Discours d'Etzer Vilaire à la mémoire des héros de l'Indépendance, de Charlemagne Péralte... 

Showing posts with label Charles Aznavour. Show all posts
Showing posts with label Charles Aznavour. Show all posts

Wednesday, October 3, 2018

Charles Az. – Ne laisse pas ton micro à la porte du paradis…

Charles Aznavour
Le dernier des géants de la chanson française meurt à 94 ans.

Pour ceux qui veulent entendre la version audible tout en prenant lecture de l’article, cliquez sur  le player sound cloud ci dessous:



Par Max Dorismond
Le ciel veut entendre encore ta voix. C’est à son tour d’entonner en chœur tes célèbres refrains.

En effet, je vous parle d’un artiste complet « que les moins de vingt ans  ne sauraient connaître ». Il était notre muse, notre inspiration quand l’amour nous souriait, notre cathédrale quand la vie nous tenaillait et nous tourmentait. Toutes les chansons de Charles Aznavour nous identifient et nous interpellent. Avec des mots ciselés sur mesure, sa phrasée éclectique nous pénètre et ne laisse personne indifférent.
           
Charles Aznavour avec Edith
Piaf en 1950.                           
Aznavour fut pour plusieurs générations un modèle de courage et de persévérance. Dès le début, les critiques lui ont fait voir de toutes les couleurs. Des expressions, à désarçonner les plus forts, lui sont jetées à la face à propos de son physique de gringalet, de son faciès, pour lesquels la nature lui fut avare. Avec sa petite taille et une voix nappée de brume, rien ne le prédestinait pour cet art sublime qu’est la chanson. Les anglais l’appelaient : « Aznovoice ». Un jeu de mots désarmant. Plusieurs fois découragé, il voulait tout lâcher, mais son ami Édith Piaf le reprenait toujours par la main et l’invitait à persévérer. N’écoutant que son courage, il affronta la scène sous la critique et les quolibets, comme il l’a écrit dans la chanson « La critique » quand « son moral en a pris un coup ».

À force de ténacité, il avait fini par s'imposer aux diktats du destin en mettant en évidence, à travers ses poèmes, les thématiques polarisantes de la société. Il a enfin conquis Paris, l'Europe et puis le monde. En sept langues, il a bercé plusieurs générations. Et tous  y ont  trouvé leur raison de vivre. Il nous en met plein la tête quand il chante ses angoisses dans « Et moi dans mon coin » ou dans « Il faut savoir », au cours de laquelle, il nous forge le caractère quand il nous déclare : « Il faut savoir encore sourire / Quand le meilleur s’est retiré / Et qu’il ne reste que le pire / Dans une vie bête à pleurer ».

N'oublions surtout pas sa  chanson thème « A ma fille  » qui a fait pleurer tous les papas de la terre au mariage de leur princesse préférée, quand il hurle:« Cet étranger sans nom, sans visage - Oh ! combien je le hais / Et pourtant, s'il doit te rendre heureuse / Je n'aurai envers lui nulle pensée haineuse / Je lui offrirai mon coeur avec ta main.»

Avec « Tu te laisses aller », Aznavour a aidé une génération de femmes à se prendre en mains, à comprendre la psychologie du mari, l’homme de leur vie au quotidien, quand il souligne : « Au lieu d’penser que je te déteste /…. / Redeviens la petite fille / Qui m’a donné tant de bonheur /…/ Tu’t laisses aller ».  Pour cette pièce, les femmes lui vouent une éternelle reconnaissance. Elles lui ont envoyé, à ce titre, des milliers de lettres de remerciements, pour les avoir aidées à se départir de leur doute maladif que leur reflète leur miroir. Il en fut toujours ainsi avec toutes ses chansons, en touchant l’insensé en nous. Pour chacun de ces poèmes, on peut disserter des heures et des heures pour en extraire à la fin, un livre entier.
Aznavour: la mort d'une légende
Je l’offrais volontiers en exemple à mes filles,  les invitant à l'obstination quand le succès n’est pas au rendez-vous. En fin de compte, ces dernières en raffolaient et s’étaient converties en fanatiques avérées qui ne juraient que par Aznavour, tant je les avais incitées à découvrir et à réfléchir sur les phrases bien sculptées qui animent les écrits de ce génie, qui a le mérite de mettre en relief ce dont nous avions « le plus cher » : la sensibilité humaine dans ses ultimes dimensions.

Au cours de l’une de ses nombreuses interviews, il délivra un pan de ses secrets littéraires, en confiant qu’il peut prendre un temps fou pour fignoler ses textes à la recherche du mot parfait, de l’expression juste qui traduit la situation du moment ou l’inconscience des émotions. Depuis lors, j’avais adopté sa méthode ou cette exigence scripturale dans tout ce que j’entreprenais en terme rédactionnel. Merci, mille fois, mon Charlie !

Max Dorismond posant avec une
statue de cire d'Aznavour à Paris
en 2013.                                            
J’avais apprécié, plus ou moins, son dernier tour de piste en Haïti, même si on l’avait caserné dans les hauteurs pour mieux lui soustraire  le vrai visage de la déchéance. En effet, n’a-t-il pas écrit dans « Emmenez moi », sa chanson de la délivrance, de l’évasion, de la fuite en avant : « Il me semble que la misère / serait moins pénible au soleil ». Peut-être, est-il parti avec le sentiment de la véracité de cette confidence? Qui sait! Tant mieux pour cette âme sensible qui a tant pleuré la détresse de l’Arménie et du monde. Toutefois, pour les damnés de la terre de chez-nous, la misère n’est pas seulement dure. Elle est insupportable, invivable, même au soleil.

Charles Az, tu as triomphé de tout. De la vie, des critiques, des emmerdes…etc. Va en paix rejoindre ton Dieu. Ne lâche pas ton micro. Ton passage ici-bas a été « for me, for me, formidable! ».


Max Dorismond








--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
RADIO FRANCOPHONIE CONNEXION a le plaisir de vous annoncer que des cours de français seront dispensés sur la radio dans le cadre de notre partenariat avec Radio France Internationale (RFI). Ces cours, de differents niveaux, seront diffusés à des heures fixes: Suivez la grille de programmation pour en savoir davantage ou bien visitez notre sitehttps://www.radiofrancophonieconnexion.com/

Merci

Wednesday, January 3, 2018

Charles Aznavour et les morts vivants d’Haïti

Charles Aznavour, du haut de ses 93 ans, a donné son 2è
concert en Haïti le 29 décembre 2017.                        

Par Max Dorismond

« Couvrez ce sein que je ne saurais voir… » ! Une satire dans ce style aurait été, peut-être, prononcée avant que les pieds de Charles Aznavour ne touchent le sol d’Haïti. Rien n’est impossible dans ce pays de cocagne où tout est fumisterie et bluff. D’ailleurs, j’imagine, au gré des spéculations, qu’on aurait même demandé à des angelots de jeter des perles de roses sur le passage du célèbre chanteur pour confondre les effluves malodorants s’évaporant des rigoles engorgées. Tout serait déployé pour ne pas troubler la vue de l’invité. La pauvreté récurrente doit être située loin de son regard. Si on pouvait fixer un dôme opaque sur Jalousie, ce serait pour le meilleur des deux mondes. Il faut laisser, au chanteur, l’impression que tout baigne dans l’huile au paradis des nantis quisqueyens qui rament dans le beurre. Ce n’est pas pour rien qu’on l’a exilé dans les hauteurs où les gueux n’auront pas la force de gravir la montagne pour venir exposer leur ventre creux et leurs yeux hagards, rongés par toute la misère du monde.

Charles Aznavour à Tara's (Pétion-Ville) lors du concert
Photo (le Nouvelliste)
Charles Az, le chanteur à la voix rauque qui flirte avec les mots qu’il encapsule pour temporiser les maux de notre existence, fut mon chanteur de prédilection et celle de toute ma génération au temps de notre jeunesse. Son anthologie musicale peut renfermer l’histoire de la terre entière, qu’il colore dans des textes d’une rare lucidité qui décortiquent le quotidien de l’humain. On y trouve des perles indémodables, de la ballade au jazz, du Reggae au Samba, et des chansons sirupeuses à vous arracher une larme. Dans la pièce « Les Caraïbes  », au rythme chaloupé des tropiques, on croit déceler un peu de chez-nous. Le sujet nous entraîne vers le souvenir de la flibuste aux Antilles.

Mais, quand je pense à cette célébrité internationale, ce sont ses chansons engagées, telles que «  Pour toi Arménie », son pays d’origine, victime comme Haïti, d’un séisme en 1989, ou l’insoutenable « Je suis un mort vivant », qui, par leur puissance culpabilisante, semblent nous élever vers la rédemption. Quiconque est conscient des injustices de par le monde, de la sempiternelle lutte pour la liberté, ne peut passer à côté de ces titres qui décoiffent.

La question qui étrangle !
 Le jongleur des mots 
Ce n’est pas la première fois qu’Aznavour visite Haïti. En novembre 1974, il y a de cela 43 ans, invité par Jean-Claude Duvalier, il fut critiqué pour avoir fermé les yeux sur l’état de la situation de l’époque. Il avait soulevé la colère des riches spectateurs pour les avoir royalement ignorés en ne leur adressant pas la parole. Pas un « Bonsoir », pas un « Au revoir ». Il avait respecté son contrat, un point c’est tout. Était-il au courant après coup que c’étaient les rapaces de l’époque qui monnayaient son contrat ? Savait-il que des centaines de billets gratuits étaient distribués aux « Apparatchiks » du pouvoir, aux p’tits amis du régime,  à leurs enfants et à leurs maîtresses ? Ses réponses évasives avaient laissé tout le monde sur leur faim et alimenté la frustration.

Vue partielle des spectateurs à Tara's
(
Une courtoisie du Nouvelliste)
Aujourd’hui, fin 2017, la situation s’est terriblement dégradée. Le voilà encore dans nos murs, chantant les souvenirs des jours heureux pour les vrais chanceux de l’île. Je n’en disconviens point. À chacun sa chance sur cette terre. Nous ne pouvons les envier. Mais qui pouvait empêcher Aznavour de faire un tour dans les bas-fonds de Port-au-Prince, s’il le voulait bien, pour aller voir, de visu, que la misère n’est pas toujours rose au soleil ?

Comme dans sa chanson, «  Je suis un mort vivant », il aurait effectué une simple tournée dans les prisons de la capitale, à l’Hôpital Général de l’Université d’État pour découvrir ces malheureux, ces morts vivants,  « abandonnés de tous » et les entendre décrire une partie de leur calvaire :

On m’a pissé dessus, craché à la figure
Sur mes parties intimes on a mis le courant
Avec les rats crevés je dors dans la raclure
Malade et décharné je suis un mort vivant

Je rampe dans mon trou comme un rat sous la terre
Dans la crasse, l’oubli, dans la merde et le sang
Dans ce lieu où jamais un rayon de lumière
Ne caresse ma peau, je suis un mort vivant

Je bois des eaux usées, dieu sait ce que je mange
Revêtu de haillons, j’ai l’air d’un revenant
Subis des sévices et je vis dans la fange
Mais je sais qui je suis et ce que je défends… (1)

 Je suis un mort vivant - Charles Aznavour

Imagine ! Imagine !
Aznavour accueilli à l'aéroport de Port-au-Prince à son
arrivée par Olivier Martelly, l'un des sponsors du récital.
Charles Aznavour, un monument à lui seul, a connu toutes les facettes de la vie. Des p’tits meublés aux châteaux d’aujourd’hui, rien ne lui est étranger. La vie de bohème, la pénurie, le bonheur, comme le malheur, ont déjà été partie intégrante de son environnement qu’il se fait le devoir d’utiliser pour meubler ses oeuvres. Il ne serait pas insensible à cette vision de l’enfer. On va me conter que ce ne fut pas son mandat ! Je répondrai que l’artiste ou le poète ne dépend de personne, sauf de sa conscience. Il est un électron libre. Qu’on me répète, de préférence, que ses hôtes, ses promoteurs égoïstes n’en ont cure de la misère des gueux, qu’ils perçoivent comme une goutte d’eau de plus dans l’océan de l’indifférence. Ils n’avaient nul intérêt à exposer cette réalité au chanteur. Ce serait se tirer dans les pattes.

Inviter seulement Aznavour à visiter Port-au-Prince serait vraiment une idée moralement payante pour les laissés pour compte qui verraient en cette célébrité, une main secourable venue les aider à recoller les morceaux de leur âme brisée.  Comme le Pape Jean-Paul II, en mars 1989, il aurait fouetté la torpeur de ces déshérités de l’espoir, réveillé les sens atrophiés de ces zombis de la vie en déclarant, aussi, à la vue des vrais morts vivants de sa chanson, que « quelque chose devrait changer dans ce pays ».

La pauvreté - un effet collatéral de la corruption
Les pauvres n’ont jamais fait le choix de végéter au fonds du baril de la déchéance. Ils s’y trouvent par dépit. Ils rêvent tous de jours meilleurs. Duvalier, au début de son ère, avait construit un aéroport pour se débarrasser du colis encombrant des mal foutus d’autrefois, s’il ne les fusillait pas. Aujourd’hui, leur indigence détonne dans le décor, on les détourne vers le Brésil, le Chili. Mais, le jour n’est pas loin, où ces affamés vont retourner leurs chemises à l’envers pour demander des comptes à ces éternels prédateurs qui s’accaparent sans vergogne du bien collectif.   Avec l’instinct du tueur, ces négligés de la vie, ces morts vivants, prendront leur revanche, le moment venu. Et alors, l’île se verra au carrefour d’un choix : soit nous serons tous heureux collectivement, soit nous crèverons tous ensemble. Ce sera à pile ou face. Car, la parodie a assez duré : Haïti demeure une comédie pour les riches, une tragédie pour les pauvres.

Résultats de recherche d'images pour « max dorismond »
Max Dorismond 
Mx20005@yahoo.ca





Note (1): Partie du texte extrait de la chanson  « Je suis un mort vivant »   de C. Aznavour 

Thursday, October 10, 2013

Le cinquantenaire de la mort d'Edith Piaf, cette icône de la chanson, vous est-il venu à l 'esprit?




 
Edith Piaf
Ce 10 d’octobre  2013 ramène  le cinquantenaire de la mort d’Édith Piaf  ! À l'occasion du cinquantenaire de cette disparition,  Haïti-Connexion-Culture est fière de rendre hommage  à cette grande vedette de la chanson française, artiste francophone la plus connue à travers le monde. Cinquante ans après sa mort, Édith Piaf reste le symbole de la chanson française. C'était une petite dame par sa taille mais une grande dame par son talent et elle restera toujours éternelle!

Édith Piaf, de son vrai nom Édith Giovanna Gassion, née le 19 décembre 1915 à Paris est morte le 10 octobre 1963 à Grasse, d’une hémorragie interne à l’âge de 47 ans. Chanteuse française de musique-hall et de variétés, elle reste cinquante ans après sa mort la plus célèbre interprète francophone, tant en France qu'à l'étranger.
La chanson réaliste d’Édith Piaf des années 1950-60 correspond à la grande époque du rayonnement culturel français à l’étranger. Elle fut la première chanteuse française à conquérir l'Amérique. Connue dans le monde entier pour  "La vie en rose", Édith  Piaf captiva le public de par le monde. Par sa voix, mais aussi son intensité, accrue par le minimum de moyens déployés sur scène: un simple geste pour chaque chanson, une petite robe noire et un rond de lumière. Eternelle midinette, l'artiste passa sa courte vie à chanter l'amour et à le vivre, en véritable croqueuse d'hommes et pas toujours tendre avec les femmes.
Surnommée à ses débuts « la Môme Piaf », elle est à l'origine de nombreux succès devenus des classiques de son répertoire, comme : La Vie en rose ; Non, je ne regrette rien ; Hymne à l'amour ; Mon légionnaire ; La Foule ; Milord ; Mon Dieu ou encore L'Accordéoniste.


La voix d’Édith Piaf a traversé toutes les frontières du monde où plusieurs de ses chansons ont été interprétées  dans les quatre coins du monde. En Haiti, dès mon enfance, j’entendais souvent  à la maison mon père frédonner  les airs de Piaff  sous la douche. J'ai frissonné lorsque j'ai entendu  Édith Piaf  sur un disque vinyl de 78 tours pour la première fois .  Haiti a été l'un des pays francophones où  les meilleures vedettes de la chanson française étaient  connues et diffusées sur les ondes des stations de radio. Pendant l’époque d’or de la chanson française en Haïti, les chansons d’Édith Piaf étaient fredonnées sur toutes les lèvres de jadis et étaient reprises par plusieurs groupes musicaux en Haiti .
Une de ses fameuses chansons " La vie en rose"
 
 Édith Piaf était entourée de bons compositeurs et de merveilleux paroliers qui ont rendu ses œuvres inoubliables  voire immortelles . Ses chansons étaient aussi interprétées et insérées dans des potpouris de boléros par les  chansonniers ou musiciens haïtiens  avec plus ou moins de succès.  Une preuve que la renommée d 'Édith Piaf ne se limitait pas seulement en Europe. 
En ce cinquantenaire de la mort d’Édith Piaf, HCC  honore la mémoire de cette grande étoile de la chanson romantique ayant bercé notre enfance dans  le passé.
Disons  brièvement  qu'Édith Piaf  mena une vie controversée. L’artiste vécut en contradiction avec les valeurs morales du catholicisme, du fait de son divorce  et de sa vie  sexuelle « tumultueuse », selon l’Eglise catholique de l’époque qui refusa de lui accorder des obsèques religieuses. L'Osservatore Romano, journal du Vatican, écrivit lors de sa mort  qu'elle a vécu « en état de péché public » et qu'elle était une « idole du bonheur préfabriqué ». Cependant,   l'aumônier du théâtre et de la musique, le père Thouvenin de Villaret, lui accorda à  titre personnel une dernière bénédiction au moment de ses funérailles. En effet, une foule immense de dizaines de milliers d'admirateurs  lui rendit  un dernier hommage tout au long du parcours du cortège à travers Paris, du boulevard Lannes jusqu'au cimetière du Père-Lachaise  où elle a été inhumée.
Tombeau d'Édith Piaf
Parmi ses amants on compte Paul Mérisse, Eddy Constantine,Yves Montand, Louis Dupont et  son  grand amour a été le boxeur Marcel Cerdan, un bel homme, un champion du monde franco-marocain, marié et père de trois enfants;  disparu tragiquement en avion en 1949, alors qu'il venait la rejoindre à New York. Pour lui, elle avait écrit quelques temps auparavant le prémonitoire "Hymne à l'amour" ("Si un jour la vie t'arrache à moi..."). Elle ne se remettra pas de cette disparition, se culpabilisant pour avoir fait venir son boxeur d’amant à Paris le jour fatidique . C’est le seul homme que j’aie aimé , dit-elle .Du vivant de Marcel Cerdan, Édith Piaf entretenait des relations amoureuses alternées des liaisons et des ruptures avec le chanteur Jean-Louis Jaubert et l’acteur John Garfield..
Édith Piaf  a pulvérisé "tous les records: de séduction, de passions, de souffrances, de folies, de provocations, de dérives"avec la chanson  “Hymne à l’amour” écrit Robert Belleret dans sa récente biographie "Piaf, un mythe français". On rapporte qu’elle avait également courtisé Georges Moustaki et Charles Aznavour avec qui elle avait chanté en duo la chanson “Plus bleu que tes yeux”.
Théo Sarapo chantant en duo avec elle en 1962


Théo Sarapo, le dernier mari d'Edith Piaf, fut le second et dernier mari d'Édith Piaf. Il avait 26 ans quand il épousa Piaf qui en avait 46, un an avant la mort de cette dernière. Il avait notamment interprété avec elle en 1962, une chanson à succès  intitulée À quoi ça sert l'amour. Le 28 août 1970, Théo meurt, à l'âge de 34 ans, des suites de ses blessures  après que sa voiture eut percuté un platane à vive allure à la hauteur approximative du Château de la Rue en France. Il repose à Paris au cimetière du Père-Lachaise aux côtés d'Édith Piaf.
Cette aura de la chanson française continue jusqu’à aujourd’hui de charmer les âmes haïtiennes où souvent nos artistes aiment racoller ses œuvres dans leur répertoire. Evidemment par  comparaison, les compositeurs actuels  n'ont pas et n'auront jamais la verve d’écrire des textes à la dimension des oeuvres d’Édith Piaf .En ce moment, les chansons bien travaillées et plaisantes à l'oreille se font rarissimes,  et c'est peut-être la raison de reprises de ses anciens succès d’antan . Depuis plus de 20 ans, "La vie en rose" se range toujours  parmi les 10 chansons françaises qui génèrent le plus de droits d'auteurs  sur le plan international. Avec "La mer" de Charles Trenet, "Comme d'habitude" de Claude François et "Les feuilles mortes" d'Yves Montand, le titre le plus célèbre de Piaf faisant partie du club très restreint des chansons devenues des standards dans le monde entier.
Plus bleu que tes yeux  (Charles Aznavour & Edith Piaf)

A l'occasion du cinquantenaire de sa mort (déjà, comme le temps passe vite !), qu'on l' aime ou pas, cette chanteuse et comédienne hors du commun ne peut laisser personne indifférent... Cinquante ans après sa mort, ses chansons restent toujours aussi merveilleues et mythiques…
par: Herve Gilbert herve.gilbert@gmail.com