<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2953034278291558661</id><updated>2012-02-26T13:48:49.134-08:00</updated><title type='text'>HAITI CONNEXION CULTURE</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2953034278291558661/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Herve Gilbert/Haiti Connexion Culture</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07440537119039843281</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-j4VgLkP40PE/TW1K8hG8rTI/AAAAAAAAAN8/27h-ZKpoimQ/s220/herve%2Bgilbert%2Bon%2Bfacebook.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>6</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2953034278291558661.post-8728419597233441330</id><published>2011-11-26T13:45:00.000-08:00</published><updated>2011-11-26T18:42:41.888-08:00</updated><title type='text'>Les Haïtiens et Le Salon du livre de Montréal</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Haïtiens et Le Salon du livre de Montréal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Max Dorismond  mx20005@ahoo.ca&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est un cliché persistant et sclérosé que tout indigène a tendance à répéter ou ruminer en son for intérieur en face du nouvel immigrant fraîchement débarqué: « Ah! Maudit immigrant. Voleur de jobs ». C’est une sorte de leitmotiv qui revient automatiquement dans l’inconscient de l’homme inquiet et persécuté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-m8IkGQqV04k/TtFgLd88Y-I/AAAAAAAAASE/nlzAepu6qjw/s1600/En%2Bligne_%2BDany%2Bsourit.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 208px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-m8IkGQqV04k/TtFgLd88Y-I/AAAAAAAAASE/nlzAepu6qjw/s400/En%2Bligne_%2BDany%2Bsourit.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679426355225977826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, prenant le contre-pied de cette tare dominante, le grand écrivain et réalisateur, Claude Ribbe, s’est employé à  dénoncer le racisme,  l’occultation des Afros-descendants et le passé colonial français. Il a suscité une certaine réflexion chez  toute la classe politique française  lors de son discours au Sénat en présence du Président Jacques Chirac, le 30 novembre 2002, à l’occasion du transfert des cendres d’Alexandre Dumas au Panthéon. En soulignant à l’encre rouge la contribution de cet illustre descendant d’esclave au rayonnement de la France, Ribbe eût à signaler en fin d’allocution que, lorsqu’un immigrant vient frapper à sa porte, la nation ferait mieux de s’interroger, à savoir, si ce n’est pas un nouvel Alexandre Dumas qui se trouve en proie aux affres de l’humiliation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-1cpjDiALfCs/TtFkVpv288I/AAAAAAAAASo/o_1WBEVw7vg/s1600/Les%2Boeuvres%2Bde%2BDany%2B-%2BLe%2Bdernier%2Bavec%2Bla%2Bmangue.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 206px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-1cpjDiALfCs/TtFkVpv288I/AAAAAAAAASo/o_1WBEVw7vg/s320/Les%2Boeuvres%2Bde%2BDany%2B-%2BLe%2Bdernier%2Bavec%2Bla%2Bmangue.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679430928237523906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-t-XjT1lX-Cg/TtFo42oszII/AAAAAAAAATA/Cpl5dvsUnQY/s1600/Tu%2Bauras%2Bton%2BDany.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 184px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-t-XjT1lX-Cg/TtFo42oszII/AAAAAAAAATA/Cpl5dvsUnQY/s320/Tu%2Bauras%2Bton%2BDany.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679435931039091842" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref! Tout ce qui m’a porté à faire ce détour par rapport à l’objet en titre demeure l’ascendance que l’écrivain Dany Laferrière, ce natif d’Haïti qui se passe de présentation, exerce sur la société québécoise. Dimanche 20 Novembre 2011, j’ai été faire un tour au Salon du livre de Montréal. Ce fut la cohue. Des livres et des livres, des kiosques, du monde à perte de vue. L’une contre l’autre, les épaules se frottaient et on se confondait en excuses et en sourires. A un détour, un poster géant, un noir aux dents éclatantes, au rictus figé,  aux cheveux en broussaille… Dany Laferrière exposé par les Éditions Boréal.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-6JaB8mXtEHk/TtFtZPreZnI/AAAAAAAAATk/5PONl4abQPs/s1600/Des%2Blivres%2B%25C3%25A0%2Bperte%2Bde%2Bvue"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-6JaB8mXtEHk/TtFtZPreZnI/AAAAAAAAATk/5PONl4abQPs/s400/Des%2Blivres%2B%25C3%25A0%2Bperte%2Bde%2Bvue" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679440885563942514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un attroupement, une ligne interminable, des lecteurs piaffaient d’impatience. Le Salon était fébrile. On s’approchait de l’heure de la fermeture. Le stock du dernier recueil de Dany, «L’Art presque perdu de ne rien faire», s’amenuisait. Déjà, l’inquiétude maquillait certains fronts et les regards inquisiteurs étaient manifestes. Dany à lui seul était un salon dans le Salon.  Le gagnant du prix Médicis 2009 présentait ce nouvel ouvrage que la critique a décrit comme «un mélange d’éclats biographiques et de réflexions imbriqués les uns dans les autres».&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-NukOiUshW-E/TtFjR_GlO4I/AAAAAAAAASc/Croo6b27jmU/s1600/MMOIRE%257E1.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-NukOiUshW-E/TtFjR_GlO4I/AAAAAAAAASc/Croo6b27jmU/s400/MMOIRE%257E1.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679429765738871682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L’objectif de ma caméra cherchait à capter son visage pour la postérité. Mais hélas! Trop de fidèles autour de l’autel. Tête baissée, il comblait ses fans en signant d’une main alerte. J’étais obligé de faire un accroc à la bienséance en interpellant l’auteur par son prénom aux fins de capter ce faciès de renommée internationale qui a tant fait rêver les canadiens, les québécois qui ne peuvent se passer de ce nom dans leur bibliothèque personnelle. Vive le marketing : Tu n’as pas un Dany, tu n’as pas de bibliothèque. Pas de Dany, pas de salon non plus. Tu ne connais pas Da, la grand’mère de Dany, dans « Les charmes des après-midi sans fin ». Non ! C’est une carence culturelle qu’il faut combler au plus vite. A juger par l’engouement des gens en ligne pour une dédicace griffée D. L, on ne saurait se passer de cet inavouable caprice. Et dire que « les immigrants sont des voleurs de jobs! ». C’est son 21ème recueil. En rapport à mon introduction, ci-haut, combien d’indigènes ont profité de cette plume prolifique venue d’Haïti. C’est un secret d’éditeurs. Les friands des petites gâteries de Dany sont légion. Les statistiques sont muettes à ce sujet. &lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-TIhs44kx0oM/TtFmIaWunhI/AAAAAAAAAS0/Gdr00FWTEYI/s1600/CT%252520O%257E1.JPG"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 142px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-TIhs44kx0oM/TtFmIaWunhI/AAAAAAAAAS0/Gdr00FWTEYI/s320/CT%252520O%257E1.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679432899790544402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bien, laissons le salon de Dany, revenons au Salon des autres. J’ai photographié le kiosque de la communauté haïtienne avec l’éditeur Rodney Saint-Éloi. Auteur, écrivain et poète, il y avait dressé le kiosque de sa maison d’édition «Mémoire d’encrier». Un titre poétique à habiller notre pensée. A mon passage, Rodney était entouré de plusieurs écrivains venus d’Haïti tels Michel Soukar, Gary Victor…etc. Dany Laferrière devait venir y faire son tour de signatures entre 17 et 18:00 h. (Voir les photos y relatives). Des recueils historiques, en veux-tu, en voilà, tels, Jean-Price Mars, Anténor Firmin…etc. Rodney en a réuni toute une ribambelle pour les nostalgiques. &lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-iqn4E62fZ6o/TtFhD51m1rI/AAAAAAAAASQ/nwRb_de2eDk/s1600/Georges%2BLaraque%2BHockeyeur%2Bet%2Bauteur.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 277px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-iqn4E62fZ6o/TtFhD51m1rI/AAAAAAAAASQ/nwRb_de2eDk/s320/Georges%2BLaraque%2BHockeyeur%2Bet%2Bauteur.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679427324784072370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A un autre kiosque, j’ai croisé et photographié aussi un autre grand Noir répondant au nom de Georges Laraque. Joueur de Hockey  de son état et nouvel auteur, Georges était venu faire la promotion de son livre, «La force d’y croire ». Cliquer ci-dessous pour voir le lancement.  http://www.cyberpresse.ca/videos/arts/201110/26/46-1-georges-laraque-lance-un-livre.php/cbd388fe671541e98317f97a793cb2e6 D’origine haïtienne, et  grande vedette internationale, Laraque est un millionnaire du Hockey sur glace, le sport de prédilection des Canadiens. Il jouait dans la Ligue Nationale et a pris sa retraite en 2010. En janvier, après le séisme, Laraque avait dédié un superbe but et son dernier match aux Haïtiens victimes du tremblement de terre. Je crois qu’il a investi 1 million de dollars dans une ONG en Haïti.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-I5hZ-ucJI4A/TtFr2uKijJI/AAAAAAAAATY/2S0TvNz-WuU/s1600/Kiosque%2BBor%25C3%25A9al.%2BTous%2Bveulent%2Bleur%2BDany"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 158px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-I5hZ-ucJI4A/TtFr2uKijJI/AAAAAAAAATY/2S0TvNz-WuU/s400/Kiosque%2BBor%25C3%25A9al.%2BTous%2Bveulent%2Bleur%2BDany" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679439192940252306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ce même dimanche, dans une émission de fin de soirée à La Télé, «Tout le Monde en Parle», Dany était assis à côté du tout nouveau chef d’un parti politique, François Legault, discutant de l’immigration. L’un des animateurs, Dany Turcotte, «Le fou du roi», eut à plaisanter avec le politicien : «Ah! Ne soyez pas trop dur avec les lois de l’immigration au risque de perdre un autre Dany Laferrière». Et Legault de répondre : «Ce sont des immigrants comme lui qu’on veut». Haïti! cé sot qui bay, imbécil qui pa ramacé!.... &lt;br /&gt;A dire vrai, ce soir là, Dany avait épaté la galerie. Les spectateurs avaient perdu leur latin face à cette encyclopédie vivante; ils étaient tous  étonnés par  la grande connaissance littéraire et générale du personnage. C’était du grand DANY LAFERRIÈRE. L’auteur des  21 ouvrages est un élément hors catégorie, un cas à part, un être fascinant, étudié dans les grandes Universités du monde. Ses  livres sont traduits en  plusieurs langues. Doté d’une mémoire phénoménale, d’une simplicité désarmante, il a sa façon à lui d’expliquer la subtilité du rien, de l’invisible qui échappe au commun des mortels. A chaque fois qu’il ouvre la bouche, il surprend par des réponses étonnantes et intelligentes qui dépassent l’entendement. Voir ci-dessous, une partie de l’entrevue qui lui avait rapporté  «l’Étoile du Match» lors de cette émission suite à un sondage. J’avais déployé tous mes efforts pour annexer  la vidéo à ce texte. Ce fut impossible. Je n’ai pas pu la retracer. A la fin, «le fou du Roi», tout ébloui, remis sa traditionnelle carte à Dany avec la mention suivante : « Dany, même si c’est pour une seule phrase, il me ferait grand plaisir de vous servir de « Nègre2 ». Signé : D. Turcotte.&lt;br /&gt;En passant, savez-vous que Dany Laferrière n’a jamais fréquenté une Université, ni en Haïti, ni outre-mer. Cette note est pour les malades qui se font délivrer des Doctorats Honoris Causa à tour de bras. Souvenons-nous du scandale des Pasteurs doctorants dans le milieu évangélique Haïtien à Montréal et aux USA. Voir le blog « Le Monde Évangélique » pour vous en convaincre. «Voulez-vous un Doctorat Honoris causa» Par Raymond Lacombe http://www.lemondeevangelique.com/editorial.202.htm&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-hefJ5jtGJBI/TtFvhSCmKDI/AAAAAAAAATw/9n0KUcjKlGM/s1600/391932_2194943515892_1316332163_31998386_1332500077_n.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 80px; height: 103px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-hefJ5jtGJBI/TtFvhSCmKDI/AAAAAAAAATw/9n0KUcjKlGM/s200/391932_2194943515892_1316332163_31998386_1332500077_n.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679443222659999794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Max Dorismond &lt;br /&gt;mx20005@ahoo.ca&lt;br /&gt;Laval, ce 22 juin 2011. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Dimanche 20 novembre 2011  &lt;br /&gt;L’étoile du match à Dany Laferrière&lt;br /&gt;Ce que dit le journal Le Soleil de Québec de Dany Laferrière après l’émission.                                                                                           &lt;br /&gt;Poème sur deux pattes, Dany Laferrière mérite son étoile du match. Quel verbe, quelle musique, quelle inspiration. L’auteur du recueil L’art presque perdu de ne rien faire déplore qu’on ne lise plus à haute voix, ce qu’il fait, même dans le métro, devant le regard ahuri des autres passagers.&lt;br /&gt;Dany Laferrière est persuadé que l’hiver enferme les Québécois dans une sorte de vase clos. «Ça nous plonge dans des angoisses identitaires, des énervements. Le Québec a besoin de sortir du Québec», croit-il.&lt;br /&gt;Celui dont le nom apparaît désormais dans le Larousse est favorable à ce qu’on augmente le salaire des élus, et pas rien qu’un peu. «J’ai toujours peur des pauvres au pouvoir. Ils seraient capables de nous rendre tous pauvres.» dit-il.&lt;br /&gt;Un livre qu’il a détesté? Le monde selon Garp de John Irving, «mal écrit, mauvais, à jeter!» Et le plus beau poème de tous les temps? Le Cantique des cantiques, dans la Bible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entrevue avec Danny à l’émission «Tout le monde en parle» dimanche 20 nov. C’est la minute du Quiz :  «On lit quoi avec Dany» : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel livre as-tu relu le plus souvent?&lt;br /&gt;Les livres de Jorge Luis Borges&lt;br /&gt;Quel est le livre qui t’a le plus marqué?&lt;br /&gt;Les liaisons dangereuses, de Pierre Choderlos de Laclos&lt;br /&gt;Pedro Paramo, de Juan Rulfo&lt;br /&gt;On lit quoi… en train?&lt;br /&gt;Guerre et paix, de Léon Tolstoï&lt;br /&gt;On lit quoi… dans un café?&lt;br /&gt;L’étranger, d’Albert Camus&lt;br /&gt;On lit quoi… à voix haute à une femme?&lt;br /&gt;Le cantique des cantiques, dans la Bible&lt;br /&gt;Quand on veut comprendre les femmes?&lt;br /&gt;Le deuxième sexe, de Simone de Beauvoir&lt;br /&gt;Mémoires d’une jeune fille rangée, de Simone de Beauvoir&lt;br /&gt;Quand on veut comprendre les hommes?&lt;br /&gt;Le métier de vivre, de Cesare Pavese&lt;br /&gt;Éloge de la folie, d’Érasme&lt;br /&gt;Si on ne veut pas se casser la tête?&lt;br /&gt;Zadig, de Voltaire&lt;br /&gt;Paroles, de Jacques Prévert&lt;br /&gt;Le vieil homme et la mer, d’Ernest Hemingway&lt;br /&gt;Le petit prince, d’Antoine de Saint-Exupéry.&lt;br /&gt;Pour comprendre ce que c’est que d’être Noir?&lt;br /&gt;Discours sur le colonialisme, d’Aimé Césaire&lt;br /&gt;La prochaine fois, le feu, de James Baldwin&lt;br /&gt;Pour comprendre ce que c’est que d’être Québécois?&lt;br /&gt;La nuitte de Malcomm Hudd, de Victor-Lévy Beaulieu&lt;br /&gt;L’amélanchier, de Jacques Ferron&lt;br /&gt;Le ciel de Québec, de Jacques Ferron&lt;br /&gt;La grosse femme d’à côté est enceinte, de Michel Tremblay&lt;br /&gt;Le sourd dans la ville, de Marie Claire Blais&lt;br /&gt;L’hiver de force, de Réjean Ducharme&lt;br /&gt;Prochain épisode, d’Hubert Aquin.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-xpoglb2v6iE/TtF43asqMKI/AAAAAAAAAT8/4MHcE1K7wEk/s1600/Dany%2BLaferriere.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 204px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-xpoglb2v6iE/TtF43asqMKI/AAAAAAAAAT8/4MHcE1K7wEk/s320/Dany%2BLaferriere.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679453498545680546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-2GczFZXR7Hk/TtF7OXb8VCI/AAAAAAAAAUI/A85AeJPJylM/s1600/Dany%2BTURCOT%2BET%2BGuy%2BA.%2BLepage.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 204px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-2GczFZXR7Hk/TtF7OXb8VCI/AAAAAAAAAUI/A85AeJPJylM/s320/Dany%2BTURCOT%2BET%2BGuy%2BA.%2BLepage.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679456091830506530" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans marmonner, sans Ha, sans Heu,  il décline sa liste sans cafouillage. Il  a ébloui les spectateurs présents, de même que les téléspectateurs à la maison par des citations, tirées de chaque livre mentionné,  accompagnées de commentaires sur leur auteur …etc. Il a reçu une ovation de bout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2953034278291558661-8728419597233441330?l=haiticonnexion-culture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/feeds/8728419597233441330/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/2011/11/les-haitiens-et-le-salon-du-livre-de.html#comment-form' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2953034278291558661/posts/default/8728419597233441330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2953034278291558661/posts/default/8728419597233441330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/2011/11/les-haitiens-et-le-salon-du-livre-de.html' title='Les Haïtiens et Le Salon du livre de Montréal'/><author><name>Herve Gilbert/Haiti Connexion Culture</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07440537119039843281</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-j4VgLkP40PE/TW1K8hG8rTI/AAAAAAAAAN8/27h-ZKpoimQ/s220/herve%2Bgilbert%2Bon%2Bfacebook.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-m8IkGQqV04k/TtFgLd88Y-I/AAAAAAAAASE/nlzAepu6qjw/s72-c/En%2Bligne_%2BDany%2Bsourit.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2953034278291558661.post-6681457056526987860</id><published>2011-05-17T06:43:00.000-07:00</published><updated>2011-05-17T07:07:20.580-07:00</updated><title type='text'>L’homélie de Mgr. Louis KÉBREAU à l’occasion de l’investiture du président Martelly</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-A3ScRQSIk3A/TdKA0zfsJyI/AAAAAAAAAP4/i9BOmgixg_Q/s1600/Mgr.%2BLouis%2BK%25C3%2589BREAU.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 263px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-A3ScRQSIk3A/TdKA0zfsJyI/AAAAAAAAAP4/i9BOmgixg_Q/s320/Mgr.%2BLouis%2BK%25C3%2589BREAU.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5607686130694367010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’homélie de Mgr. Louis KÉBREAU à l’occasion de l’investiture du président Martelly&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- Excellence, M. le Président de la République d'Haïti et Mme la Première Dame, &lt;br /&gt;- Honorables chefs d'Etat et de Gouvernement, &lt;br /&gt;- Excellence, Mgr le Nonce Apostolique de la République dominicaine,Délégué extraordinaire du Saint-Père           &lt;br /&gt;- Distingués représentants des Délégations et des Organisations internationales. &lt;br /&gt;- Excellence, Mgr le Nonce Apostolique d'Haïti et les membres du Corps diplomatique &lt;br /&gt;- Distingués membres du Corps législatif &lt;br /&gt;- Honorables membres du Gouvernement de la République &lt;br /&gt;- Autorités judiciaires et policières &lt;br /&gt;- Vénérés Frères dans l'Episcopat, &lt;br /&gt;- Chers frères dans le Sacerdoce ministériel &lt;br /&gt;- Religieux et religieuses, &lt;br /&gt;- Frères et soeurs chrétiens et haïtiens &lt;br /&gt;- Peuple de Dieu d'ici et d'ailleurs,&lt;br /&gt;Tant de raisons nous rassemblent ce matin, à l’occasion de l’investiture du nouveau Président de la République d’Haïti.&lt;br /&gt;- Nous voyons dans la présence des invités internationaux, la volonté d’affirmer et d’affiner une solidarité, aujourd’hui plus que jamais, indispensable entre tous les peuples de la terre.&lt;br /&gt;- Tous les grands commis de l’Etat, ici présents, chaque Haïtien aux abords du Palais, devant la télé ou un poste de radio, manifestent à nos yeux la volonté ferme de tout un peuple qui veut aller de l’avant.&lt;br /&gt;C’est pour soutenir toutes les raisons positives, tout à fait humaines et généreuses, que l’Eglise, dès la genèse de cette nation et à des évènements marquants de son histoire, accepte d’élever dans la prière et l’action de Grâce, par le rite solennel du Te Deum, les espérances et les projets de ce peuple.&lt;br /&gt;L’Eglise, dans la ligne de la mission reçue du Christ, ne cessera jamais d’accompagner le peuple haïtien et d’aller à sa rencontre en quel que lieux où il se trouve. Aujourd’hui, unis à tous les prêtres, religieux et religieuses, présents dans les coins les plus reculés du pays, nous sommes ici pour dire encore qu’aucune porte ne doit être fermée au Christ et que sa parole doit parvenir, par les oreilles, au coeur de tous les hommes.&lt;br /&gt;Cette parole nous invite, dans l’aujourd’hui de notre pays, à l’amour dans sa double dimension : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Les idéologies politiques les plus saines, avec leurs programmes, passeront mais seul restera ce que l’amour a réalisé.&lt;br /&gt;L’Eucharistie même que nous célébrons ce matin nous fait découvrir que la vie chrétienne comporte des passages, dans la ligne de Pâque qui est un passage des ténèbres à la lumière, du mensonge à la vérité, de la haine à l’amour. Le Christ, le samedi saint, est descendu aux enfers pour racheter tous ceux qui gisaient à l’ombre de la mort et pour les ramener à la vraie vie.&lt;br /&gt;Cette descente aux enfers est nécessaire pour renaitre à l’amour et à la vérité. Le Pape Benoit XVI dans l’encyclique « Caritas in veritate », rappelle que : « L’amour dans la vérité est la force dynamique essentielle du vrai développement de chaque personne et de L’humanité entière ».&lt;br /&gt;Plus loin, le Saint-Père clarifie encore mieux cette assertion: « L’amour est cette force extraordinaire qui pousse les personnes à s’engager avec courage et générosité dans le domaine de la justice et de la paix ; cette force qui a son origine en Dieu, Amour éternel et vérité absolue. Chacun trouve son bien en adhérant, pour le réaliser pleinement, au projet que Dieu a sur lui. En effet, il trouve dans ce projet sa propre vérité et c’est en adhérant à cette vérité qu’il devient libre ».&lt;br /&gt;Vous avez bien compris tout cela, M. le Président, en suggérant vous-mêmes les textes bibliques soumis à notre méditation.&lt;br /&gt;Qu’avons-nous fait de concret pour promouvoir la vérité et l’amour, la justice et la paix ? La passion de l’argent et du pouvoir a donné naissance à cette société faite encore d’exclusion et de discrimination ; société en pleine crise sociale, économique et politique. Tout notre système se retrouve ébranlé dans ses racines les plus profondes. Voila pourquoi la crise n’est pas seulement conjoncturelle, elle est aussi structurelle, gisant dans les fondements de la société, minant sa logique, si ce n’est son ethos même : la haine s’est installée, le mensonge est instrumentalisé, la cupidité et la corruption grimacent ; l’on vit dans la crainte, dans la peur, dans l’angoisse. Tout ce qui constituait notre patrimoine historique, culturel et religieux semble volé en éclats et perdu irrémédiablement.&lt;br /&gt;Dans la foulée, l’Etat voit son autorité affaiblie, car il récompense l’appartenance et non la compétence; la compétence n’est pas orientée au service du bien commun ; le bien commun devient la recherche des intérêts personnels et non ceux de la patrie ; et l’amour de la Patrie, un vain mot. Que dire donc devant ces faits criants : Véritable descente aux Enfers ? Devant une telle dégradation : s’accuser réciproquement ou battre chacun sa coulpe ?&lt;br /&gt;Mais en même temps, il nous faut paisiblement nous interroger sur l’influence réelle de la présence de l’aide externe ou extérieure dans nos affaires et sur nos affaires ; bienfaits et méfaits sont à peser et soupeser froidement, car souvent, dans le cadre de ce qu’on appelle de nos jours le devoir d’ingérence, Haïti risque de devenir un produit mis aux enchères.&lt;br /&gt;Je crois, Monsieur le Président, que l’heure est venue de nous réapproprier notre destin hypothéqué, la souveraineté nationale mise à mal, notre identité noyée dans des cultures qui nous déracinent des valeurs qui, dans le passé, favorisait la liberté et la prospérité de la nation. Ce sont ces mêmes valeurs qui nous gardent toujours debout malgré les vicissitudes de notre histoire : la foi en Dieu, l’espérance en un lendemain qui finira par être meilleur, et une charité dont la misère ne saurait entraver le chemin.&lt;br /&gt;Mais, l’heure est venue de faire place aussi à la raison pour établir des critères de discernement et rechercher les voies et moyens qui nous permettent de sortir d’une totale dépendance politique et socioéconomique. L’heure est venue de construire nos propres capacités pour susciter et faciliter un nouveau leadership, pour affronter les défis des temps présent et futur.&lt;br /&gt;L’heure est venue pour une vraie renaissance de l’haïtien et de l’haïtienne en vue d’une nouvelle Haïti ou mieux d’une Haïti renouvelée. Il est de toute urgence que l’Etat s’engage à construire un nouveau protagonisme haïtien sur la scène nationale et internationale.&lt;br /&gt;L’heure est venue d’enclencher un véritable dialogue national : pour bâtir un plan national de développement durable, pour réconcilier la nation avec elle-même, pour établir un code d’éthique politique et un pacte de gouvernabilité du pays, pour définir le profil du nouveau type d’haïtien, d’haïtienne et le profil de la nouvelle société recherchée. Et conclure ainsi ce que l’on peut bien nommer un Pacte social aux contours et aux aspirations marqués au coin du respect mutuel, de la transparence, de la solidarité, de la justice. Vous direz alors, votre volonté d’être à l’écoute de chaque Haïtien, et spécialement, puisqu’il s’agit d’écouter, de ceux qui n’ont jamais eu la voix au chapitre ou qui n’ont plus de voix. C’est seulement après les avoir bien écoutés, qu’il faudra parler en leur nom. Et là, il ne faudra pas avant tout leur dire ce qu’ils veulent entendre, mais ce qui doit être dit. Vous avez envers ce peuple, le devoir de la vérité, de l’honneur, du respect de la parole donnée. &lt;br /&gt;Comprenez bien tout cela, Monsieur le Président, parce que votre investiture à la Magistrature suprême de l’Etat est un signe, un symbole exprimant le désir de tous ceux qui ont placé en vous leur confiance et, en général, de tous les haïtiens, haïtiennes indistinctement, dont vous êtes le président. Ils ont besoin vraiment de respirer un air de liberté et de sécurité indispensable à leur plein épanouissement.&lt;br /&gt;Nous retrouvons ainsi, en votre personne, le désir profond de tout un peuple, de notre peuple, votre peuple, d’un changement radical, mais authentique dans la gouvernance de ce pays ; un pays où nous ne cessons de rappeler que chaque haïtien doit avoir sa place. Chaque membre de cette nation a une pierre à apporter à sa reconstruction physique, économique, sociopolitique, culturelle et religieuse qu’il faut accueillir et déposer à sa juste place.&lt;br /&gt;L’Evangile de Matthieu (Mt 20, 17-28) que vous avez écouté soulève une question exigeante. C’est celle que Jésus pose aux deux fils de Zébédée, Jacques et Jean: « Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire » ? Ils répondent : « oui » ! Mais ils n’ont aucune idée de ce dont il parle. Prenez pour vous-même aussi, M. le Président, cette même question. Je veux croire que votre réponse sera certainement positive avec, bien sûr aussi, des conséquences auxquelles vous ne vous attendrez pas.&lt;br /&gt;Durant votre tournée du pays, vous avez constaté la coupe à laquelle s’abreuve ce peuple meurtri, humilié et bafoué : coupe remplie de souffrances physiques, morales et spirituelles ; coupe de la privation, de la solitude, de l’exclusion, de l’abandon et de l’angoisse. Une coupe remplie d’amertume. Comment transformer cette coupe de chagrin et de tristesse en espérance, joie et amour? Le Christ qui a bu cette coupe jusqu’à la lie, avait la confiance pleine et entière de son Père qu’il appelait « Abba, Papi » ! Le coeur blessé d’amour, il s’est livré, s’est donné pour le salut de ce peuple. Puisqu’Il dit qu’« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».&lt;br /&gt;Vouloir ce changement radical implique de votre part une option claire et nette de vous mettre au service de chaque haïtien, de chaque haïtienne, peu importe sa condition sociale, économique, politique et religieuse. Tout en étant attentif à tous ces niveaux d’intervention, il faut se rappeler la mise en garde du Pape Benoit XVI dans Caritas in Veritate (CIV), numéro 29: « Les pays économiquement développés exportent vers les pays pauvres …, une vision réductrice de la personne et de sa destinée. C’est le dommage que le surdéveloppement inflige au développement authentique quand il s’accompagne d’un sous-développement moral ». Prenez garde à ne pas vous laisser influencer par des idéologies qui ne favorisent pas l’intégration des valeurs, de nos valeurs culturelles et religieuses.&lt;br /&gt;Monsieur le Président, la tâche est immense. Mais, je vous encourage à ne laisser rien, ni personne, vous faire perdre cet élan de confiance qui vous porte à la charge suprême de l’Etat, qui apporte l’espérance à un peuple par trop désabusé. Que ni rien ni personne ne vous fasse abandonner votre rêve de voir un jour ce pays se relever de ses souffrances.&lt;br /&gt;Connaissez-vous aujourd’hui un Président ou un Chef de Gouvernement qui arrive au pouvoir sans avoir des défis à relever et des décisions importantes à prendre ? Le cas d’Haïti dévasté par les catastrophes, intempéries et épidémies, semble être particulier. Mais, je ne vous apprendrai rien en vous disant que c’est un peuple fort qui se met sous votre commande.&lt;br /&gt;Ou te mèt wè pèp sa a pliye e li pliye ba anpil wi jodia, men li pap kase, paske li pap dekouraje. Toujou sonje ou se Presidan tout Pèp sa a, san distenksyon. Sa ki fè fos peyi sa a, se tèt ansanm ; yon tèt ansanm kote tout ayisyen ap mete men ; yon tèt ansanm kote pa gen diferans ant rich ak pov, ant nwa, rouj, jonn ak blan. Sonje nan batistè peyi nou keksyon sa a, zansèt nou yo te reglel pandan yo te asume devan tout nasyon sou tè a : nou se yon sèl pèp, e pèp sa a se yon pèp nèg li ye. Fok nou toujou sonje sa pou nou ka vanse sou chimen tèt ansanm nan ; yon tèt ansanm kote ni tèt ki kale, ni tèt ki pa kale genyen menm dwa ak menm devwa.&lt;br /&gt;A chak fwa yon presidan tou nef monte sou pouvwa nan peyi sa a, gen anpil kè ki toujou ap sote. Yo pè pou avni yo, pou pozisyon yo. Pinga okenn fonksyonè ki konpetan trakase yo, depi yo fè travay yo byen epi ak konsyans yo. Men pinga tou okenn moun ki anpeche peyi sa a vanse pi devan, nan mete ensekirite, injistis, kidnaping kontinye chita kè popoz, paske problem sa yo dwe fini.&lt;br /&gt;A chak fwa yon nouvo gouvènman ap monte, anpil projè ki te komanse ap bay rezilta konn kanpe epi moun ki te konn mete tout tan yo ak tout fos yo ladanl konn pran gwo desepsyon. Legliz la envite presidan an ak tout moun pèp la bay manda kontinye tout program ki bon e ki bay rezilta. Li envite nou tou, nan menm misyon profetik li genyen, kanpe tou swit tout aktivite ki pap mennen ni Ayisyen ni Ayiti okenn kote : aktivite dilatwa, dezod, divizyon, piyay ak dechepiyay epi tout lot kalite briganday.&lt;br /&gt;Nou lapryè Bondye pou l delivre nou anba tout sa ki anpeche Ayiti mache epi pou li banou fos pou nou ankouraje nan sa nap fè ki bon pou nou ak pou tout lot pep.&lt;br /&gt;Som 34, vèsè15 ede nou lapriyè konsa : « Sispann fè sa ki mal. Fè sa ki byen! Chache jan pou nou viv byen ak moun. Fè tou sa nou kapab pou nou viv byen ak tout moun. Se sa mande nou ».&lt;br /&gt;Notre prière, Mr le Président de la République, continuera à attirer la bénédiction de Dieu sur cette terre pour l’aider à sortir du gouffre du désespoir vers la lumière de l’espérance.&lt;br /&gt;Que le Christ Ressuscité vous bénisse et vous aide à réaliser tous les projets et bons voeux que vous formulez pour ce pays.&lt;br /&gt;Que Notre Dame du Perpétuel Secours vous apprenne, la fidélité, la persévérance dans les bonnes décisions.&lt;br /&gt;Que Saint Joseph, le Père Nourricier de Jésus, vous aide à avoir une attention singulière pour chaque membre de cette nation.&lt;br /&gt;Que Saint Michel Archange, votre patron, défende et protège la nation haïtienne. AMEN !&lt;br /&gt;Mgr Louis Kébreau, sdb&lt;br /&gt;Archevêque Métropolitain du Cap-Haïtien, Président de la Conférence Episcopale Haïtienne&lt;br /&gt;14 mai 2011&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2953034278291558661-6681457056526987860?l=haiticonnexion-culture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/feeds/6681457056526987860/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/2011/05/lhomelie-de-mgr-louis-kebreau-loccasion.html#comment-form' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2953034278291558661/posts/default/6681457056526987860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2953034278291558661/posts/default/6681457056526987860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/2011/05/lhomelie-de-mgr-louis-kebreau-loccasion.html' title='L’homélie de Mgr. Louis KÉBREAU à l’occasion de l’investiture du président Martelly'/><author><name>Herve Gilbert/Haiti Connexion Culture</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07440537119039843281</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-j4VgLkP40PE/TW1K8hG8rTI/AAAAAAAAAN8/27h-ZKpoimQ/s220/herve%2Bgilbert%2Bon%2Bfacebook.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-A3ScRQSIk3A/TdKA0zfsJyI/AAAAAAAAAP4/i9BOmgixg_Q/s72-c/Mgr.%2BLouis%2BK%25C3%2589BREAU.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2953034278291558661.post-2605380370942725679</id><published>2011-05-13T10:21:00.000-07:00</published><updated>2011-05-13T10:35:07.086-07:00</updated><title type='text'>Edwige Danticat, l'invitée d'honneur</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-ZaOMCltHjjg/Tc1rkyvGuDI/AAAAAAAAAPo/zzAxCk61mjs/s1600/Edwidge%2BDanticat.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 132px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-ZaOMCltHjjg/Tc1rkyvGuDI/AAAAAAAAAPo/zzAxCk61mjs/s320/Edwidge%2BDanticat.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5606255390984943666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Edwige Danticat est la plus connue et la plus primée des écrivains haïtiens qui ont, par choix ou par nécessité, réalisé leur oeuvre en anglais. Depuis son passage à la fameuse émission d'Oprah Winfrey et les critiques élogieuses qu'elle y a recueilli, Edwige Danticat fait la fierté des Haïtiens sans jamais cesser de se construire, livre après livre, une relation particulière avec son pays, sa principale source d'inspiration. Auteur de dix titres —certains traduits en français chez Grasset — Danticat est l'invitée d'honneur de Livres en folie 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Haïti: Le Nouvelliste&lt;/strong&gt; : Vous êtes l'invitée d'honneur de Livres en folie 2011. Quelle est votre réaction?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edwige Danticat : Je suis très très heureuse. C'est un grand honneur pour moi.&lt;br /&gt;Je suis extrêmement reconnaissante d'avoir été invitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Nouvelliste : Les Presses Nationales vont présenter quatre de vos titres après un accord avec la maison d'édition Grasset, quel effet cela vous fait-il de présenter autant de titres d'un coup au grand public haïtien ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edwige Danticat : Cela fait très longtemps que j'attends que ces livres soient disponibles pour le public haïtien à un prix moins élevé. Nous avons essayé plusieurs fois et cela n'avait pas marché. Avoir quatre titres disponibles en même temps c'est magnifique. J'ai l'impression de recommencer ma carrière d'écrivain mais, cette fois-çi, chez moi, en Haïti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Nouvelliste : En Haïti, le grand public vous connaît surtout pour la succession de prix et de distinctions que vous récoltez. Qui est Edwidge Danticat ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edwige Danticat : Vous pouvez dire que je suis une fille d'Haïti. Je suis née à Port-au-Prince et je suis partie pour les États-Unis à l'âge de douze ans. Mon père et ma mère eux sont nés à Léogâne. J'ai commencé à écrire et à publier à 25 ans. J'ai écrit dix livres, certains pour les adultes et d'autres pour les enfants. Si vous lisez « Adieu Mon Frère », qui sera disponible à Livres en Folie, vous apprendrez toute l'histoire de ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Nouvelliste : Votre oeuvre est très haïtienne, elle est inscrite dans l'histoire récente du pays. Qu'est-ce qui vous inspire ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edwige Danticat : Les gens, surtout les enfants, les familles haïtiennes, l'art et la littérature haïtienne, la campagne, la ville. Et l'Haïti que chaque individu emporte quand il ou elle est obligé de quitter le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Nouvelliste : Vos livres ont la réputation d'être très durs. C'est un choix de romancière, l'aboutissement d'une trajectoire. ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edwige Danticat : Les écrivains ne choisissent pas toujours leurs sujets. Parfois, des sujets nous choisissent. J'ai toujours été attirée par les sujets les plus durs, les plus difficiles. J'écris pour mieux les comprendre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Nouvelliste : Dans le cadre de Livres en folie vous serez en Haïti de quelle date à quelle date et quel est votre programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edwige Danticat : En plus du programme officiel, que vous connaissez mieux que moi, j'espère aussi entreprendre des choses que je fais quand je viens en Haïti : voir des membres de ma famille et, depuis le tremblement de terre, visiter des camps avec un groupe qui s'appelle Li Li Li, où de jeunes Haïtiens font la lecture aux enfants sans-abris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Courtoisie : Le Nouvelliste&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2953034278291558661-2605380370942725679?l=haiticonnexion-culture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/feeds/2605380370942725679/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/2011/05/edwige-danticat-linvitee-dhonneur.html#comment-form' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2953034278291558661/posts/default/2605380370942725679'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2953034278291558661/posts/default/2605380370942725679'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/2011/05/edwige-danticat-linvitee-dhonneur.html' title='Edwige Danticat, l&apos;invitée d&apos;honneur'/><author><name>Herve Gilbert/Haiti Connexion Culture</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07440537119039843281</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-j4VgLkP40PE/TW1K8hG8rTI/AAAAAAAAAN8/27h-ZKpoimQ/s220/herve%2Bgilbert%2Bon%2Bfacebook.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-ZaOMCltHjjg/Tc1rkyvGuDI/AAAAAAAAAPo/zzAxCk61mjs/s72-c/Edwidge%2BDanticat.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2953034278291558661.post-7922529041546736346</id><published>2011-05-10T08:18:00.000-07:00</published><updated>2011-05-10T08:18:41.953-07:00</updated><title type='text'>Obscénités et vulgarités dans la culture haïtienne</title><content type='html'>&lt;a href="http://haitiantimes.com/bookmark/13180466/article-Obsc%C3%A9nit%C3%A9s+et+vulgarit%C3%A9s+dans+la+culture+ha%C3%AFtienne?sms_ss=blogger&amp;amp;at_xt=4dc9573e275495ee%2C1"&gt;Obscénités et vulgarités dans la culture haïtienne&lt;/a&gt;: "Contrairement à ce que certains peuvent penser, la culture haïtienne est loin d’être innocent..."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2953034278291558661-7922529041546736346?l=haiticonnexion-culture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://haitiantimes.com/bookmark/13180466/article-Obsc%C3%A9nit%C3%A9s+et+vulgarit%C3%A9s+dans+la+culture+ha%C3%AFtienne?sms_ss=blogger&amp;at_xt=4dc9573e275495ee%2C1' title='Obscénités et vulgarités dans la culture haïtienne'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/feeds/7922529041546736346/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/2011/05/obscenites-et-vulgarites-dans-la.html#comment-form' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2953034278291558661/posts/default/7922529041546736346'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2953034278291558661/posts/default/7922529041546736346'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/2011/05/obscenites-et-vulgarites-dans-la.html' title='Obscénités et vulgarités dans la culture haïtienne'/><author><name>Herve Gilbert/Haiti Connexion Culture</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07440537119039843281</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-j4VgLkP40PE/TW1K8hG8rTI/AAAAAAAAAN8/27h-ZKpoimQ/s220/herve%2Bgilbert%2Bon%2Bfacebook.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2953034278291558661.post-6671498940625398112</id><published>2011-05-09T11:21:00.000-07:00</published><updated>2011-05-09T11:39:53.528-07:00</updated><title type='text'>Maternage</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-LzZ_KQl9PGc/TcgxhneCVZI/AAAAAAAAAPI/-jsrd3k1fjU/s1600/Jacques%2BSt%2BSurin1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 60px; height: 60px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-LzZ_KQl9PGc/TcgxhneCVZI/AAAAAAAAAPI/-jsrd3k1fjU/s200/Jacques%2BSt%2BSurin1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5604784189862991250" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Auteur : Jacques Saint-Surin jacquessaint_surin@hotmail.com                           &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce poème qui suit et intitulé « Maternage » est une dédicace spéciale de Jacques Saint-Surin,à sa mère, Adrienne Marcelin, à la mémoire de sa marraine Olga René ,défunte depuis 5 mois, elle avait 90 ans.&lt;br /&gt;A la mémoire de ses deux tantes défuntes, Marcelle Sanon et Léonie Marcelin et à sa cousine Elsa Bazile, qui a guidé dans ses premiers jets littéraires et ses essais poétiques, nous déclare l’auteur.&lt;br /&gt; « Maternage », que je vais vous lire,  est extrait de son recueil de poèmes, « Entre le Ciel et l’Abîme » qui vient de paraître aux Editions Ouaknine, en France.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                 &lt;strong&gt;Maternage&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;                                                                                                                                                 à ma mère, Adrienne&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Mère, tu fus mon soleil levant des matins froids,&lt;br /&gt;Qui s'empressa pour me combler d'amour vermeil&lt;br /&gt;Et me réchauffer, quand, réveillé plein d'effroi,&lt;br /&gt;Je me retrouvai seul, sortant de mon sommeil.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Tu fus le bâton inflexible sur quoi reposèrent&lt;br /&gt;Tes fils désemparés, en quête de réconfort.&lt;br /&gt;A leurs rudes déceptions, au moment des temps forts,&lt;br /&gt;Leurs douleurs cessèrent au récit de tes rosaires.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Tu fus le tonnerre aux étincelles d'énergie&lt;br /&gt;Qui motiva nos âmes éprises de désespoir&lt;br /&gt;Quand, aux beautés de la vie, nous cessâmes de croire,&lt;br /&gt;Refît notre ardeur sombrée dans la léthargie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Tes hourras résonnèrent dans la clameur des vents&lt;br /&gt;Et rapportèrent au monde tes glorieux compliments&lt;br /&gt;Chaque fois que les tiens s'acquittèrent d'accomplissements.&lt;br /&gt;Nos moindres victoires eurent toujours pris les devants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Tout comme la chevalière sans reproche et sans peur,&lt;br /&gt;Tu fus cette héroïne qui vint me secourir,&lt;br /&gt;Tu nous protégeas comme la rose tint en lisière&lt;br /&gt;Ces personnes incongrues et leurs mains qui osèrent&lt;br /&gt;Dérober tes petits de l'amour de ton cœur.&lt;br /&gt;Mais la jalousie n'excita point ta rancœur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Tes pleurs sur mes échecs furent comme les gouttes de pluie,&lt;br /&gt;La rosée du matin régénérant la vie&lt;br /&gt;Et la bonne semence ruinée par la sécheresse.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Oui, chère maman! Tu fus comme l'étoile scintillante&lt;br /&gt;De mes nuits bleues qui sombrèrent dans le désarroi&lt;br /&gt;Et  sus guider mes pas loin des affres de l'émoi&lt;br /&gt;Pour me conduire sur des voix les plus bienveillantes.&lt;br /&gt;Tu fus la lune après le coucher du soleil,&lt;br /&gt;La lueur la plus brillante des nuits de merveilles&lt;br /&gt;Veillant sur le repos des enfants càlinés&lt;br /&gt;Dans leurs plus beaux rêves par tes mélodies rythmées.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;O chère mère ! Qu'elle est noble et divine cette tâche&lt;br /&gt;A laquelle tu t'attelas loyalement, sans relâche.&lt;br /&gt;tes bonnes grâces vinrent sûrement des mains de l'Eternel.&lt;br /&gt;Pour cela, je te voue mon amour éternel.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-LDBindGgtBg/TcgzHg02pWI/AAAAAAAAAPQ/xglvwPczELI/s1600/6.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 90px; height: 105px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-LDBindGgtBg/TcgzHg02pWI/AAAAAAAAAPQ/xglvwPczELI/s320/6.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5604785940426302818" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2953034278291558661-6671498940625398112?l=haiticonnexion-culture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/feeds/6671498940625398112/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/2011/05/maternage.html#comment-form' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2953034278291558661/posts/default/6671498940625398112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2953034278291558661/posts/default/6671498940625398112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/2011/05/maternage.html' title='Maternage'/><author><name>Herve Gilbert/Haiti Connexion Culture</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07440537119039843281</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-j4VgLkP40PE/TW1K8hG8rTI/AAAAAAAAAN8/27h-ZKpoimQ/s220/herve%2Bgilbert%2Bon%2Bfacebook.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-LzZ_KQl9PGc/TcgxhneCVZI/AAAAAAAAAPI/-jsrd3k1fjU/s72-c/Jacques%2BSt%2BSurin1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2953034278291558661.post-4443206179191055567</id><published>2011-05-07T19:53:00.000-07:00</published><updated>2011-05-09T11:04:39.891-07:00</updated><title type='text'>Maman tu n'as pas d'égale !</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-MGe2s-3dbww/TcgqsmjVkYI/AAAAAAAAAO4/zOf4Gw8H8cY/s1600/Eric%2Bcropped.bmp"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 60px; height: 60px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-MGe2s-3dbww/TcgqsmjVkYI/AAAAAAAAAO4/zOf4Gw8H8cY/s200/Eric%2Bcropped.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5604776682013954434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Auteur:Jean Erich René erichrene@bell.net &lt;br /&gt;Ottawa le 6 mai 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce jour de la fête des mères, j'entends le doux chant du rossignol qui rend un hymne de gloire à toutes les femmes qui ont accepté le lourd sacrifice d'enfanter afin d'assurer la reproduction de l'espèce humaine sur la planète terre.&lt;br /&gt;En ce jour de la fête des mères, j'entends le bruit du marteau et des cisailles de l'orfèvre qui incruste dans l'or, le diamant et l'émeraude les brillantes qualités de la mère qui met tout en oeuvre pour assurer une éducation soignée à ses enfants.&lt;br /&gt;En ce jour de la fête des Mères, j'observe le pinceau de l'artiste qui colore les charmes de l'éternel féminin en attribuant à la mère un rôle de premier plan. Que dire du poête qui, non seulement chante sa beauté, mais encore lui confère les mêmes vertus que le printemps qui embaume notre vie et le soleil qui embrase la nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi qui portes le germe de la vie&lt;br /&gt;Toi qui jouis du pouvoir exclusif de donner naissance,&lt;br /&gt;Toi qui as vécu les douleurs de l'enfantement,&lt;br /&gt;Dis-moi comment as-tu fait pour résister à tant d'épreuves?&lt;br /&gt;Dis-moi de quels matériaux tu es faite ?&lt;br /&gt;Tu n'es jamais fauchée !&lt;br /&gt;Tu nous as mis au monde&lt;br /&gt;Tu nous a allaités&lt;br /&gt;Tu nous as appris à marcher&lt;br /&gt;Tu nous as initiés à l'usage de la parole&lt;br /&gt;Tu joues à la fois tous les rôles&lt;br /&gt;Tu nous préviens du danger&lt;br /&gt;Tu nous donnes à manger&lt;br /&gt;Dis-moi combien tu as reçu en retour?&lt;br /&gt;Quel est le montant de ton chèque?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a&gt;&lt;img border="0" alt="Logo Animé Je t'aime maman" src="http://pics.homere.jmsp.net/t_24/64x64/MO_UPYACOEUR-TRAJ-7_Animation.gif" width="72" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rares sont tes enfants qui, en ce jour de ta fête, ont pensé à te griffonner quelques mots sur une carte voire t'envelopper un petit cadeau, juste pour te prouver leurs gratitudes pour tout ce que tu as fait. Malgré tout, tu ne déchantes pas. Comme Edith Piaff tu déclares solennellement: "Je ne regrette rien".&lt;br /&gt;Au contraire, tu es toujours prête à les accueillir dans les mêmes sentiments, à garder leurs enfants pendant qu'ils sont au travail ou pendant qu'ils prennent leurs ébats. Tu es le soldat infatigable qui veille jour et nuit sur tes enfants et tes petits enfants chéris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es la conseillère&lt;br /&gt;Tu es la cuisinière,&lt;br /&gt;Tu es la lessiveuse,&lt;br /&gt;Tu es la repasseuse,&lt;br /&gt;Tu es la gardienne&lt;br /&gt;Il suffit d'une courte absence&lt;br /&gt;Pour apprécier la différence&lt;br /&gt;Tu es irremplaçable&lt;br /&gt;Ton amour n'a pas d'égal&lt;br /&gt;Ta patience n'a pas de borne&lt;br /&gt;Ton dévouement n'a pas de prix&lt;br /&gt;Ta bonté est illimitée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la brise à la tombée de la nuit,&lt;br /&gt;De ta présence jamais on ne s'ennuit&lt;br /&gt;Tu aménages tout au sein du foyer&lt;br /&gt;Parfois tu n'as pas l'argent du loyer&lt;br /&gt;Il ne faut jamais critiquer une mère&lt;br /&gt;Même lorsqu'elle sacrifie son corps&lt;br /&gt;Surtout pour élever ses enfants&lt;br /&gt;Te voilà assise au coin de la rue avec tes étales pour recueillir quelques sous afin de compléter le maigre budget familial. Quelles que soient tes recettes, tu dois faire de ton mieux pour joindre les deux bouts. Parfois tu rentres bredouille mais tu n'oses le dire à tes enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fois épouse et mère&lt;br /&gt;Tu n'es jamais amère&lt;br /&gt;Tout le bonheur de ta famille dépend de toi.&lt;br /&gt;Il y a toujours du réconfort sous ton toit&lt;br /&gt;Que c'est triste une maison sans mère!&lt;br /&gt;La mère haïtienne, même lorsqu'elle n'a pas fait de grandes études, avance des propos dignes des plus grands philosophes. Elle connaît parfaitement le milieu ambiant et guide ses enfants par ses sages conseils. Souvent dans un vernaculaire profond, elle prononce des phrases lapidaires, pleines de sous-entendu et de menaces pour vous garder sur le droit chemin. Ecoutez:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ti gason veye vant ou, sak antre pa sòti.&lt;br /&gt;Mache chèche pa dòmi san soupe&lt;br /&gt;Pa fè tout zanmi konfyans, zanmi mennen zanmi la jistis&lt;br /&gt;Zegwi koud rad men se zepeng ki toujou al lan nós.&lt;br /&gt;Ou wè jodi, ou pa konn demen&lt;br /&gt;Ganga ba w pwen li pa di w dòmi gran chemen&lt;br /&gt;Marie Rose m pale w ,ou pa vle koute' m map tan' n ou lan kafou tenten.&lt;br /&gt;Madjerit lajan gason se manje moun chich, profite vwayaje pandan ke lanmè ya bèl&lt;br /&gt;Sak fè w cho wa, la fè w frèt&lt;br /&gt;En ce jour de la fête des mères, nous avons une pensée spéciale pour cette femme qui vient d'accompagner son fils au tombeau. Sa douleur est encore pire qu'à son enfantement.&lt;br /&gt;Toi qui pleures ton fils défunt,&lt;br /&gt;Toi dont le coeur s'épanche en émettant des plaintes&lt;br /&gt;Le monde indifférent reste sourd à tes complaintes&lt;br /&gt;Toi qui ne cesses de penser à ton fils disparu&lt;br /&gt;Rappelle-toi que Marie mère de Jésus a connu les mêmes douleurs que toi au moment de la crucifixion de son fils. Elle s'est consolée quand elle a compris que Jésus a sauvé l'humanité en passant par la croix.&lt;br /&gt;Mère éplorée, quelle que soit ta douleur, sèche tes larmes, ton fils appartient au séjour des bienheureux.&lt;br /&gt;Ma Mère quoique morte m'a laissé des souvenirs indélébiles&lt;br /&gt;Je m'y réfugie autant de fois que je me sens très débile&lt;br /&gt;Quoique dans l'autre monde, j'entends encore sa voix&lt;br /&gt;Dans mes tourments, elle m'indique la meilleure voie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A toutes les mamans qui ont le privilège de recevoir le chaud baiser de leurs enfants&lt;br /&gt;A toutes les mamans qui ont la chance de respirer le doux parfum des bouquets reçus&lt;br /&gt;A toutes les mamans qui à cause de l'indifférence de leurs enfants se sentent déçues&lt;br /&gt;A chacune de vous, j'offre la conjugaison de mon coeur du verbe aimer comme régal&lt;br /&gt;A vous toutes, je souhaite: Bonne fête maman, vraiment tu n'as pas d'égale.&lt;br /&gt;Oublie tes douleurs et tes chagrins , hume le doux parfum de ces pétales&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Ney14FpOABU/Tcgrtzbyc9I/AAAAAAAAAPA/b-UKmH0bJc4/s1600/Un%2Bbouquet%2Bpour%2Bma%2Bm%25C3%25A8re.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 265px; height: 265px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-Ney14FpOABU/Tcgrtzbyc9I/AAAAAAAAAPA/b-UKmH0bJc4/s400/Un%2Bbouquet%2Bpour%2Bma%2Bm%25C3%25A8re.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5604777802163450834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N.B: Nous voulons rappeler à nos aimables lecteurs que la célébration de la fête des mères en Haiti se fait en général le dernier dimanche du mois de Mai. Cette année ce sera le 29 Mai. Alors ! Bonne fête des mères aux mamans de la diaspora en ce dimanche 8 Mai 2011, jour qu'on célèbre cette fête.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Maintenant , nous vous proposons en bas une chanson de Gérard Dupervil qui reste encore gravée dans la mémoire de plus d'un… Une exclusivité de Haiti  Connexion Network .&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe width="425" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/6-BK6wOWYMI" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2953034278291558661-4443206179191055567?l=haiticonnexion-culture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/feeds/4443206179191055567/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/2011/05/maman-tu-nas-pas-degale.html#comment-form' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2953034278291558661/posts/default/4443206179191055567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2953034278291558661/posts/default/4443206179191055567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://haiticonnexion-culture.blogspot.com/2011/05/maman-tu-nas-pas-degale.html' title='Maman tu n&apos;as pas d&apos;égale !'/><author><name>Herve Gilbert/Haiti Connexion Culture</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07440537119039843281</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-j4VgLkP40PE/TW1K8hG8rTI/AAAAAAAAAN8/27h-ZKpoimQ/s220/herve%2Bgilbert%2Bon%2Bfacebook.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-MGe2s-3dbww/TcgqsmjVkYI/AAAAAAAAAO4/zOf4Gw8H8cY/s72-c/Eric%2Bcropped.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
