Discours d'Etzer Vilaire à la mémoire des héros de l'Indépendance, de Charlemagne Péralte... 

Showing posts with label Michael Cohen. Show all posts
Showing posts with label Michael Cohen. Show all posts

Wednesday, February 27, 2019

Michael Cohen, l'ex-avocat de Trump, dit sa "vérité" au Congrès

 Michael Cohen,  après son témoignage à  huis clos
  devant le Sénat américain le 26 février 2019.          
L'ex-avocat de Donald Trump, Michael Cohen, a assuré mardi avoir dit "la vérité" lors de son audition devant une commission du Sénat, première étape d'un marathon au Congrès où il doit être interrogé sur les liens du président américain avec la Russie et la gestion de son empire immobilier.

"J'ai vraiment apprécié cette occasion de remettre les pendules à l'heure et de dire la vérité", a-t-il déclaré après avoir été entendu pendant huit heures, à huis clos, par la puissante commission sénatoriale du Renseignement.

M. Cohen s'est longuement expliqué sur sa précédente audition devant cette commission en 2017, selon CNN. Car il avait admis avoir menti aux sénateurs, notamment sur ses contacts avec des responsables russes au sujet d'un projet immobilier de M. Trump à Moscou en 2016.

L'ancien gardien des secrets de la famille Trump n'a apparemment rien à perdre. Il a été condamné en décembre à trois ans de prison pour fraude fiscale, parjure et infraction au code électoral. Il sera incarcéré le 6 mai.

L'avocat de 52 ans, qui proclamait il y a encore deux ans être prêt à "prendre une balle" pour son patron, est devenu un témoin à charge contre le président après avoir accepté de coopérer avec la justice.

Son conseil, Lanny Davis, avait indiqué la semaine dernière sur ABC qu'il allait détailler "ses expériences personnelles et de première main" concernant Donald Trump, dont certaines "font froid dans le dos".

Ses déclarations pourraient perturber le sommet entre M. Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, prévu mercredi et jeudi au Vietnam, sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a par avance jeté le discrédit sur Michael Cohen, le qualifiant de "criminel qui s'est déshonoré".

"Il est risible de penser qu'on puisse croire un menteur condamné comme M. Cohen, et c'est pathétique de lui donner une nouvelle occasion de répandre ses mensonges", a-t-elle dit mardi depuis Hanoï.
- "Raconter ma version" -

Le deuxième acte, mercredi, est encore plus attendu. L'audition devant la commission de Contrôle de la Chambre des représentants, récemment repassée sous contrôle démocrate, sera publique et retransmise à la télévision.

Ce témoignage sera l'occasion "de raconter ma version aux Américains et je les laisserai décider qui dit la vérité", a dit Michael Cohen mardi soir.

Les élues de l'aile gauche du parti démocrate, comme Alexandria Ocasio-Cortez ou Rashida Tlaib, devraient poser les questions qui dérangent sur les finances de la Trump Organization, pour laquelle il a travaillé pendant dix ans, les déclarations d'impôts de Donald Trump, les comptes douteux de sa fondation ou un projet moscovite en pleine campagne présidentielle.

Sans oublier les 280.000 dollars qu'il a versés à deux femmes, Stormy Daniels et Karen McDougal, pour acheter leur silence sur leurs liaisons supposées avec le milliardaire.

Signe de la nervosité chez les partisans du président, le parlementaire républicain de Floride Matt Gaetz a adressé à Cohen un étrange message sur Twitter.

"Votre femme et votre beau-père sont-ils au courant pour vos maîtresses? Ce soir serait peut-être le bon moment pour cette conversation", a-t-il écrit, avant de se défendre de vouloir intimider le témoin.

Michael Cohen doit aussi témoigner jeudi devant la commission du Renseignement de la Chambre, de nouveau à huis clos, pour parler du sujet le plus sensible: les contacts entre l'équipe Trump et des Russes durant la campagne de 2016, et une éventuelle collusion pour battre Hillary Clinton que le président républicain et Moscou démentent fermement.

Il ne devrait en revanche pas s'exprimer sur l'enquête du procureur spécial Robert Mueller à laquelle il a collaboré, qui porte sur ces soupçons de collusion et d'entrave à la justice du président américain, et semble toucher à sa fin.

Ces auditions avaient été reportées plusieurs fois, Michael Cohen ayant affirmé avoir reçu des "menaces" contre sa famille après avoir regretté publiquement d'avoir couvert les "sales coups" et les "crimes" de son ex-patron.

Il a ainsi affirmé avoir payé les deux maîtresses présumées "à la demande" du président américain.

Il a aussi admis en janvier avoir payé pour truquer des sondages en ligne à l'avantage du milliardaire au début de la campagne présidentielle.


Source : afp


Thursday, December 13, 2018

Michael Cohen, l'ancien avocat personnel de Trump condamné à 3 ans de prison.

Michael Cohen

Michael Cohen, l'ancien avocat personnel de Donald Trump, a finalement écopé de trois années de prison ferme. Il a été condamné mercredi par un tribunal de Manhattan pour une série de délits commis lors de la campagne présidentielle américaine de 2016.

Le juge William Pauley l'a notamment reconnu coupable d'avoir acheté, pour le compte de Donald Trump, le silence de deux femmes qui affirmaient avoir eu une relation extraconjugale avec l'homme d'affaires. En août dernier, déjà, l'ancien homme de confiance du président avait plaidé coupable de ces chefs d'accusation, affirmant avoir agi à la demande de Donald Trump. Et ces versements d'argent, 130 000 dollars à l'actrice de films pornographiques Stormy Daniels et 150.000 dollars à Karen Mcdougal, un modèle qui posait pour le magazine Playboy, constituent des infractions aux règles de financement des campagnes électorales, selon le ministère public. 

«C'est ma faiblesse et ma loyauté aveugle à cet homme qui m'ont conduit à choisir le chemin de l'obscurité au détriment de la lumière», a déclaré Michael Cohen lors de l'audience, aujourd'hui. «Je pensais qu'il était de mon devoir de couvrir ses mauvais agissements», a-t-il ajouté, se référant à Donald Trump. Sa condamnation a été assortie d'une amende de 500.000 dollars et de la restitution de près de 1,4 million de dollars détournés des finances de la campagne de 2016 pour acheter le silence des deux femmes.

Un patron de presse avoue avoir versé de l'argent à Karen McDougal

Michael Cohen à sa sortie du tribunal de Manhattan
après son verdict ce mercredi 13 décembre.          
Mais la version de l'ancien soutien de Donald trump a été corroborée par l'éditeur du magazine National Enquirer David Pecker, qui a passé un accord avec la justice américaine fin septembre mais révélé ce mercredi. Ce dernier prévoyait sa coopération avec les enquêteurs et la reconnaissance du versement, lors de la campagne de 2016, de 150.000 dollars à l'ancienne mannequin Karen McDougal. L'éditeur American Media International (AMI) a ainsi reconnu que cette somme, officiellement pour s'assurer de l'exclusivité du récit de son aventure supposée avec Donald Trump, visait, en réalité «à dissimuler le témoignage du mannequin pour empêcher qu'il n'influence l'élection» présidentielle. Et David Pecker reconnaît avoir effectué ce paiement «de concert avec la campagne d'un candidat à l'élection présidentielle», a indiqué le bureau du procureur fédéral de Manhattan, Geoffrey Berman, dans un communiqué.

L'avocat personnel de Donald Trump et ancien maire de New York, Rudy Giuliani, affirme quant à lui, que ces versements ne constituent pas une violation des règles sur le financement des campagnes électorales. Il soutient que ces versements d'argent visaient à protéger la réputation de Donald Trump et qu'ils auraient été faits même si celui-ci n'avait pas été candidat à l'investiture républicaine.

Les avocats de Michael Cohen ont demandé dans leurs conclusions que leur client soit exonéré de toute peine d'emprisonnement. S'ils ont expliqué que les infractions qu'il avait commises s'expliquaient par «une farouche loyauté» à l'égard de Donald Trump, l'un d'eux a également insisté sur le courage de son client qui a accepté de coopérer avec le procureur Mueller. Michael Cohen a en effet accepté de coopérer avec le procureur spécial qui mène les investigations dans l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016. «Bien que M. Cohen ait promis d'aider les investigations à venir, c'est une chose que le tribunal ne peut pas prendre en considération pour l'instant», a répondu le magistrat.

L'ex-conseil du président a également plaidé coupable de mensonge lors de son audition devant le Congrès dans le cadre de cette enquête, en novembre. Il avait notamment menti sur le projet de construction d'une tour Trump à Moscou, entreprise que le magnat de l'immobilier poursuivait depuis plusieurs années. Or les contacts avec des représentants russes concernant ce projet n'avaient pas cessé en janvier 2016 comme l'affirmait Donald Trump, mais s'étaient poursuivis jusqu'à l'été 2016 alors que le magnat avait remporté les primaires républicaines.

Sources combinées