’était un Grand’anselais d’envergure dans l’esprit de milliers de gens. C'était un homme de cœur qui avait compris l'importance d'œuvrer au développement et à l'épanouissement de sa communauté.

Daniel ! un personnage ancré dans le cœur des Jérémiens.

Si la fête annuelle de la Saint-Louis constitue l'événement marquant de la ville de Jérémie par excellence, autour duquel se rassemblent les Jérémiens et Jérémiennes vivant à l'intérieur et à l'extérieur, Daniel représentait donc le pivot, le point de convergence et de rassemblement de ces pèlerins venus des quatre coins, comme l’Arabe qui s’en va prier à la mecque ou le Juif à Jérusalem. Chez Daniel aux Roseaux, durant l’époque festive à Jérémie, plusieurs générations y ont fait escale dans une ambiance de fête et de retrouvailles inoubliables. Sans parler de la diversité des plats typiques qui nous attendaient:pisquettes, lambis sous toutes ses formes, pimentades de toutes sortes ,etc...

Qui donc prendra la relève ?

Jean-Pierre Alcindor
(Photo Kénol René)
Le départ de Daniel laisse un grand vide dans le cœur de tous les Jérémiens éparpillés. Daniel, tu as partagé ta bonté et ta générosité avec toute une génération. Nous te disons à haute voix un grand merci. Ta mémoire et ton relais font désormais partie du patrimoine jérémien. Nous ne saurions l’oublier.

Daniel, tu nous as précédés dans la maison du Très-Haut. Le Seigneur nous avait fait don de toi! Aujourd’hui il t’a appelé! Que son nom soit béni!

Tout le staff de Haïti Connexion Network présente leurs plus sincères condoléances à ta veuve Mildred, tes enfants, ta soeur Céline et famille ainsi qu'à tous les autres parents et amis affectés par cette perte.

Hervé Gilbert pour HCN





Célébration de la vie de Joseph Daniel Etienne
Une courtoisie de la Paroisse Sainte Thérèse de Pétion-Ville






Monday, February 22, 2016

LES DEUX LÀ, DANS L'AU-DELÀ

Par Mérès Weche
Marie-Alice Bourdeau
En dehors de mon cercle familial restreint, il n'y avait que deux amis à Jérémie à connaître le nom fétiche que m'avait donné, enfant, mon frère ainé de deux ans qui, en balbutiant naïvement mon prénom, m'appelait Miyette au lieu de Mérès.  Marie-Alice Bourdeau, Yaye pour les intimes, ainsi que son jeune frère Jean-Claude Bourdeau le savaient, et c'est ainsi qu'ils m'appelaient dans un profond sentiment d'amitié. Comment ne pas remémorer ces conciliabules entre Ady Gilbert et moi, lui qui jouait souvent au dandy   mort, pour accroître la faiblesse de sa dulcinée, sans jamais avoir pour autant la dent dure.

Ady (Yves-Marie) Gilbert  est parti, il y a longtemps déjà, et Jean-Claude Bourdeau, tout récemment. Aujourd'hui, c'est au tour de Yaye de faire la grande culbute, dans l'éventualité, que sais-je, de les rejoindre dans cet autre monde dont parlent les livres saints.

Marie-Alice fut une Guide toujours prête à faire une Bonne Action (BA). Qui eut dit qu'elle transiterait à l'orée du 22 février, ce jour béni ou naquit le fondateur du scoutisme, Lord Robert Baden Powell. Comme le veut la loi scoute, Yaye, pour les intimes, mettait son honneur à mériter confiance, souriait et chantait dans les difficultés. Elle doit mal se reconnaître dans le sérieux d'un cadavre, pour n'avoir jamais connu la morgue de ces faces sans expression et surtout sans l'ombre d'aucune forme de sincérité. 

Je me rappelle avec émotion d'une matinée de la Saint-Louis des années 2000 où nous nous sommes croisés inopinément devant le presbytère; cela faisait une quarantaine d'années qu'on ne s'était jamais revus.  Fous de joie, nous nous sommes retrouvés subitement sur l'asphalte, propulsés par une accolade trop intense, faite de purs sentiments d'amitié renouvelés. J'étais redevenu le Miyette de ces folles années de rêves en compagnie de Gej, de Gladys et d'Ady, dans une ville qui n'avait rien de vil à nos yeux, car il suffisait de se regarder pour s'aimer.  On s'abreuvait à cœur joie des plus belles chansons de Charles Aznavour dont on se croyait les réelles illustrations; deux à deux, on était ces pigeons qui s'aimaient d'amour tendre, et Bohème, il en était un, cet  Ady, très hardi, qui ne jurait que par Yaye.

Le temps a fait son œuvre de remise en question; on était là pour s'aimer, se quitter et s'en aller un jour. L'exil impie, ayant longtemps fait de nous des morts en congé, nous a appris à vivre intensément chaque minute de notre existence et à nous engager sans regret dans ce voyage sans retour. Pars en paix  Yaye retrouver tant d'êtres chers qui t'ont précédée.

Mérès Weche
Montréal, le 22 févier 2016


Monday, February 25, 2013

La Saint Louis, une tradition ancrée dans le coeur des Jérémiens !

Port-au-Prince le 2 Septembre 2011,

par: Herve Gilbert herve.gilbert@gmail.com
Si la fête annuelle de la Saint-Louis constitue l'événement marquant de la ville de Jérémie par excellence autour duquel se rassemblent les Jérémiens vivant à l'intérieur et à l'extérieur , il m'a semblé évident et selon toutes comparaisons établies que la Saint Louis a connu cette année un éclat particulier à Jérémie où un nombre plus élevé de pèlerins avait fait le déplacement.

En effet, j'ai eu l'opportunité de participer à cette fête aprés plus de 35 ans d'absence. Nous sommes arrivés dans la cité le 22 Août au matin par voie terrestre après un voyage sans histoire. Parti de la Floride le 21 Août après un vol aérien de plus de 2 heures et demi d'horloge, nous avons fait escale à la Cayenne Restaurant aux Cayes dans la soirée où nous avions dégusté de bon plats de cabrit grillé avec de la banane pesée. 

Mgr Verrier  et Mgr Decoste   le 25 août lors du te-deum
Au petit matin, vers 7 heures nous prenions la route en direction de Jérémie.. Tout au long de notre randonnée , nous nous sommes arrêtés en plusieurs points pour contempler la beauté verdoyante de cette région . Et j'essayais d'établir la différence entre le panorama du nord'ouest que j'ai survolé il y a à peine 1 2 heures quand mon avion avait amorcé sa descente finale vers l'aéroport de Port-au-Prince. Et je me disais alors qu' heureusement la nature, dans sa bienveillance, a doté cette région d'une grande hospitalité qui reste à exploiter au point de vue touristique. En effet, en sillonnant la route escarpée et abrupte à la fois , on ne peut ignorer une minute la végétation luxuriante qui frappe aux yeux et l'air frais et vivifiant des vallons qui s'en dégage ...


Les travaux de dynamitage en cours tout près du morne Déron
lors de notre passage.                                                                 
Sur la route Camp Périn-Cayes, nous avons remarqué d'autres tracés et d'autres bifurcations de la route. Mais c'est à Masseline après Camp Périn ,que nous avons pu noter la présence de quelques engins lourds tels que: tracteurs, buldozers, loaders, bascules, pelles-mécanique pour ne citer que ceux-là, qui nous laissaient croire qu'enfin que la route de Jérémie était bel et bien en voie de construction. Certains tronçons dans ces parrages étaient praticables où des couches d'asphalte avaient été déjà appliquées. Mais tout semblait être au status quo ante quand nous approchions le tronçon Rampe. Malgré tout, nous avons poursuivi notre escalade jusqu'au morne Deron où cette fois nous avions été stoppés pour environ 2 heures en raison du dynamitage d'un morne par la compagnie OAS, la compagnie brésilienne qui s'occupe de la construction du tronçon Jérémie-Morne Zaboka. 

Nous avons profité de l'occasion pour prendre des photos et filmer un peu. Alors, nous pouvions deviner que si ces projets étaient toujours financés, et que tout marchait comme prévu, d'ici l'année prochaine la route reliant Jérémie-Cayes ne serait plus un cauchemar. Finalement vers 2 heures nous étions déjà aux Roseaux chez Daniel Etienne qui nous a servi d'un plat de maïs chaud au champignon avec de l'avocat. Déja on se sentait près de la cité, et au fur et à mesure on voyait arriver d'autres visiteurs en provenance de Port-au-Prince. Et vers 4 heures de l'après midi nous longions les côtes du littoral de Lan Gommier qui nous projettait devant les yeux la baie de Jérémie ... Wow ! c'était merveilleux à contempler.

Les autorités de la ville étaient tous présents au Te-Deum 
On était maintenant à Jérémie,  j'étais très content de revoir mon patelin, ma ville natale.. Ce qui qui m'a frappé l'esprit et m'a rendu un peu triste était de voir une Jérémie à la fois vieille, bruyante et surpeuplée. Tous les anciens bâtiments, à part quelques uns d'entre eux étaient dans un état de décrépitude extrême. Nous n'avions pas connu la ville dans un tel état 30 ans plus tôt. Qu'ont -ils fait, les responsables de la municipalité pour sauvegarder la ville ? Devant un tel constat, on peut facilement s'interroger sur leur fonction et leur mandat au service de la collectivité. 

Nous avions flâné un peu partout, à Bordes, Rochasse, La digue, Caracoli, à Gragra Mora où notre désarroi a atteint le summum quand nous avons constaté que notre propriété familiale avait été catégoriquement et illégalement occupée. Nous avons poursuivi notre randonnée durant toute la soirée.

L'Orchestre Tropicana a mis les fourmis dans les jambes à
Cascade Night Club jusqu'à 4 heures du matin.                   
A notre réveil, le 23 Août au matin, nous avons contemplé avec une grande joie le lever du soleil sur Jérémie, ce qui est resté une splendeur sans pareil, un spectacle que je n'ai pas vu depuis belle lurette et que j'ai toujours comparé à un brasier sur la mer. Vers 9 heures du matin, de notre balcon, nous avions entendu une femme qui criait "Min bel godé pisket li tou fré" et nous avions appelé d'autres amis au téléphone pour leur faire part de cette nouvelle. Nous nous sommes empressés de nous en procurer et nous avons , en toute candeur, savouré ardemment ces délices , ce après plus de 35 ans.Tout le monde s'empressait de s'en procurer; et c'est ainsi que nous avions mangé à pleines dents un plat de pisquette avec de l'igname après plus de trente cinq ans .

Autre nouveauté dans la soirée: des centaines de personnes ont répondu présent à Cascade Night Club au Carrefour Bac pour participer à l'inauguration de ce cadre enchanteur situé au milieu d'une végétation exubérante où l'Orchestre Tropicana d'Haiti a mis des fourmis dans les jambes jusqu'à 4 heures du matin avec ses morceaux musicaux variés. Cette inauguration était une réussite totale…

Un nombre imposant de visiteurs à la cathédrale Saint-Louis 
Partout à Jérémie, durant toute la matinée du 24, la veille de la Saint-Louis, c'était le branle-bas; il y avait des rencontres, des barbecues, des piques-niques, des fêtes. Les gens allaient dans toutes les directions. Dans la soirée , c'était la fête traditionnelle aux Roseaux chez Daniel Etienne, la soirée de retrouvailles: des plats croustillants, du rhum, du whisky, du vodka, tout y était. Tout le monde s'amusait au rythme d'un DJ. Une belle ambiance fraternelle et conviviale que l'on n'oubliera pas de si tôt !                        

Le 25 Août 2011,très tôt dans la matinée, la Cathédrale de Jérémie, pour les grandes occasions comme la fête patronale de la Saint Louis, était le point culminant sur lequel tous les regards étaient braqués. Visiteurs et riverains, religieux et laics, bref tout le monde s'apprétait à asssiter au Te-Deum solennel. Ce service religieux était précédé par une grande procession tandis qu'aux alentours de l'église se tenait un défilé de jeunes étudiants sous la marche rythmique de plusieurs fanfares. Une vraie ambiance de fête, à la fois bruyante avec cette ruée de motocyclettes faisant le va- et- vient à travers toutes les rues de la ville. Phénoméne à la fois étrange pour ceux qui ont laissé la cité depuis longtemps!.  La cathédrale décorée aux couleurs du Vatican, était remplie comme un oeuf, pour la longue cérémonie plutôt lassante . Les principales autorités de la ville assistaient  à ce Te- Deum où l'on pouvait remarquer la présence de l'évèque des Cayes, Mgr Willy Verrier.

La fête de la Saint-Louis a duré toute la journée. Dans la soirée notre groupe s'est rendu au "Pipirit Night Club" tout prés du Pont de la Grand'Anse pour danser au rythme de Galaxy Band (Le groupe local ) et de Dissip De Gazman Couleur. Une autre ambiance surchauffée qui s'est prolongée jusqu'à 4 heures du matin . On nous avait laissé croire qu'une autre festivité ("Bikini" ) allait se dérouler tout près du pont de la Grand'Anse durant la matinée du 26. Mais trop fatigués et voulant se relaxer un peu, nous avons choisi de nous détendre sur la plage de Bonbon et nous baigner dans la mer ! Ainsi s'achevait ma visite dans la Gran'Anse, laquelle a été courte, trop courte même.

Des camions remplis de charbon prenaient le cap vers Port-
au-Prince. La coupe de bois  pour le charbon en Haïti
constitue l'un des facteurs de l'érosion des sols qui affaiblit
la capacité des rétention des eaux pluviales.                         
Certes, la route de Jérémie sera une réalité sous peu, mais j'ai une seule préoccupation... Celle de voir une déforestation vertigineuse de cette zone qui reste l'une des plus riches du pays, en fait de plages, rivières, parcs nationaux, forts, grottes, ressources agricoles et vivrières. Crainte de constater dans un avenir plus ou moins lointain cette couche de végétation de la région s'effriter comme le Far West. Une préocuppation qui est venue à moi quand nous avons été témoins des passages répétés sur la route de camions de charbon à destination de Port-au-Prince durant tout notre voyage. Il revient aux grand'anselais de se faire une nouvelle conscience pour faire développer leur département sur le plan social, économique et politique . 

Après le 12 Janvier 2010, la Grand'Anse doit endosser ses responsabilités, comme par exemple motiver sa population à ne plus accepter la reproduction de la société centralisée d'hier dont elle a été la principale victime. Car cette zone est encore vierge et possède une richesse extraordinaire en couverture végétale. Ce département, en raison de sa situation géographique, possède des atouts importants en termes de sites touristiques naturels, de pratiques culturelles et culinaires.

 par: Herve Gilbert herve.gilbert@gmail.com


Un nombre imposant de visiteurs, on pouvait remarquer les Dr. Tabuteau et Bijoux.

Pour un reportage complet en photos sur la Saint Louis, cliquez sur le lien suivant : http://www.facebook.com/media/set/?set=a.1496383946612.45123.1744523013&l=51a4f5bb1e&type=1


 

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