HCC- Une trilogie de lettres destinée à élever la réflexion de nos lecteurs à son plus haut niveau.
Au fil des rubriques de HCC, nous faisons de notre mieux pour gâter nos lecteurs avec des textes
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Discours d'Etzer Vilaire à la mémoire des héros de l'Indépendance, de Charlemagne Péralte...
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Pour célébrer la Journée internationale de la femme
Anacaona, première grande figure féminine de notre histoire
PAR Eddy Cavé eddycave@hotmail.com
DEUXIÈME PARTIE
Dans cette deuxième partie, nous rendons hommage à quatre autres
héroïnes oubliées de notre histoire : Madame Veuve Abel, Henriette Saint-Marc,
Henriette Saint-Marc, Défilée-la-Folle. La conclusion est consacrée à Anacaona.
Madame veuve Abel
Contrairement à une idée encore très répandue, les Haïtiennes
d’autrefois ne se contentaient pas de vivre dans l’ombre de leurs maris. On
raconte que c’est Madame Veuve Abel, une sœur du général de division Nicolas
Geffrard et en même temps la belle-sœur du ministre de la Guerre, le général
Gérin, qui força presque ce dernier à participer à la conspiration contre
Dessalines. Selon la petite histoire, la population des Cayes avait la
conviction que le général Geffrard, mort subitement le 31 mai 1805, avait été
empoisonné sur ordre de Dessalines, qui croyait dur comme fer que ce général
conspirait contre lui avec Christophe.
On raconte que Gérin était très réticent à sauter dans le train en
marche quand Madame Abel l’apostropha chez elle un soir en disant : « Général
Gérin, si vous ne vous sentez plus le courage de combattre avec vos frères,
donnez-moi votre habit, vos épaulettes et votre épée, je marcherai à votre
place.»
À court d’arguments, Gérin serait passé à la conspiration. On
pourra toujours objecter que Veuve Abel a mis sa force de caractère au service d’une
mauvaise cause, mais cela n’enlève rien à son courage de fanm vanyan (femme de
grand courage).
……10). Henriette Saint-Marc (17xx-1802)
Les oubliées de l'histoire
Parmi les héroïnes oubliées de notre histoire, il convient de
mentionner ici Henriette Saint-Marc qui a été, avant la lettre, la Mata Hari de
la guerre de l’Indépendance d’Haïti. Fille d’une esclave noire et d’un
fonctionnaire blanc, elle était, selon les témoignages de ses détracteurs, une
prostituée de luxe exécutée en 1802 pour complicité avec les insurgés. Il est
en effet admis qu’aujourd’hui qu’elle a mis au service de Toussaint Louverture,
puis de Dessalines, ses charmes, ses talents et ses relations privilégiées avec
les officiers français..
Selon certaines sources, elle entraînait souvent dans des endroits
reculés certains soldats et officiers de l’armée française qui ne revenaient
jamais à leurs campements. On pense qu’elle les faisait achever par des
complices après les avoir mis hors d’état de se défendre. Elle sera finalement
découverte, jugée et condamnée à la peine de mort. Thomas Madiou qui résume en
ces termes les derniers moments de sa vie au Cap : « Arrachée de la prison,
elle fut placée entre deux pelotons de carabiniers européens, et conduite,
suivie de son cercueil, sur la place du marché, vis-à-vis de l'église […] Elle
monta sur l'échafaud avec courage. Quand son cadavre se balança dans l'air, un
cri lugubre, des sanglots éclatèrent dans la foule. Les femmes abandonnèrent le
marché, saisies d'horreur…»
Cécile Fatiman (v.1775-1887)
Cécile Fatiman
Une autre figure féminine occultée de la résistance et de la
politique haïtiennes est sans conteste celle de la Cécile Fatiman, la prêtresse
vaudou qui anima, aux côtés de Boukman, la cérémonie du Bois-Caïman. S’agit-il
d’un oubli involontaire ou d’une opération délibérée de matraquage des esprits?
Le fait est qu’aucun de nos manuels scolaires ne précise l’identité de ce
personnage qui a joué un rôle essentiel dans l’acte fondateur qu’a été cette
cérémonie.
La vérité est maintenant connue. Voici ce qu’a écrit le Dr Étienne
Charlier au sujet de cette héroïne :
« Cécile FATIMAN, femme de Louis Michel PIERROT, qui commanda un
bataillon indigène à Vertières et devint plus tard Président d'Haïti, participa
à la cérémonie du Bois-Caïman: elle était une mambo. Fille d'une Négresse
africaine et d'un Prince corse, Cécile FATIMAN était une Mulâtresse aux yeux
verts et à longue chevelure noire et soyeuse et avait été vendue avec sa mère à
Saint-Domingue. La mère avait également deux fils qui disparurent au hasard de
la traite, sans laisser de traces. Cécile FATIMAN vécut au Cap jusqu'à l'âge de
112 ans, en pleine possession de ses facultés. »
Défilée-la-folle
Dédé Bazile ou Défilé-la-folle
Par une de ces révoltantes injustices, l’histoire d’Haïti n’a
retenu deux choses de la vie de Dédé Bazile : le fait qu’elle était folle et
qu’elle posa un acte de grande générosité en ramassant les restes épars du
corps de Dessalines pour les transporter au cimetière des « Trousses-Côtes »,
qui était alors le seul de la ville.
De sa vie d’avant la folie et de son passé de combattante, on ne
dit généralement rien. Au terme de patientes recherches, l’ancien professeur
d’histoire Octave Petit conclut que Défilée est née au Cap-Français vers 1736
et qu’elle est morte sous Pétion en 1816. Elle aurait perdu la raison en
apprenant la mort de deux frères et de trois fils tombés au front durant un des
combats sanglants de la guerre de l’Indépendance. Voici ce qu’a écrit à son
sujet Me Cadet Jérémie :
Les femmes esclaves
« Pendant la guerre qui devait briser la chaîne de l'esclavage à
Saint-Domingue [Défilée] a poussé au plus haut degré l'esprit de sacrifice.
Elle appartenait à cette légion de femmes qui, depuis Toussaint-Louverture,
suivaient partout l'armée, mettaient la marmite au feu au bord de la première
source, et passaient, au besoin, la cartouche libératrice. Elles étaient
courageuses ces vivandières d'une armée sans solde, toujours en guenilles.
Elles donnaient leurs frères, leurs époux et leurs fils à la Mort.
Ces femmes innommées sont les premières soldates de la Liberté.
Elles avaient le souci d'assurer le pot-au-feu et de soutenir la bravoure. En
traversant les champs qui étaient à tous puisque c'était la sueur de
l'esclavage, en grattant les radicelles pour savoir si le manioc était à point,
ces femmes préparaient l'attaque prochaine…»
Au sujet du nom de Défilée, Cadet Jérémie apporte une explication
assez convaincante en écrivant :
[…] Ce qu'il y a de particulier chez l'esclave dont nous racontons
la vie, c'est l'obsession de la lutte pour la Liberté. Cette idée fixe dirigera
toutes ses actions. Ce n'était plus qu'une ombre attachée au pas des héros. Le
son du tambour l'entraînait. Chaque fois que l'Armée s'arrêtait quelque part,
elle levait sa canne : DE—FI-LEZ ! Ce mot de commandement deviendra son nom et
c'est sous ce nom qu'elle s’emparera de l'Histoire.
EN GUISE DE CONCLUSION
Anacaona
Anacaona, la reine guerrière des Taïnos fut pendue...
En cette journée internationale de la femme, je ne puis me
résoudre à clore cet hommage à nos héroïnes sans dire un mot d’Anacaona,
première grande figure féminine de notre histoire. Chantée par nos poètes et
nos musiciens, honorée par nos historiens et nos romanciers, Anacaona habite
aujourd’hui encore la mémoire des femmes et des hommes de l’ancien caciquat du
Xaragua. Sœur du cacique Bohéchio et épouse de Caonabo, elle appartenait à la
célèbre dynastie des Tainos, objets du premier génocide de notre histoire.
Le baron Émile Nau a reconstitué dans son Histoire des Caciques
d’Haïti, parue en 1855, le mode de vie des caciquats et leur fin tragique. Il y
souligne la beauté, la grâce, l’élégance et l’intelligence d’Anacaona. Dans le
compte rendu de la réception qu’elle a offerte à Barthélemy Colomb en 1496, Nau
écrit : « Anacaona, portée en litière, suivait immédiatement ces filles
d’élite. Elle était vêtue de sa plus belle tunique. Elle avait la tête ornée
d’une espèce de tiare plaquée d’or, et d’une guirlande de fleurs fraîchement
cueillies et de toutes couleurs […] qui, après avoir fait plusieurs fois le
tour de ses trempes et de son front, se répandaient sur ses épaules et sur ses
seins nus. La plupart des hymnes qu’on chantait étaient de sa composition. »
En 1503, c’était au tour de Nicolas Ovando d’accueillir la
souveraine. La réception, pourtant bien commencée, « se changea soudain en un
horrible carnage ». Tous les spectateurs furent massacrés sans pitié, y compris
les caciques invités. Seule Anacaona fut épargnée. Après s’être débarrassée, en
1504, de tous les autres caciques de l’île, Ovando repartit pour Santo Domingo
avec elle, « liée et garrottée », et la fit juger et condamner à mort pour
rébellion. « La gracieuse reine, l’illustre poète […] fut ainsi
ignominieusement pendue. »
En ce jour du 8 mars 2015 où nous célébrons la Journée Internationale de la Femme, Haïti Connexion Network se joint à tous les hommes du Network et à leurs enfants pour présenter nos salutations et meilleurs vœux à toutes les femmes du monde en général et à celles du groupe LES AMIS DU LIVRE DE HAITI CONNEXION en particulier.
Simone de Beauvoir
Le combat que mènent les femmes du monde pour atteindre la parité avec les hommes est entré depuis des décennies dans une marche irréversible, que ce soit dans les instances politiques ou dans les activités sociales. A l'occasion de cette célébration universelle de la femme, on ne saurait passer sous silence l'apport de la philosophe ou essayiste française Simone de
Beauvoir qui, dans son ouvrage le deuxième sexe (1949) mit en miettes toutes les croyances mythiques propagées par les sociétés chauvinistes des temps écoulés, lesquelles faisaient passer la femme pour un « être inférieur » capable seulement d'enfanter et de reproduire l'espèce humaine. L'apport et l'influence de Simone de Beauvoir furent tellement d'un caractère révolutionnaire que certaines franges religieuses, intellectuelles et sociétales cherchèrent à réduire au silence la philosophe considérée à bien des égards comme le précurseur du mouvement féministe moderne.
Pendant que dans plusieurs pays ce mouvement féministe a connu un essor positif ayant conduit à une transformation significative du statut de la femme, en Haïti malheureusement nos sœurs sont « loin d'être l'avenir de l'homme » tel que l'a écrit Aragon. Typiquement la femme haïtienne « n'est pas riche et reste au foyer, elle passe souvent une vie vouée jour après jour, année après année, à des tâches fatigantes, ingrates et solitaires. » De plus, elle est assez souvent le "punching-ball" de son partenaire qui la violente, la viole ou la tue de temps en temps. D'autres ne représentent parfois qu'une fleur à la boutonnière de leur mari. Pour toutes ces sœurs, un destin qui n'a rien d'emballant.
Alors, Haïti Connexion Network leur souhaite des jours meilleurs et demande à nous tous de partager cette responsabilité de changement pour les femmes, de sorte qu'elles deviennent l'avenir des hommes haïtiens.
Hommage aux femmes haitiennes
A l'occasion de la journée internationale de la femme
Le 8 mars 1975, débuta la Journée internationale de la femme par les Nations
Unies, qui adoptaient en 1977 une résolution invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.
À l'occasion de la "Journée internationale de la femme 2012",nous vous proposons un mini dossier pour explorer un peu la vie des femmes haitiennes. Ce jour est aussi l'occasion de célébrer le travail remarquable mené par les féministes particulièrement nos femmes haitiennes, celles qui ont contribué à faire évoluer la société moderne.
Aujourd'hui, le féminisme, qui a pris une ampleur planétaire ne fait pas partie du passé, loin de là, car les questions sur la maternité, sur le statut de la femme réssurgissent chaque jour, parmi les jeunes femmes de banlieue et dans bien des régions du monde.
A l'occasion de la Journée internationale de la femme, nous vous présentons un mini album regroupant quelques portraits de nos femmes en Haiti et à l'étranger, elles sont nombreuses les Femmes haïtiennes qui ont l'honneur, avec toutes leurs forces physiques ou morales, par la plume ou par l'action sociale, d'améliorer le statut de vie de leurs frères et sœurs de misère et de leurs familles démunies ou éprouvées.
Celles qui figurent à ce palmarès ont, certes, marqué la vie haïtienne dans ses manifestations littéraires, artistiques, éducatives, caritatives, politiques, familiales et nous en passons. Toutes méritent de se voir appliquer la phrase du poème de Paul Eluard, placé en exergue de cette page:
O vous Femmes d'Haïti, les anonymes, les obscures comme les célèbres ou les glorieuses, pour tous les prodiges que vous avez accomplis et que vous réalisez encore, chaque jour, par le Miracle de votre Amour,
O Femmes de mon pays, soyez remerciées.
Pendant que vous découvrez quelques de nos célébrités haitiennes, cliquer sur Ansy Derose pour l'entendre dans une chanson riche et imagée, dédiée à nos femmes haitiennes, depuis Anacaona jusqu' aux autres femmes haitiennes aux quatre coins du monde.
Parmi toutes les femmes qui ont joué un rôle prépondérant dans l'histoire de notre pays, une place à part, doit être faite à Cécile Fatiman, l'une des principales figures au congrès du Bois-Caïman où tous les fils et filles de "lafrik ginen" s'étaient réunis pour définir leur stratégie afin de sortir le pays du joug de l'esclavage ainsi qu'à Défilé la folle sans oublier toutes les anonymes ainsi que ma maman :
Madame Yvanna C. Gilbert. O ma maman !
Yvanna C. Gilbert
Que de tables servies par la femme haïtienne dans son obscur labeur quotidien, dans le constant sacrifice de soi pour sa famille, ses enfants ou ceux des autres.
Que de Vies rangées par celles qui ont lutté publiquement, de toutes leurs forces physiques ou morales, par la plume ou par l'action sociale, pour améliorer le statut de vie de leurs sœurs de misère et de leurs familles démunies ou éprouvées.
J'aimerais, profiter de cette occasion pour rendre hommage à la femme haïtienne et inciter la société haïtienne à une prise de conscience qui ne doit pas être seulement symbolique, mais réelle, devant se matérialiser et se concrétiser par des actions positives, qui souligneraient et reconnaîtraient l'apport indéniable de la femme haïtienne à la « construction » de l'histoire, l'indépendance et la sociologie d'Haïti.
Fanm d'Haiti yo bel tout bon vre wi, kel se yon negresse, marabou, mulatresse
Quelques célébrités haitiennes au Canada
Some Haitian Women success and excellence in Canada
Viviane Barbot
Élue par acclamation pour diriger la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et succéder à Françoise David, Vivian Barbot devint la première femme immigrante noire à être présidente de cet organisme. Elle a été élue en janvier 2006 députée de Papineau à la Chambre des Communes à Ottawa.
Née en Haïti, elle est arrivée au Québec en 1967, après avoir passé deux années en Argentine où elle a travaillé comme secrétaire dans des organismes internationaux. Elle y a dailleurs rencontré son mari, un Québécois d'origine
Détentrice d'un baccalauréat spécialisé en Études littéraires et d'une maîtrise en Éducation interculturelle de l'Université de Sherbrooke, Vivian Barbot a enseigné, de 1983 à 2001, le français au Cégep de Victoriaville. Militante syndicale, elle a été Présidente de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégeps et Vice-présidente du Syndicat des enseignants et enseignantes du Cégep de Victoriaville. Défenseure des droits des immigrants, elle a été membre du conseil d'administration de la Ligue des droits et libertés, et membre du Conseil des relations interculturelles.
Féministe de longue date, elle a participé à de nombreux colloques, tables rondes, congrès internationaux sur la condition de la femme. Arlindo Vieira, président du Conseil des relations interculturelles, dit que Vivian Barbot est très sensible aux droits des minorités et qu'elle compare souvent la situation des minorités à celle des femmes. " Car même si les femmes ne constituent pas une minorité, souvent les dossiers se rejoignent.
Sa nomination à la présidence de la FFQ devrait, selon elle, être interprétée comme un " signe tangible de l'ouverture de son organisme et de la société québécoise à l'égard des communautés culturelles.
Dr. Yvette Bonny
fait partie des premiers contingents haïtiens à venir se perfectionner en médecine au Québec.
C'était le début des années 1960. Yvette Bonny, pédiatre-hématologiste, a obtenu par la suite un fellowship en hématologie à l'hôpital Saint-Antoine (Paris), a fait sa résidence en pathologie à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont et a obtenu un second fellowship (les isotopes en hématologie) à l'hôpital Royal-Victoria. Elle a dirigé l'unité de transplantation médullaire pédiatrique de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont de 1980 à 1995, est professeur agrégée de clinique à la faculté de médecine de l'Université de Montréal depuis 1978 et membre de la New York Academy of Sciences depuis 1993.
La même année, elle recevait le Prix des médecins de coeur et d'action, décerné conjointement par l'AMLFC et le Groupe L'Actualité médicale. En 1996, s'y ajoutait le titre de Femme de mérite, catégorie santé, du YWCA. Elle a ensuite été nommée Citoyenne d'honneur de la Ville de Montréal et a figuré dans le International Who's Who of Professionals, en 1997.
Plus récemment, à l'occasion de son vingtième anniversaire, L'Actualité médicale la nommait Médecin de mérite pour avoir réalisé la première greffe de moelle osseuse sur un enfant au Québec, en avril 1980. La jeune patiente d'alors est aujourd'hui infirmière à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, le port d'attache du Dr Bonny depuis 1969.
Michèle d'Haïti, Aînée de quatre enfants, je suis née à Port-au-Prince, Haïti, le 11 juillet 1956 et suis arrivée au Québec en 1959, avec ma mère, mon frère et l'aînée de mes deux sœurs, la seconde ayant vu le jour à Montréal. Mon père y était déjà installé pour parfaire ses études de médecine. J'ai fait mes études primaires secondaires et collégiales à Joliette, un baccalauréat et une scolarité de maîtrise en anthropologie à l'Université Laval.
Après avoir été responsable du projet Circuit agro-touristique (UPA Lanaudière) j'ai été animatrice culturelle de la Radio Nord-Joli de Saint Gabriel de Brandon, puis professeur d'anthropologie au cégep de Joliette. Depuis 1987, j'enseigne cette discipline au Collège François-Xavier Garneau.
Parallèlement à mes activités d'enseignante, j'ai collaboré à la rédaction d'un manuel pédagogique : Les peuples du monde : cultures et développement international publié aux éditions Beauchemin en 1999 et animé des sessions de formation interculturelle s'adressant à une clientèle variée, le personnel de la Ville de Québec et les policiers de la région de Québec par exemple. J'ai été aussi tour à tour formatrice et responsable de stages interculturels effectués à l'étranger (Haïti, Honduras, Jamaïque, Maroc et, prochainement, Brésil), membre du conseil d'administration de Carrefour Tiers-Monde et d'Orientation Travail.
Sandra Hyppolite
Cadette d'une famille de quatre enfants, je suis née en 1966 à Montréal où mon père, Haïtien d'origine, pratique la médecine depuis 1961. Ma mère, Canadienne française, est directrice adjointe d'une clinique de physiothérapie. J'ai vécu toute mon enfance et mon adolescence dans un paisible quartier du Nouveau Bordeaux, entourée des miens et de camarades avec lesquels j'ai pu développer mes goûts sportifs, partager mes loisirs et mes études.
À quatorze ans, participant comme membre du corps de cadets de Ladauvière à une séance d'information sur le secourisme et la survie en forêt ouverte au public, j'ai réalisé combien je me sentais proche des gens et n'avais qu'un désir, les aider. J'ai donc décidé d'orienter mes études vers la vie policière..
En 1986, je me suis inscrite en technique policière au Cégep Ahuntsic. Mes études et ma formation pratique à l'Institut de police du Québec à Nicolet terminées, il me fallut choisir le corps qui répondrait le plus à mes attentes et perspectives de carrière. En 1989, j'ai fait mon entrée à la Sûreté du Québec comme constable au poste de Huntingdon.
Chaleureusement accueillie comme première femme dans cette unité, je concrétisais un rêve : la densité de la population était peu élevée et permettait un contact direct, plus personnalisé avec les gens. J'ai vécu jusqu'à présent de belles et riches expériences au sein de la Sûreté du Québec. En tant que minorité visible, j'ai été traitée équitablement par mes pairs et, treize ans plus tard, mon rêve de jeune fille, servir et aider mon prochain demeure intact.
Marie-josée Berger
Le Dr. Marie-Josée Berger est native de Haïti et habite le Canada depuis 1969. Sa carrière dans l'enseignement (1971-1990) l'a emmenée à enseigner au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Ontario. Le domaine de la lecture chez les enfants du niveau primaire était sa grande préoccupation. Ainsi, ses recherches ont porté sur l'intervention précoce en lecture, auprès des élèves à risques, en milieu minoritaire. Elle a aussi reçu plusieurs subventions qui lui ont permis de travailler avec ces élèves et leurs enseignants.
En 1991, elle débute sa carrière universitaire en prêt de service du Conseil des écoles publiques de langue française d'Ottawa-Carleton, où elle est conseillère pédagogique en mathématiques et sciences. En 1994, elle este embauchée à l'Université de Toronto comme professeur agrégé d'Éducation à l'Institut d'Études pédagogiques de l'Ontario (OISE).
En 1997, toujours à l'Université de Toronto, elle devient directrice du Centre d'Études Pédagogiques de la vallée d'Ottawa. C'est en juillet 2002 qu'elle entre en fonction comme doyenne à la Faculté d'Éducation de l'Université d'Ottawa.
AFFILIATION / ASSOCIATION (présentes et passées): Société canadienne pour l'étude de l'éducation; Ontario Education Quality & Accountability Office; Comité aviseur du Recteur pour les affaires Francophones, Université d'Ottawa; Table des partenaires (Regroupement provincial des Réseaux et Centres de formation de l'Ontario), Ministère ontarien de l'Education et de la Formation; Comité de programmation des cours en français; Centre de recherche en éducation Franco-ontarienne
OEUVRES: Livre: Construire la réussite, 1995. Articles: Curriculum & Teaching Dialogue; Can J of Program Evaluation; Revue du Nouvel Ontario; Vie pédagogique, etc.
FORMATION: Université Laurentienne; Université d'Ottawa ; Université du Québec à Montréal.
MENTOR: « ma mère, qui a toujours voulu que ces deux filles soient les futures reines du monde. »
DEVISE: Impossible, n'est pas français
.
Suzie Ducheine
Née en Haïti, Suzie Ducheine est arrivée au Québec en 1974 après avoir complété un baccalauréat en Sciences économiques aux États-Unis. Diplômée de la Faculté de droit de l'Université de Montréal, titulaire d'une maîtrise en droit international de l'Université du Québec à Montréal, elle s'est spécialisée en droit de la personne et plus particulièrement en droit de l'enfant. Elle fut reçue au Barreau du Québec en 1989.
Suzie Ducheine a été successivement, attachée politique et adjointe du Conseiller du Vice-premier ministre et ministre de l'Immigration et des affaires internationales du Québec, recherchiste à la Cour d'appel du Québec et, depuis 1999, après avoir œuvré en pratique privée, elle a été nommée Régisseuse à la Régie du logement, tribunal administratif qui connaît en première instance toute demande relative à un bail de logement tant que la réclamation ne dépasse pas le montant de la compétence de la Cour du Québec.
En plus de ses occupations professionnelles, Suzie Ducheine est très active au sein de l'Association des avocats, avocates et notaires noirs du Québec dont elle fut la vice-présidente du conseil d'administration. Son engagement s'étend à d'autres organismes à but non lucratif; elle fut entre autres, conseillère juridique du Reggins United Foundation.
Mireille Métellus
Mireille Métellus est un parfait modèle d'intégration et de polyvalence. Elle participe activement à la vie des communautés noires depuis près de 30 ans. Elle était du Negro Community Center dès le début des années 70. Elle a donné plusieurs représentations avec le Black Theatre Worskhop dans ces mêmes années. Elle a été parmi les pionniers de la Maison d'Haïti, où elle a pris une part particulièrement active à la mise sur pied du programme Ti pye zoranj, destiné aux jeunes Haïtiens. Elle fut l'une des pionnières de l'enseignement des danses africaines et haïtiennes aux jeunes. Elle est par ailleurs membre de l'Union des artistes, membre votant de l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision, et membre du jury de l'Académie québécoise du théâtre. Elle est une figure connue et reconnue au théâtre, au cinéma et à la television.
Elle apporte à sa profession d'orthopédagogue la même créativité, la même passion qu'à ses autres activités. Son souci constant a toujours été d'aider les jeunes, tous les jeunes, à se réaliser pleinement. Elle a été et est encore un modèle pour bon nombre d'entre eux.
Marie-Célie Agnant
Née à Port-au-Prince, Haïti, Marie-Célie Agnant vit au Québec depuis 1970. Elle a enseigné le français et travaillé plusieurs années à titre de traductrice et interprète. Elle se consacre aujourd'hui à l'écriture. Auteure de poèmes, romans et nouvelles, elle publie aussi des ouvrages destinés aux jeunes. Elle est également conteuse et s'intéresse au théâtre. Ses livres sont édités au Québec, en France et en Haïti. Écrivaine présente et attentive au monde qui l'entoure, elle souhaite que son œuvre reflète son engagement. Ses textes trouvent leur ancrage dans la réalité sociale contemporaine ; elle aborde les thèmes tels l'exclusion, la solitude, le racisme, l'exil. La condition des femmes, le rapport au passé et à la mémoire font aussi partie de son champ d'exploration. Elle connaît aujourd'hui une carrière internationale intéressante avec de nombreuses tournées et conférences en Europe, en Amérique du Sud et aux États-Unis, et des traductions de ses textes vers l'espagnol, l'anglais, le néerlandais et le coréen.
Marie-Denise Douyon
Née en Haïti, Marie-Denise Douyon poursuit des études en arts visuels à New York avant de retourner vivre quelques années dans son pays d'origine. Émigrée à Montréal où elle vit et travaille depuis 1991, son parcours artistique est marqué par la migrance et par l'expression d'une identité qui puise désormais à même les racines de sa patrie d'origine et de sa terre d'accueil. En janvier 2004, l'artiste présentera l'exposition « L'Art à palabres » au siège social de l'UNESCO à Paris. L'exposition se poursuivra dans le cadre du festival de Vues d'Afrique, de février à avril au Musée de La Chine.
À travers des dessins, des peintures et des sculptures sur calebasses gravées et peintes, surmontées de métal découpé, les œuvres récentes d'expression figurative de Marie-Denise Douyon s'inspirent directement de proverbes, d'adages, d'images, de contes ou de chants reliés aux traditions orales d'Afrique et d'Amérique. Ces œuvres tracent un parallèle fascinant entre le langage pictural et la parole, de même qu'entre l'art contemporain et certaines techniques artisanales comme celle des forgerons du vaudou. Paroles de savoirs millénaires, paroles sacrées, divinatoires ou humoristiques, œuvres des sens, œuvres métissées et de significations multiples, « L'Art à palabres » met en lumière le savoir et la sagesse universelle d'hommes, de femmes et d'enfants issus de sociétés traditionnelles dont l'écho trouve une vérité renouvelée au cœur de notre société contemporaine.
Martine Chartrand
D'origine haitienne, née à Montréal en 1962, Martine Chartrand étudie d'abord les sciences sociales avant d'entreprendre des études en graphisme puis un baccalauréat en arts visuels. Elle occupera plusieurs emplois en tant que peintre-illustratrice, enseignante, créatrice d'affiches pour des festivals et elle participe également à plusieurs expositions. Depuis 1986, elle travaille en animation en tant que coloriste et conceptrice de décors.
En 1992, elle a remporté plusieurs prix pour son oeuvre T.V. Tango. En 1994 elle a été boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, bourse qui lui permettra dailleurs d'aller faire un stage en Russie auprès du maître de l'animation en peinture sur verre, Alexander Petrov. Elle réalisera par la suite à l'ONF son deuxième film d'animation intitulé L'Âme Noire, également en peinture sur verre. Ce court-métrage a remporté 22 prix, dont le prestigieux Ours d'or de Berlin en 2001 et le Jutra du meilleur film d'animation en 2002.
Martine Chartrand travaille actuellement à la réalisation de son prochain court-métrage inspiré d'une célèbre chanson de Félix Leclerc.
Dominique Anglade
Ancienne Présidente de la Jeune Chambre de Commerce de Montréal, la plus grande en ce genre en Amérique du Nord, Dominique Anglade est un exemple pour de nombreux jeunes.
Diplômée en Génie Industriel (École Polytechnique de Montréal), ingénieure et titulaire d'une Maîtrise en Administration des Affaires (MBA-HEC), Dominique Anglade s'est distinguée au cours des dernières années dans de nombreux projets et dans diverses organisations, publiques, communautaires, ainsi que dans celles du secteur privé. Ses nombreux engagements bénévoles lui ont permis de recevoir plus de 25 honneurs et récompenses.
Sur la base de sa réussite professionnelle (actuellement consultante à la prestigieuse firme McKinsey et Compagnie), de ses succès académiques et communautaires (elle siège entre autres sur le conseil d'administration de Centraide, de la Fondation du Maire de Montréal, du Service d'Aide aux Jeunes Entrepreneurs de Montréal), Dominique Anglade montre ainsi la voie à suivre à toute une génération de jeunes. Elle symbolise bien cette intégration réussie de la génération de ceux qui ont trente ans aujourd'hui.
Maryse Alcindor
Originaire d'Haïti, Maryse Alcindor immigra au Québec en 1965. Hier, professeure et avocate, elle est depuis février 2005 Sous-Ministre à l'Immigration et aux Communautés culturelles et devient par le fait même, la première femme noire à accéder à la plus haute fonction hiérarchique de la fonction publique.
Détentrice d'un baccalauréat en pédagogie de l'Université de Montréal, d'une maîtrise ès Arts de l'Université du Québec à Montréal, elle a commencé par enseigner l'histoire et le français dans différentes écoles secondaires de la région de Montréal. Ayant décidé de réorienter sa carrière, elle entame des études en droit à l'Université de Montréal et obtient sa licence en 1980. Depuis, elle n'a cessé de se perfectionner en diverses matières : Droit, Libertés publiques, Économie, Administration publique.
En 1985, elle quitta l'enseignement pour travailler à la Commission des droits de la personne du Québec. Là, elle participa à de nombreuses grandes enquêtes portant sur les violations des droits des personnes âgées, des bénéficiaires des centres hospitaliers, des personnes de couleur. Directrice de l'éducation et de la coopération, elle coordonne une équipe multidisciplinaire chargée d'élaborer des programmes de formation destinés à susciter l'adhésion active aux principes de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.
Maryse Alcindor s'engage aussi bénévolement dans la communauté. En 1980, encore enseignante, elle mit sur pied le projet Haïti Québec, une activité de rapprochement où les jeunes étaient invités hebdomadairement à partager leurs problèmes, et leurs aspirations. Conjointement avec la Commission des droits de l'homme de Strasbourg, elle organise des sessions internationales d'éducation aux droits et collabore avec différentes associations des femmes juristes dans une vingtaine de pays d'Afrique.
Madeleine Féquière
Madeleine Féquière possède 17 années d'expérience nationale et internationale dans le domaine de la gestion des risques du crédit, particulièrement dans les secteurs des pâtes et papiers, télécommunications, informatique, pharmaceutique, automatisation et dans l'industrie agro-alimentaire.
Elle a occupé des postes de gestionnaire de risques entre autres chez Microsoft/SI, BCE/Teleglobe, Foxboro /Siebe, ADM/Ogilvie. Elle est présentement directeure de service, trésorerie, gestion de risques de crédit, au sein de Abitibi-Consolidated, inc. Membre actif de premier rang au sein de la Finance Credit International Business, de la National Association of Credit Managers et de l'Institut canadien du crédit, elle publie des articles mensuellement dans la National Credit News, un journal spécialisé de crédit et dans le E-Credit News, un bulletin en ligne pour les membres de la American Credit Association (ACA).
Montréalaise, Madeleine Féquière est l'actuelle présidente de Résidence Projet Chance, un organisme communautaire répondant aux besoins des mères célibataires qui poursuivent des études à temps plein. Elle est également fondatrice et présidente de l'Alliance des femmes d'affaires et professionnelles haïtiennes de Montréal, le seul réseau ayant pour mission de contribuer à l'avancement de la femme québécoise d'origine haïtienne sur le plan professionnel, politique et social. Présidente de la Corporation de développement d'affaires Mathieu Da Costa de 1994 à 1997, Madeleine Féquière est récipiendaire de plusieurs prix honorifiques pour son implication dans les causes sociales et communautaires et sa contribution exceptionnelle à l'avancement de sa profession.
Michaëlle Jean
Ex Gouverneure générale du Canada, qui avait statut de chef d'Etat. Troisième femme et première Noire à accéder à ce poste, elle est née à Haïti il y a 55 ans et affiche une belle carrière de journaliste et de présentatrice de télévision. Parcours sans faute.
Michaëlle Jean est née à Port-au-Prince en 1957 et arrive au Québec en 1968, car sa famille fuit le régime dictatorial de Duvalier. Après son baccalauréat passé à Montréal, elle passe une maîtrise en littérature comparée (italienne et hispanique) à l'Université de Montréal et enseigne à la faculté d'études italiennes de cette même université de 1984 à 1986. En parallèle, elle travaille, de 1979 à 1987 auprès des maisons d'hébergement et de transition pour femmes victimes de violences conjugales au Québec. Elle est aussi impliquée dans des organismes d'aide aux femmes et aux familles immigrantes, puis à Emploi et Immigration Canada et au Conseil des Communautés culturelles du Québec.
Elle a derrière elle 18 ans d'une brillante carrière de journaliste, émaillée de divers prix et récompenses. Elle entre à Radio-Canada en 1988, puis à CBC-Newsworld en 1999. A partir de 2001, elle anime les éditions de fin de semaine du grand rendez-vous d'information, le Téléjournal, puis le Téléjournal Le Midi en 2003. En 2004, elle lance sa propre émission, Michaëlle, diffusée sur les deux chaînes de la télévision publique de langue française. Elle y propose une série de grands entretiens. Femme énergique et belle, elle parle couramment français, anglais, espagnol, italien et créole.
Maguy Metellus
Maguy Metellus vit au Québec depuis près de 40 ans. Elle y a forgé, avec le soutien inconditionnel de sa famille, son caractère, son sens de l'engagement et de la solidarité. Femme aux multiples combats, Maguy s'investit totalement dans les causes auxquelles elle croît.
Parmi ses réalisations les plus significatives aux yeux de plusieurs, soulignons son engagement, avec le MRAP-Québec (autrefois LICRA-Québec), dont elle est la présidente, auprès d'ONYX, groupe de détenus du Centre Fédéral de formation. Maguy assure aussi la direction artistique et l'animation des soirées Dimanches Afrocentrik, activité qui donne une plate forme aux artistes et aux jeunes de la communauté
En plus de ses nombreux engagements, Maguy gère aussi -bénévolement- depuis plus de deux ans, une chronique hebdomadaire d'information, qui rejoint plus d'un millier de personnes. Cette chronique qui permet aux membres de la cité, des communautés noires et autres de se tenir au courant des activités et manifestations de tous genres. Ce sens de l'autre et du dévouement caractérisent bien ce qui distingue Maguy : être au service des autres et de la communauté.
Jocelyne Frédérique-Gauthier - 1ère noire élue à Ville de Laval au Québec. Madame Frédérique est née à Jérémie, Haïti M◘re de deux garçons , détentrice d'un baccalauréat Es-Art de l'Université de Québec et dotée d'une formation en sciences politiques et en adminstration publique de l'ENAP (Ecole Nationale d'Administration Publique), elle a mené une bataille de tous les instants au sein de LA FORMATION, LE MOUVEMENT LAVALLOIS contre le maire Vaillancourt qui avait pris, selon certains médias, la ville en otage.
Mme Fabienne
Colas,
d'origine haïtienne, est arrivée au Québec en 2003. Actrice, réalisatrice et
productrice, elle dirige la Fondation Fabienne Colas, un organisme qui fait la
promotion du cinéma, des arts et de la culture, ainsi que sa propre maison de
production, Zaza Production. En 2005, MmeColas a organisé le Festival
international du Film Black de Montréal, le premier événement culturel voué à
la promotion de la culture et des talents des communautés noires. FabienneColas
a aussi joué dans plusieurs productions.
Cette galerie n'est
pas exhaustive; nous y mettrons une mise à jour au fur et à
mesure This gallery is not exhaustive; the update will be made gradually as more photos are available .